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    <title>Ziki - Thierry Do Espirito's last published content</title>
    <link>http://www.ziki.com/en/doespirito+42955</link>
    <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:39:50 +0200</pubDate>
    <ttl>120</ttl>
    <description>My aggregated content at ziki.com</description>
    <item>
      <title>La route, juste la route</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/ABMdem4u-mU/la-route.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  <strong><span style="color: #00407f;">Andrea Bocelli est aveugle</span></strong>. Vous le saviez&nbsp;? Moi pas, juré. A chaque fois que je l’ai vu en train de chanter, j’ai été frappé par ses paupières closes, sans savoir que c’était les conséquences malignes d’un glaucome dévastateur qui lui fit perdre la vue quand il avait 12 ans. Pour moi, c’était de la timidité. J’en étais encore persuadé récemment en le voyant sourire gauchement dans cette vidéo. Regardez bien, ça se passe quand les spectateurs applaudissent au final du fameux <em>«Con te, partiro»</em>, quand la voix et l’orchestre changent de registre à l’unisson et nous emportent avec eux à la tierce. Son sourire d’enfant a l’air de nous dire <em>«C’est beau, n’est-ce pas&nbsp;?»</em>.   <br />
  <br />
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  </object><br />
  <strong><span style="color: #00407f;">Ignorant sa cécité</span></strong>, j’imaginais qu’il se concentrait sur sa chanson, cherchant au fond de lui-même des vibratos pour sublimer sa tessiture de ténor (même s’il faut bien reconnaître que son phrasé est parfois surprenant). Cette posture me faisait penser aux chanteuses de fado, retranchées, séparées de nous comme par un drap, derrière leurs cils charbonneux. Ne pas voir le public, laisser juste s’élever la voix, rauque et presque chevrotante, aller au plus profond, inverser son regard, le plonger au tréfonds de son cœur, crocheter les émotions à l’état pur, les ramener à la surface, les offrir aux autres par la magie d’une mélodie… Telle la chanteuse portugaise Misia. <object height="24O" width="400">
    
    
    
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</p><strong><span style="color: #00407f;">Partiro… Comme lui</span></strong>, comme vous, et surtout maintenant, je partirais bien. Mon sac est prêt, l’aube est là, l’air est vif, on le boirait. L’estomac noué, le petit déj’ qui vous caille sur le jabot, enquiller la route d’un bon pas, tout droit vers son mystère. Il y a quelque chose au bout, mais en attendant, c’est la promesse qui nous enchante. La fraicheur du bitume, la rosée couvrant encore les chemins poudreux. L’odeur rassurante d’un diesel qu’on fait tourner pendant qu’on charge le coffre. La masse endormie d’un train Corail en bout de quai, collé à ses tampons graisseux. Le sifflement assourdissant des réacteurs, les vapeurs de kérosène écœurantes apportées par le vent dans le matin blême, sous la lumière orange des projecteurs. Passeport, gros livres qui tiennent tout le voyage, sandwich au jambon ramolli, coca éventé, tomates en capilotade, œufs durs écrasés, casquette à l’envers, gilet serré autour de la taille, café bu dans des tasses en carton…<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Toutes ces images</span></strong> s’envolent avec chaque départ et se bousculent à nouveau quand le prochain se profile. Mais il en est d’uniques&nbsp;: celles des retours à l’improviste. Jamais mon cœur n’a battu aussi fort que lorsque les circonstances me faisaient revenir quand on ne m’attendait pas. Les parterres étaient plus fleuris, l’air et le ciel plus purs, ma foulée plus énergique, mon sac plus léger. Je surprenais la vie dans ses moments intimes. La terre retournée des jardins sentait l’humus des bois, fécondée et enrichie par la nuit finissante. C’était le matin, un de ces matins d’été chauds et gris, après l’orage. Les voisins mettaient leurs draps à la fenêtre, battaient les tapis, arrosaient à la fraiche les légumes des potagers, en tirant l’eau à la pompe.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Certains me saluaient</span></strong>, interloqués de me voir revenir chez moi de si bonne heure, un sourire chaleureux au visage. La maison de mes parents avait encore les volets fermés pour contenir l’étuve de juillet, que la pluie nocturne avait tout juste atténuée. De grosses gouttes d’eau orageuses, à peine tombées, déjà évaporées, avaient vrillé des trous dans la poussière de l’allée. J’arrivais après le petit déjeuner, tout était déjà rangé. On était surpris et content de me revoir. On me laisserait dormir la journée, en se demandant bien d’où j’arrivais et ce que j’avais bien pu faire pour être aussi exténué. La route, maman. Juste la route.
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      </description>
      <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:39:50 +0200</pubDate>
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      <title>La route, juste la route</title>
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        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  <strong><span style="color: #00407f;">Andrea Bocelli est aveugle</span></strong>. Vous le saviez&nbsp;? Moi pas, juré. A chaque fois que je l’ai vu en train de chanter, j’ai été frappé par ses paupières closes, sans savoir que c’était les conséquences malignes d’un glaucome dévastateur qui lui fit perdre la vue quand il avait 12 ans. Pour moi, c’était de la timidité. J’en étais encore persuadé récemment en le voyant sourire gauchement dans cette vidéo. Regardez bien, ça se passe quand les spectateurs applaudissent au final du fameux <em>«Con te, partiro»</em>, quand la voix et l’orchestre changent de registre à l’unisson et nous emportent avec eux à la tierce. Son sourire d’enfant a l’air de nous dire <em>«C’est beau, n’est-ce pas&nbsp;?»</em>.   <br />
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  <strong><span style="color: #00407f;">Ignorant sa cécité</span></strong>, j’imaginais qu’il se concentrait sur sa chanson, cherchant au fond de lui-même des vibratos pour sublimer sa tessiture de ténor (même s’il faut bien reconnaître que son phrasé est parfois surprenant). Cette posture me faisait penser aux chanteuses de fado, retranchées, séparées de nous comme par un drap, derrière leurs cils charbonneux. Ne pas voir le public, laisser juste s’élever la voix, rauque et presque chevrotante, aller au plus profond, inverser son regard, le plonger au tréfonds de son cœur, crocheter les émotions à l’état pur, les ramener à la surface, les offrir aux autres par la magie d’une mélodie… Telle la chanteuse portugaise Misia. <object height="24O" width="400">
    
    
    
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</p><strong><span style="color: #00407f;">Partiro… Comme lui</span></strong>, comme vous, et surtout maintenant, je partirais bien. Mon sac est prêt, l’aube est là, l’air est vif, on le boirait. L’estomac noué, le petit déj’ qui vous caille sur le jabot, enquiller la route d’un bon pas, tout droit vers son mystère. Il y a quelque chose au bout, mais en attendant, c’est la promesse qui nous enchante. La fraicheur du bitume, la rosée couvrant encore les chemins poudreux. L’odeur rassurante d’un diesel qu’on fait tourner pendant qu’on charge le coffre. La masse endormie d’un train Corail en bout de quai, collé à ses tampons graisseux. Le sifflement assourdissant des réacteurs, les vapeurs de kérosène écœurantes apportées par le vent dans le matin blême, sous la lumière orange des projecteurs. Passeport, gros livres qui tiennent tout le voyage, sandwich au jambon ramolli, coca éventé, tomates en capilotade, œufs durs écrasés, casquette à l’envers, gilet serré autour de la taille, café bu dans des tasses en carton…<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Toutes ces images</span></strong> s’envolent avec chaque départ et se bousculent à nouveau quand le prochain se profile. Mais il en est d’uniques&nbsp;: celles des retours à l’improviste. Jamais mon cœur n’a battu aussi fort que lorsque les circonstances me faisaient revenir quand on ne m’attendait pas. Les parterres étaient plus fleuris, l’air et le ciel plus purs, ma foulée plus énergique, mon sac plus léger. Je surprenais la vie dans ses moments intimes. La terre retournée des jardins sentait l’humus des bois, fécondée et enrichie par la nuit finissante. C’était le matin, un de ces matins d’été chauds et gris, après l’orage. Les voisins mettaient leurs draps à la fenêtre, battaient les tapis, arrosaient à la fraiche les légumes des potagers, en tirant l’eau à la pompe.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Certains me saluaient</span></strong>, interloqués de me voir revenir chez moi de si bonne heure, un sourire chaleureux au visage. La maison de mes parents avait encore les volets fermés pour contenir l’étuve de juillet, que la pluie nocturne avait tout juste atténuée. De grosses gouttes d’eau orageuses, à peine tombées, déjà évaporées, avaient vrillé des trous dans la poussière de l’allée. J’arrivais après le petit déjeuner, tout était déjà rangé. On était surpris et content de me revoir. On me laisserait dormir la journée, en se demandant bien d’où j’arrivais et ce que j’avais bien pu faire pour être aussi exténué. La route, maman. Juste la route.
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      <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 11:13:38 +0200</pubDate>
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      <title>Mon bon plaisir solitaire</title>
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      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475b0c970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475b0c970b-320wi" alt="800px-Bertrand_Tavernier_20100330_Salon_du_livre_de_Paris_1" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 125px; height: 126px;" /></a> Je crois vous</span></strong> l’avoir déjà dit, j'aime bien être seul. Evidemment, pas tout le temps. Comme une respiration, parce que ça me fait du bien, ça me vide la tête. Je ne pense à rien, je marche à mon rythme, je m’arrête quand je le veux, car tel est mon bon plaisir solitaire. Je regarde aussi ce que je veux. Je peux même parler tout seul. J’ai souvent croisé Bertrand Tavernier vers les Halles&nbsp;: il soliloque, lui aussi. Le bonhomme est loin d’être dingue, pourtant. Je crois plutôt qu’il ne veut se parler qu’à lui-même, qu’il ne supporte que son propre monologue, à ce moment précis. Il fait ses questions et ses réponses. Cette tentation, j’y cède volontiers.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475d12970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475d12970b-320wi" alt="080818031509138237" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 156px; height: 103px;" /></a> Aux yeux des autres</span></strong>, je dois passer pour un ours. Le genre à aller pêcher mon saumon dans un coin reculé, connu de moi seul, comme les coins à champignons. Puis me le goinfrer en solitaire, me taper une petite sieste sous le pâle soleil pour digérer, la tête posée sur le rocher, entouré de jacinthes d’eau. Enfin, revenir bien tard parmi mes congénères en pensant à autre chose, sans le moindre début de soupçon d’un remords de n’avoir rien partagé avec qui que ce soit. Je suis un ours. Vous ne pouvez pas savoir comme c’est bon. Sauf s’il vous arrive d’être un ours vous-même.   <br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134856ca51e970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134856ca51e970c-320wi" alt="733px-Henri_Rousseau_003" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 168px; height: 137px;" /></a> Pour bien revendiquer</span></strong> cette monomanie, j'ai créé un groupe sur Facebook <a href="http://www.facebook.com/noa.takarroumt#%21/group.php?gid=14665865242&amp;ref=ts" title="Groupe J&amp;apos;aime bien être seul">“J’aime bien être seul”....</a> On est déjà une bonne soixantaine. Je ne devrais pas m’arrêter en si bon chemin. Si je crée un groupe <em>«Je suis agoraphobe»</em>, <em>«N’approchez pas, je suis contagieux»</em> ou «<em>Moi aussi, je dissimule des fonds secrets en Suisse»</em>, nul doute que ce sera la ruée. Rien à faire. J’aime bien être seul, mais je ne suis pas le seul. Tôt ce matin, je suis passé au Luxembourg. Même les abeilles des ruchers dormaient encore, c'est pour vous dire. Il y avait les inévitables joggeurs, qui piétinaient en rond la poussière des allées extérieures du jardin, casquettes et écouteurs sur les oreilles. Et puis de ça, de là, dans les allées intérieures, des individus seuls, hommes, femmes esseulés, isolés, en train de lire ou de rêver. C’était étrange, car des cercles de chaises vides témoignaient que le soir précédent, des groupes avaient occupé ces endroits, pour rire ensemble et vider force canettes. On pouvait les dénombrer&nbsp;: 9, là, 4 ici, cinq là-bas. Je n’ai qu’une seule explication&nbsp;: le soir, on socialise&nbsp;; le matin, on redevient ermite. C’est fatigant, à la longue, la multitude.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2476006970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2476006970b-320wi" alt="800px-Bouquiniste_Paris" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 178px; height: 118px;" /></a> J’adore ma ville, Paris</span></strong>, pour ça.&nbsp;Aller dîner avec 5, 6 personnes, et revenir en rêvassant. Lever la tête vers les nuages entourés de cohortes de parisiens pressés. Courir vers un rendez-vous et s’arrêter dans une librairie pour rien, juste pour cinq minutes, pour lire les premières pages d’un vieux livre sur la jeunesse de Léonard de Vinci… Un formidable réservoir de rencontres dont on ouvre le robinet comme on veut. Le reste du temps, le laisser infuser, savoir qu’il est là, qu’il nous attendra bien. Passer d’une personne, d’un groupe à l’autre en se ménageant des trajets balisés par soi-même.   Dans ma tête, des pensées irrationnelles, des émotions rattrapées par le col, des idées sans lendemain, d’autres en devenir, des revues de détail des événements récents.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f24760da970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f24760da970b-320wi" alt="477px-La_Fontaine_par_Rigaud" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 120px; height: 152px;" /></a> Parfois, aussi,</span></strong> je me remémore les bons moments du passé, comme les dérapages incontrôlés de mes contemporains. Un prof m’avait dit un jour <em>«Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces»</em>. Sa face simiesque qui s’accordait si bien à ses proverbes lafontainesques a été gravée définitivement dans mon disque dur. En marchant près du canal, j’ai une réminiscence en voyant un promeneur à la tête de prof à la retraite. Me revient alors le phrasé sentencieux de mon pédant pédagogue. Et mes côtes sont à nouveau secouées par une hilarité irrépressible. Ceux qui me voient doivent me prendre pour un taré.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">De ce côté-là</span></strong>, pas de souci de rupture de stock. Sans arrêt, de nouveaux clips viennent enrichir mon vidéostore intérieur. Récemment, un manager, à qui je proposais de changer ses méthodes, et qui refusait systématiquement mes propositions, me lâcha un étrange <em>«On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif»</em>. Je lui répondu <em>«Vous avez bien raison»</em>. Il a rougi sous l’outrage. Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend. Il va braire pour l’éternité dans mes rêveries de promeneur solitaire.<br />
<br />
Illustrations : Wikipedia, Le Douanier Rousseau, Hyacinthe Rigaud,
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 15:07:29 +0200</pubDate>
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      <title>Mon bon plaisir solitaire</title>
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        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475b0c970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475b0c970b-320wi" alt="800px-Bertrand_Tavernier_20100330_Salon_du_livre_de_Paris_1" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 125px; height: 126px;" /></a> Je crois vous</span></strong> l’avoir déjà dit, j'aime bien être seul. Evidemment, pas tout le temps. Comme une respiration, parce que ça me fait du bien, ça me vide la tête. Je ne pense à rien, je marche à mon rythme, je m’arrête quand je le veux, car tel est mon bon plaisir solitaire. Je regarde aussi ce que je veux. Je peux même parler tout seul. J’ai souvent croisé Bertrand Tavernier vers les Halles&nbsp;: il soliloque, lui aussi. Le bonhomme est loin d’être dingue, pourtant. Je crois plutôt qu’il ne veut se parler qu’à lui-même, qu’il ne supporte que son propre monologue, à ce moment précis. Il fait ses questions et ses réponses. Cette tentation, j’y cède volontiers.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475d12970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2475d12970b-320wi" alt="080818031509138237" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 156px; height: 103px;" /></a> Aux yeux des autres</span></strong>, je dois passer pour un ours. Le genre à aller pêcher mon saumon dans un coin reculé, connu de moi seul, comme les coins à champignons. Puis me le goinfrer en solitaire, me taper une petite sieste sous le pâle soleil pour digérer, la tête posée sur le rocher, entouré de jacinthes d’eau. Enfin, revenir bien tard parmi mes congénères en pensant à autre chose, sans le moindre début de soupçon d’un remords de n’avoir rien partagé avec qui que ce soit. Je suis un ours. Vous ne pouvez pas savoir comme c’est bon. Sauf s’il vous arrive d’être un ours vous-même.   <br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134856ca51e970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134856ca51e970c-320wi" alt="733px-Henri_Rousseau_003" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 168px; height: 137px;" /></a> Pour bien revendiquer</span></strong> cette monomanie, j'ai créé un groupe sur Facebook <a href="http://www.facebook.com/noa.takarroumt#%21/group.php?gid=14665865242&amp;ref=ts" title="Groupe J&amp;apos;aime bien être seul">“J’aime bien être seul”....</a> On est déjà une bonne soixantaine. Je ne devrais pas m’arrêter en si bon chemin. Si je crée un groupe <em>«Je suis agoraphobe»</em>, <em>«N’approchez pas, je suis contagieux»</em> ou «<em>Moi aussi, je dissimule des fonds secrets en Suisse»</em>, nul doute que ce sera la ruée. Rien à faire. J’aime bien être seul, mais je ne suis pas le seul. Tôt ce matin, je suis passé au Luxembourg. Même les abeilles des ruchers dormaient encore, c'est pour vous dire. Il y avait les inévitables joggeurs, qui piétinaient en rond la poussière des allées extérieures du jardin, casquettes et écouteurs sur les oreilles. Et puis de ça, de là, dans les allées intérieures, des individus seuls, hommes, femmes esseulés, isolés, en train de lire ou de rêver. C’était étrange, car des cercles de chaises vides témoignaient que le soir précédent, des groupes avaient occupé ces endroits, pour rire ensemble et vider force canettes. On pouvait les dénombrer&nbsp;: 9, là, 4 ici, cinq là-bas. Je n’ai qu’une seule explication&nbsp;: le soir, on socialise&nbsp;; le matin, on redevient ermite. C’est fatigant, à la longue, la multitude.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2476006970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f2476006970b-320wi" alt="800px-Bouquiniste_Paris" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 178px; height: 118px;" /></a> J’adore ma ville, Paris</span></strong>, pour ça.&nbsp;Aller dîner avec 5, 6 personnes, et revenir en rêvassant. Lever la tête vers les nuages entourés de cohortes de parisiens pressés. Courir vers un rendez-vous et s’arrêter dans une librairie pour rien, juste pour cinq minutes, pour lire les premières pages d’un vieux livre sur la jeunesse de Léonard de Vinci… Un formidable réservoir de rencontres dont on ouvre le robinet comme on veut. Le reste du temps, le laisser infuser, savoir qu’il est là, qu’il nous attendra bien. Passer d’une personne, d’un groupe à l’autre en se ménageant des trajets balisés par soi-même.   Dans ma tête, des pensées irrationnelles, des émotions rattrapées par le col, des idées sans lendemain, d’autres en devenir, des revues de détail des événements récents.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f24760da970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f24760da970b-320wi" alt="477px-La_Fontaine_par_Rigaud" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 120px; height: 152px;" /></a> Parfois, aussi,</span></strong> je me remémore les bons moments du passé, comme les dérapages incontrôlés de mes contemporains. Un prof m’avait dit un jour <em>«Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces»</em>. Sa face simiesque qui s’accordait si bien à ses proverbes lafontainesques a été gravée définitivement dans mon disque dur. En marchant près du canal, j’ai une réminiscence en voyant un promeneur à la tête de prof à la retraite. Me revient alors le phrasé sentencieux de mon pédant pédagogue. Et mes côtes sont à nouveau secouées par une hilarité irrépressible. Ceux qui me voient doivent me prendre pour un taré.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">De ce côté-là</span></strong>, pas de souci de rupture de stock. Sans arrêt, de nouveaux clips viennent enrichir mon vidéostore intérieur. Récemment, un manager, à qui je proposais de changer ses méthodes, et qui refusait systématiquement mes propositions, me lâcha un étrange <em>«On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif»</em>. Je lui répondu <em>«Vous avez bien raison»</em>. Il a rougi sous l’outrage. Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend. Il va braire pour l’éternité dans mes rêveries de promeneur solitaire.<br />
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Illustrations : Wikipedia, Le Douanier Rousseau, Hyacinthe Rigaud,
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      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 15:06:32 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Appliquons les r&#232;gles du rugby au foot</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/C0r4jtelNuc/regles-ugby-foot.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  J’ai assisté comme pas mal de gens (j’imagine) à la coupe du Monde. Comme ce n’est pas la première, autant vous faire bénéficier de cette expérience pour dire ce qui devrait changer dans le football, de mon point de vue personnel à moi-même, présentement.<br />
  <br />
  <strong><span style="color: #00407f;">La simulation</span></strong>
</p><object height="385" width="480">
  
  
  
  <embed src="true" height="260" width="340" />
</object><br />
<br />
C’est vraiment une plaie. Je pensais que les Italiens étaient les champions du Monde (tel Gilardino dans la vidéo ci-dessus…). Mais une fois ces esthètes de l'art de tricher éliminés, on s’est rendu compte à quel point ce sport était totalement gangréné. Un seul exemple&nbsp;: Van Bommel, qui commet une agression incontestable sur un uruguayen et qui se plaint ensuite d’une douleur totalement imaginaire au ventre. La Coupe du monde a été un festival de chutes surjouées, de souffrances théâtrales, de plaintes à vous arracher des larmes… Quand un footballeur tombe, il ne fait pas que tomber&nbsp;: il s’envole, il écarte les bras et les jambes pour bien montrer qu’il n’est pas tombé tout seul. Quand il a mal à un genou, on le dirait proche de l’amputation. Quand on fait mine de le toucher, même d’une chiquenaude, il s’écroule par terre. Il ne se préoccupe pas de sa chute, il cherche d’abord à faire punir celui qui l’a fait tomber. Dans la vie courante, on le bouscule, il met un coup de boule. Sur un terrain de foot, il se roule par terre.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Le problème est qu’on apprend</span></strong> à tomber spectaculairement dès les écoles de foot. C’est juste insupportable. Je ne comprends pas que des adultes normalement constitués acceptent de jouer ces sales petites comédies. Moi, j’aurais honte. Eh ben eux non. On ne doit pas être fait pareil. De deux choses l'une, comme disait Desproges: pour accepter ça, ou bien les footeux sont des cons. Et ça m'étonnerait un peu. Ou bien ce ne sont pas des cons, et ça m'étonnerait beaucoup. Il faut leur apprendre la vie. Plus de cartons jaunes et rouges distribués sur ce thème devraient les calmer. Et surtout des sanctions en dehors des matchs par les instances contre les multirécidivistes. Et là, pour avoir assisté à de nombreux matchs, je peux vous dire qu’on voit encore mieux les simulations en vrai qu’avec la vidéo. Ce qui nous amène tout naturellement au point numéro 2...<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">La vidéo</span></strong><br />
C’est sûr, il en faudrait un peu. Pour vérifier si un but est entré, au minimum. Mais après, ça se complique rapidement. Car la vidéo ne prouve pas tout. Le dernier mot doit rester à l’arbitre. Beaucoup de hors-jeux, par exemple, sont extrêmement discutables. Je ne vois pas ce que la vidéo apporterait, sinon à des discussions sans fin. Le foot est un sport qui va vite, on ne doit pas passer des heures à discuter sur chaque action litigieuse. Expérimentons la vidéo pour vérifier les buts rentrés ou non, ça sera déjà pas mal. Mais il ne faut pas se leurrer&nbsp;: ça continuera à contester, et c’est bien ça le problème de ce sport…<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">La contestation</span></strong><br />
Je ne comprends pas pourquoi on accepte que les arbitres soient contestés par les joueurs. Cela devrait être interdit. C’est le cas au rugby. Le premier qui ramène sa fraise dans un match de rugby, même s’il est taillé comme un grizzly, l’arbitre le sort 10 minutes. Et personne ne s’en plaint. Pourquoi supporte-t-on ces rouspétances à n’en plus finir&nbsp;?<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485427e31970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485427e31970c-320wi" alt="Image 3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 221px; height: 135px;" /></a> Le but de pénalité</span></strong><br />
La victoire de l’Uruguay sur le Ghana a été volée par un geste d’anti-jeu d’un uruguayen qui a arrêté le ballon qui rentrait avec la main. Il savait ce qu’il risquait&nbsp;: l’expulsion et un pénalty. Et c’est ce qu’il a obtenu. Mais il savait aussi que ce pénalty avait une chance d’être raté. Et c’est ce qui s’est passé. Il l’a donc fait en toute connaissance de cause, même s’il ne pouvait pas savoir que le pénalty serait effectivement raté. Il savait juste qu’il y avait une chance, et c’est pour cela qu’il l’a fait. On devrait dans ce cas-là donner un but de pénalité pour sanctionner plus durement cet acte d’anti-jeu.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Tout cela est déjà appliqué</span></strong> dans le rugby. Les joueurs de rugby ne simulent pas, car cela ne leur rapporte rien. La vidéo est déjà utilisée pour savoir si un essai est valable. La contestation de l’arbitre est strictement interdite. Et si un joueur fait un acte d’anti-jeu qui empêche un essai, son équipe prend un essai de pénalité en plein milieu des poteaux, soit 7 points dans la musette. Ça calme. Donc le foot serait bien inspiré de s’inspirer du rugby.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Ah et puis si,</span></strong> j’ai bien aimé la réalisation de la télé sud africaine. On a surtout vu les vrais gens dans les tribunes, et de temps en temps quelques people, en un subtil mélange qui ne privilégiait pas ces derniers. La dernière Coupe du Monde rugby, filmée par TF1 avait été insupportable à cet égard. Les peoples s’étaient ramenés pour se montrer alors qu’il y a en une palanquée qu’on ne voit jamais dans les gradins des terrains de rugby. Les sud-africains nous ont donné une leçon de réalisation.
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 11:20:02 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12640488</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Appliquons les r&#232;gles du rugby au foot</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/C0r4jtelNuc/regles-ugby-foot.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  J’ai assisté comme pas mal de gens (j’imagine) à la coupe du Monde. Comme ce n’est pas la première, autant vous faire bénéficier de cette expérience pour dire ce qui devrait changer dans le football, de mon point de vue personnel à moi-même, présentement.<br />
  <br />
  <strong><span style="color: #00407f;">La simulation</span></strong>
</p><object height="385" width="480">
  
  
  
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<br />
C’est vraiment une plaie. Je pensais que les Italiens étaient les champions du Monde (tel Gilardino dans la vidéo ci-dessus…). Mais une fois ces esthètes de l'art de tricher éliminés, on s’est rendu compte à quel point ce sport était totalement gangréné. Un seul exemple&nbsp;: Van Bommel, qui commet une agression incontestable sur un uruguayen et qui se plaint ensuite d’une douleur totalement imaginaire au ventre. La Coupe du monde a été un festival de chutes surjouées, de souffrances théâtrales, de plaintes à vous arracher des larmes… Quand un footballeur tombe, il ne fait pas que tomber&nbsp;: il s’envole, il écarte les bras et les jambes pour bien montrer qu’il n’est pas tombé tout seul. Quand il a mal à un genou, on le dirait proche de l’amputation. Quand on fait mine de le toucher, même d’une chiquenaude, il s’écroule par terre. Il ne se préoccupe pas de sa chute, il cherche d’abord à faire punir celui qui l’a fait tomber. Dans la vie courante, on le bouscule, il met un coup de boule. Sur un terrain de foot, il se roule par terre.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Le problème est qu’on apprend</span></strong> à tomber spectaculairement dès les écoles de foot. C’est juste insupportable. Je ne comprends pas que des adultes normalement constitués acceptent de jouer ces sales petites comédies. Moi, j’aurais honte. Eh ben eux non. On ne doit pas être fait pareil. De deux choses l'une, comme disait Desproges: pour accepter ça, ou bien les footeux sont des cons. Et ça m'étonnerait un peu. Ou bien ce ne sont pas des cons, et ça m'étonnerait beaucoup. Il faut leur apprendre la vie. Plus de cartons jaunes et rouges distribués sur ce thème devraient les calmer. Et surtout des sanctions en dehors des matchs par les instances contre les multirécidivistes. Et là, pour avoir assisté à de nombreux matchs, je peux vous dire qu’on voit encore mieux les simulations en vrai qu’avec la vidéo. Ce qui nous amène tout naturellement au point numéro 2...<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">La vidéo</span></strong><br />
C’est sûr, il en faudrait un peu. Pour vérifier si un but est entré, au minimum. Mais après, ça se complique rapidement. Car la vidéo ne prouve pas tout. Le dernier mot doit rester à l’arbitre. Beaucoup de hors-jeux, par exemple, sont extrêmement discutables. Je ne vois pas ce que la vidéo apporterait, sinon à des discussions sans fin. Le foot est un sport qui va vite, on ne doit pas passer des heures à discuter sur chaque action litigieuse. Expérimentons la vidéo pour vérifier les buts rentrés ou non, ça sera déjà pas mal. Mais il ne faut pas se leurrer&nbsp;: ça continuera à contester, et c’est bien ça le problème de ce sport…<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">La contestation</span></strong><br />
Je ne comprends pas pourquoi on accepte que les arbitres soient contestés par les joueurs. Cela devrait être interdit. C’est le cas au rugby. Le premier qui ramène sa fraise dans un match de rugby, même s’il est taillé comme un grizzly, l’arbitre le sort 10 minutes. Et personne ne s’en plaint. Pourquoi supporte-t-on ces rouspétances à n’en plus finir&nbsp;?<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485427e31970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485427e31970c-320wi" alt="Image 3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 221px; height: 135px;" /></a> Le but de pénalité</span></strong><br />
La victoire de l’Uruguay sur le Ghana a été volée par un geste d’anti-jeu d’un uruguayen qui a arrêté le ballon qui rentrait avec la main. Il savait ce qu’il risquait&nbsp;: l’expulsion et un pénalty. Et c’est ce qu’il a obtenu. Mais il savait aussi que ce pénalty avait une chance d’être raté. Et c’est ce qui s’est passé. Il l’a donc fait en toute connaissance de cause, même s’il ne pouvait pas savoir que le pénalty serait effectivement raté. Il savait juste qu’il y avait une chance, et c’est pour cela qu’il l’a fait. On devrait dans ce cas-là donner un but de pénalité pour sanctionner plus durement cet acte d’anti-jeu.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Tout cela est déjà appliqué</span></strong> dans le rugby. Les joueurs de rugby ne simulent pas, car cela ne leur rapporte rien. La vidéo est déjà utilisée pour savoir si un essai est valable. La contestation de l’arbitre est strictement interdite. Et si un joueur fait un acte d’anti-jeu qui empêche un essai, son équipe prend un essai de pénalité en plein milieu des poteaux, soit 7 points dans la musette. Ça calme. Donc le foot serait bien inspiré de s’inspirer du rugby.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Ah et puis si,</span></strong> j’ai bien aimé la réalisation de la télé sud africaine. On a surtout vu les vrais gens dans les tribunes, et de temps en temps quelques people, en un subtil mélange qui ne privilégiait pas ces derniers. La dernière Coupe du Monde rugby, filmée par TF1 avait été insupportable à cet égard. Les peoples s’étaient ramenés pour se montrer alors qu’il y a en une palanquée qu’on ne voit jamais dans les gradins des terrains de rugby. Les sud-africains nous ont donné une leçon de réalisation.
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      </description>
      <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 11:16:01 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Pour &#233;nerver votre conseiller, tapez 1...</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/B4UZ5sEpeUM/centre-appel.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Depuis le temps que</span></strong> ça me démangeait… L’autre jour, je me livrais rageusement à une activité du plus haut intérêt physiologique&nbsp;: un curage de nez en règle, comme tous les lundis matins. En effet, il s’agit de démarrer la semaine dans les meilleures conditions, en dégageant mes voies respiratoires encrassées par six siestes dominicales. Tout à coup, bilou, bilou, bilou, le téléphone sonne. Moi, vous me connaissez… S’il y a bien un truc dont j’ai horreur, c’est qu’on me dérange quand je suis en train de me gratter le nez. J’ai décroché, mais j’ai tout de suite senti que ça allait barder pour le matricule de l’impudent responsable de cette faute de goût.<br />
<br />
<em><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3b5d970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3b5d970b-320wi" alt="Telephone" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 210px; height: 158px;" /></a> «Bonjour M. Ted, ici, François Fauxderche</span></strong>, directeur de l’agence bancaire Saint-Sulpice du Crédit Marsupial, vous allez bien&nbsp;?»</em>&nbsp;J’ai eu une inspiration subite. Je me suis dit que le Fauxderche en question allait payer pour les autres. Ceux que j'essaie de joindre en vain, qui se planquent, et qui me balancent à la place pendant des heures leurs paroles lénifiantes et robotisées dans les oreilles. Ni une, ni deux, j’ai pris ma voix la plus monocorde possible et j’ai énoncé, en fermant les yeux et en respirant à fond : <em>«Pour obtenir des informations commerciales… Tapez 1. Pour obtenir des informations techniques… Tapez 2. Pour parler directement à Ted, tapez 9…»</em>.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Bon, le truc, je vous le dis</span></strong> : pour que ça fasse vrai, il faut dire très vite <em>«Tapez 1»</em>, <em>«Tapez 2»</em>, etc. Beaucoup plus vite que la proposition qui précède. Essayez, vous allez voir. Dites&nbsp;: <em>«Pour&nbsp; obtenir des informations commerciales… Tapez 1»</em>. On s’y croit tout de suite, n’est-ce pas&nbsp;? C’est éclatant, je trouve. Ça demande de l’entraînement, c’est une tannée. Mais bon, une fois qu’on a pris le pli, ça vient tout seul. Et ça fait toujours son petit effet.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3d75970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3d75970b-320wi" alt="Cochon" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 188px; height: 135px;" /></a></span></strong><strong><span style="color: #00407f;">Au bout du fil</span></strong>, l’interrupteur de crotte de nez a eu un moment de flottement. <em>«Oui, euh, bon, Monsieur, je me permets de vous appeler car je constate que votre compte présente actuellement un découvert de 2500€. Je voulais savoir ce que vous comptez faire pour mettre fin à cette situation car votre autorisation…»</em>. J’ai stoppé tout net sa logorrhée au beurre blanc. Ce gars-là se croit malin de venir me taper sur les nerfs tous les trois quatre matins&nbsp;pour de sordides histoires d’argent, dont on s’est déjà expliqué à maintes pénibles reprises. Si mon compte est à découvert, c’est que je n’ai pas un radis, point barre&nbsp;! Ce n’est pas plus compliqué que ça. Je ne les ponds pas, moi, les euros&nbsp;! Je lui ai dit cent fois, il n’a pas l’air de saisir. J’ai donc repris, de ma voix de fausset : <em>«Désolé, je n’ai pas compris votre choix. Pour&nbsp; obtenir des informations commerciales… Tapez 1. Pour obtenir des informations techniques… Tapez 2. Pour parler directement à Ted… Tapez 9…»</em> Toujours en accélérant les «Tapez…&nbsp;».<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20b7130970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20b7130970b-320wi" alt="Image 3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 184px; height: 123px;" /></a> Ça l’a un peu décontenancé</span></strong>. Et puis il s’est repris, avec un ton pincé et un léger frisson de colère dans la voix&nbsp;: <em>«Monsieur, vous prenez ça avec humour,&nbsp;c’est parfait. Mais je vous rappelle que vous vous étiez engagé à revenir dans votre autorisation cette semaine. Je suis maintenant obligé de vous avertir&nbsp;: si vous n’approvisionnez pas votre compte sous 24 heures, je me verrai contraint de…»</em>. L’animal se tortillait au bout du fil comme un asticot dans une cuillère de vinaigre balsamique. Je l’ai interrompu à nouveau&nbsp;: «<em>Afin d’améliorer en permanence la qualité de nos services, cette conservation est susceptible d’être enregistrée. Vous pouvez refuser cet enregistrement en le signalant à notre conseiller…»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Alors là, justement,</span></strong> mon conseiller a changé de ton&nbsp;: <em>«Monsieur, je vous demande une dernière fois quand comptez-vous alimenter votre compte&nbsp;?»</em>. Je le tenais bien ferré, j’ai tiré un coup sec&nbsp;: <em>«Savez-vous que vous pouvez obtenir toutes vos réponses en consultant notre site internet www.tde.fr ? Pensez-y, c’est gratuit&nbsp;!»</em>. Il a raccroché, vexé comme un pou qui rentre chez lui et trouve sa femelle au lit avec trois morpions de Christophe Rocancourt. J’ai fait aussi sec un rappel automatique. Je suis tombé sur mon conseiller, qui devait déjà être en train de me coller des frais de gestion à tour de bras. Il avait retrouvé sa belle voix commerciale : <em>«François Fauxderche, bonjour&nbsp;!»</em>. Moi, j’ai repris ma voix agaçante (celle que j’ai quand on me les brise menu, en fait)&nbsp;: <em>«Pour reprendre la conversation interrompue par un problème technique… Tapez 1… Pour une autre demande…&nbsp; Tapez 2»</em>. Ça m’a coûté un bras en frais bancaires, cette petite plaisanterie. Mais ça m’a fait un bien fou. J’aime vraiment ça, péter les plomb mais de façon surprenante. Et quand on aime, on ne compte pas.
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 21:11:27 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12626397</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Pour &#233;nerver votre conseiller, tapez 1...</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/B4UZ5sEpeUM/centre-appel.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Depuis le temps que</span></strong> ça me démangeait… L’autre jour, je me livrais rageusement à une activité du plus haut intérêt physiologique&nbsp;: un curage de nez en règle, comme tous les lundis matins. En effet, il s’agit de démarrer la semaine dans les meilleures conditions, en dégageant mes voies respiratoires encrassées par six siestes dominicales. Tout à coup, bilou, bilou, bilou, le téléphone sonne. Moi, vous me connaissez… S’il y a bien un truc dont j’ai horreur, c’est qu’on me dérange quand je suis en train de me gratter le nez. J’ai décroché, mais j’ai tout de suite senti que ça allait barder pour le matricule de l’impudent responsable de cette faute de goût.<br />
<br />
<em><strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3b5d970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3b5d970b-320wi" alt="Telephone" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 210px; height: 158px;" /></a> «Bonjour M. Ted, ici, François Fauxderche</span></strong>, directeur de l’agence bancaire Saint-Sulpice du Crédit Marsupial, vous allez bien&nbsp;?»</em>&nbsp;J’ai eu une inspiration subite. Je me suis dit que le Fauxderche en question allait payer pour les autres. Ceux que j'essaie de joindre en vain, qui se planquent, et qui me balancent à la place pendant des heures leurs paroles lénifiantes et robotisées dans les oreilles. Ni une, ni deux, j’ai pris ma voix la plus monocorde possible et j’ai énoncé, en fermant les yeux et en respirant à fond : <em>«Pour obtenir des informations commerciales… Tapez 1. Pour obtenir des informations techniques… Tapez 2. Pour parler directement à Ted, tapez 9…»</em>.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Bon, le truc, je vous le dis</span></strong> : pour que ça fasse vrai, il faut dire très vite <em>«Tapez 1»</em>, <em>«Tapez 2»</em>, etc. Beaucoup plus vite que la proposition qui précède. Essayez, vous allez voir. Dites&nbsp;: <em>«Pour&nbsp; obtenir des informations commerciales… Tapez 1»</em>. On s’y croit tout de suite, n’est-ce pas&nbsp;? C’est éclatant, je trouve. Ça demande de l’entraînement, c’est une tannée. Mais bon, une fois qu’on a pris le pli, ça vient tout seul. Et ça fait toujours son petit effet.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3d75970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20a3d75970b-320wi" alt="Cochon" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 188px; height: 135px;" /></a></span></strong><strong><span style="color: #00407f;">Au bout du fil</span></strong>, l’interrupteur de crotte de nez a eu un moment de flottement. <em>«Oui, euh, bon, Monsieur, je me permets de vous appeler car je constate que votre compte présente actuellement un découvert de 2500€. Je voulais savoir ce que vous comptez faire pour mettre fin à cette situation car votre autorisation…»</em>. J’ai stoppé tout net sa logorrhée au beurre blanc. Ce gars-là se croit malin de venir me taper sur les nerfs tous les trois quatre matins&nbsp;pour de sordides histoires d’argent, dont on s’est déjà expliqué à maintes pénibles reprises. Si mon compte est à découvert, c’est que je n’ai pas un radis, point barre&nbsp;! Ce n’est pas plus compliqué que ça. Je ne les ponds pas, moi, les euros&nbsp;! Je lui ai dit cent fois, il n’a pas l’air de saisir. J’ai donc repris, de ma voix de fausset : <em>«Désolé, je n’ai pas compris votre choix. Pour&nbsp; obtenir des informations commerciales… Tapez 1. Pour obtenir des informations techniques… Tapez 2. Pour parler directement à Ted… Tapez 9…»</em> Toujours en accélérant les «Tapez…&nbsp;».<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20b7130970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f20b7130970b-320wi" alt="Image 3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 184px; height: 123px;" /></a> Ça l’a un peu décontenancé</span></strong>. Et puis il s’est repris, avec un ton pincé et un léger frisson de colère dans la voix&nbsp;: <em>«Monsieur, vous prenez ça avec humour,&nbsp;c’est parfait. Mais je vous rappelle que vous vous étiez engagé à revenir dans votre autorisation cette semaine. Je suis maintenant obligé de vous avertir&nbsp;: si vous n’approvisionnez pas votre compte sous 24 heures, je me verrai contraint de…»</em>. L’animal se tortillait au bout du fil comme un asticot dans une cuillère de vinaigre balsamique. Je l’ai interrompu à nouveau&nbsp;: «<em>Afin d’améliorer en permanence la qualité de nos services, cette conservation est susceptible d’être enregistrée. Vous pouvez refuser cet enregistrement en le signalant à notre conseiller…»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Alors là, justement,</span></strong> mon conseiller a changé de ton&nbsp;: <em>«Monsieur, je vous demande une dernière fois quand comptez-vous alimenter votre compte&nbsp;?»</em>. Je le tenais bien ferré, j’ai tiré un coup sec&nbsp;: <em>«Savez-vous que vous pouvez obtenir toutes vos réponses en consultant notre site internet www.tde.fr ? Pensez-y, c’est gratuit&nbsp;!»</em>. Il a raccroché, vexé comme un pou qui rentre chez lui et trouve sa femelle au lit avec trois morpions de Christophe Rocancourt. J’ai fait aussi sec un rappel automatique. Je suis tombé sur mon conseiller, qui devait déjà être en train de me coller des frais de gestion à tour de bras. Il avait retrouvé sa belle voix commerciale : <em>«François Fauxderche, bonjour&nbsp;!»</em>. Moi, j’ai repris ma voix agaçante (celle que j’ai quand on me les brise menu, en fait)&nbsp;: <em>«Pour reprendre la conversation interrompue par un problème technique… Tapez 1… Pour une autre demande…&nbsp; Tapez 2»</em>. Ça m’a coûté un bras en frais bancaires, cette petite plaisanterie. Mais ça m’a fait un bien fou. J’aime vraiment ça, péter les plomb mais de façon surprenante. Et quand on aime, on ne compte pas.
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 08:11:43 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Bonne f&#234;te, mon vieux...</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/XxImcaSE44M/f%C3%AAte-thierry.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Aujourd’hui, 1er juillet, c’est la Saint Thierry</span></strong>. Et donc c’est ma fête. Moi qui croyais que c’était tous les jours, quelle déception. C’est pas mon karma, en ce moment. <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2010/06/voyage-immobile.html" title="Voyage immobile">L’autre jour</a>, je vous ai parlé de toit, mais c’était celui d’où j’étais tombé malencontreusement en voulant jouer les Yamakasis. Je vais cette fois-ci vous parler de moi, on verra si ça se termine aussi mal. Je me suis donc rendu à la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu, histoire de compulser des manuscrits enluminés et des rouleaux de parchemins poussiéreux, pour découvrir l’étymologie de ce magnifique prénom si joliment porté.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8c61970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8c61970b-320wi" alt="Moine_a" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 152px; height: 176px;" /></a> Thierry est un</span></strong> prénom d’origine germanique, composé à partir des racines <em>«Theud»</em>, peuple, et <em>«Ric»</em>, puissant. Donc ce blog, déjà, devrait s’appeler <em>L’Atelier Theud et Ric</em>, si je voulais être fidèle à la consonance teutonne. Je lis également ceci : <em>«Saint Thierry (Théodoricus) : higoumène du Mont-d'Or, près de Reims en Champagne (533)»</em>. S’il y a des rustres parmi vous, un higoumène, c’est ainsi qu’on appelait en ce temps-là les abbés à la tête d’un monastère. A ne pas confondre avec un énergumène, qui, à la même époque, désignait les personnes possédées par le Diable. Or donc, le fameux Thierry était le fils du seigneur Marcard, ex-bandit de grand chemin reconverti dans l’exploitation légale des serfs. Si on est à peu près certain qu’il a calanché en 533, on n’est pas bien sûr de l’année de sa naissance : fin du Ve siècle ou tout début du VIe siècle ?<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8873970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8873970b-320wi" alt="0710180531311421154" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 160px; height: 196px;" /></a> Notre ami Thierry</span></strong> décida un jour de se marier. Et là, paf, il découvre qu’il est aussi fait pour se marier que moi pour être moine. Ou l’inverse... Enfin, non, je ne sais plus. Bref, il quitte la cérémonie, le curé, la mariée médusée, les roteuses et les petits fours et file déranger l'archevêque de Reims, le non moins fameux Saint-Rémi, pour lui fait part de sa vocation monastique, assez récente, il faut bien le dire, à peu près 3 heures. L’archevêque, dans un premier temps, appelle la sécurité. Mais il finit par se laisser convaincre et renvoie ses hallebardiers, d’autant que l’autre lui prend le melon avec ses illuminations. Finalement, Rémi annule le mariage au motif qu’il n’a pas été consommé, comme une vulgaire coupe de champ’ éventée. Car si ça n’arrange pas les affaires de la future ex-épouse, ça augure bien pour le petit business de l’église : Thierry va fonder un monastère au Mont d’Or, près de Reims (commune actuelle de Saint-Thierry, c’est dire si c’est authentique, ce que je raconte), dans lequel il se retire et où il fait quelques miracles, comme soigner l’œil de Thierry 1er, un des fils de Clovis.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Le moins qu’on puisse dire</span></strong>, c’est que je ne me sens pas vraiment en harmonie avec cet histrion. Et puis la bibliothèque, ça me fatigue, ça sent la poussière et j’ai mal au dos. Je rentre chez moi poursuivre mes recherches sur Internet. Clic, clic, direction un forum de prénoms où on s’interroge gravement sur l’origine et la beauté des prénoms, rien que ça. Pour Thierry, un certain DaV-X n’y va pas avec le dos de la cuillère.<br />
<br />
<strong>DaV-X :</strong> <em>Ca se donne plus c un prénom de vieu maintenant</em><br />
Réponse dudit Thierry, alias Bitman1er [je n’invente rien…], qui a lancé la conversation :<br />
<strong>Bitman1er</strong> : <em>j'ai 30 ans</em><br />
Il aurait mieux fait de se taire, car Fairlight vole au secours de DaV-X et lui en colle une vite fait :<br />
<strong>Fairlight</strong> : <em>ben c bien ce qu'il dit</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e201348522d87d970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e201348522d87d970c-320wi" alt="Image 2" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 202px; height: 280px;" /></a> Ça promet</span></strong>. Avant de me pendre, je file sur Wikipedia, voir l’occurrence du prénom. Et là, ça se gâte : <em>«Peu courant en France avant la Seconde Guerre mondiale, ce prénom est réapparu après de nombreux siècles d'oubli dans les années 1950. […] D'abord employé dans des milieux plutôt aisés, voire aristocratiques, Thierry a commencé à se diffuser au cours des années 1950. [Thierry] a été le premier prénom donné pendant une brève période au milieu des années 1960, sans doute sous l'effet de la diffusion du feuilleton télévisé Thierry la Fronde (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xccs9r_generique-thierry-la-fronde_shortfilms" title="Générique Thierry la Fronde">voir ici le générique de ce nanard</a>). L'année record fut 1964 avec 25 266 garçons qui ont reçu ce prénom. C'est aujourd'hui un prénom rare pour les nouveau-nés (495e position des prénoms masculins en 2004). Il occupe la 39e place depuis le début du siècle [...]. Au début de 2001, 266 284 Français portaient ce prénom »</em>. Lui sont apparentés des prénoms comme Derick, Derek, Dieter, Dietrich, Dirk, Ted (ah ben tiens…), Teddy, Terry, Théodoric, Thery…<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Je suis déprimé</span></strong>. J’éteins tout. Résumons-nous : Thierry est un prénom de vieux, inventé par un cureton qui a laissé en plan sa promise le jour de son mariage, popularisé par un sosie de Robin des Bois qui passait la moitié de son temps à balancer des pavetons sur les Rosbifs et l’autre moitié à ravauder son collant vert déchiré à force de se bagarrer dans les ronces. Il est aujourd’hui donné par erreur dans 0,00005 % des naissances, par des nouveaux pères qui l’ont confondu dans leurs souvenirs avec l’inspecteur Derrick. Lui aussi vieux, mais en plus mort. Quand je vous disais que c’était ma fête, aujourd’hui.
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Thu, 01 Jul 2010 16:54:11 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12619521</guid>
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      <title>Bonne f&#234;te, mon vieux...</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/XxImcaSE44M/f%C3%AAte-thierry.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Aujourd’hui, 1er juillet, c’est la Saint Thierry</span></strong>. Et donc c’est ma fête. Moi qui croyais que c’était tous les jours, quelle déception. C’est pas mon karma, en ce moment. <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2010/06/voyage-immobile.html" title="Voyage immobile">L’autre jour</a>, je vous ai parlé de toit, mais c’était celui d’où j’étais tombé malencontreusement en voulant jouer les Yamakasis. Je vais cette fois-ci vous parler de moi, on verra si ça se termine aussi mal. Je me suis donc rendu à la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu, histoire de compulser des manuscrits enluminés et des rouleaux de parchemins poussiéreux, pour découvrir l’étymologie de ce magnifique prénom si joliment porté.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8c61970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8c61970b-320wi" alt="Moine_a" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 152px; height: 176px;" /></a> Thierry est un</span></strong> prénom d’origine germanique, composé à partir des racines <em>«Theud»</em>, peuple, et <em>«Ric»</em>, puissant. Donc ce blog, déjà, devrait s’appeler <em>L’Atelier Theud et Ric</em>, si je voulais être fidèle à la consonance teutonne. Je lis également ceci : <em>«Saint Thierry (Théodoricus) : higoumène du Mont-d'Or, près de Reims en Champagne (533)»</em>. S’il y a des rustres parmi vous, un higoumène, c’est ainsi qu’on appelait en ce temps-là les abbés à la tête d’un monastère. A ne pas confondre avec un énergumène, qui, à la même époque, désignait les personnes possédées par le Diable. Or donc, le fameux Thierry était le fils du seigneur Marcard, ex-bandit de grand chemin reconverti dans l’exploitation légale des serfs. Si on est à peu près certain qu’il a calanché en 533, on n’est pas bien sûr de l’année de sa naissance : fin du Ve siècle ou tout début du VIe siècle ?<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8873970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1fd8873970b-320wi" alt="0710180531311421154" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 160px; height: 196px;" /></a> Notre ami Thierry</span></strong> décida un jour de se marier. Et là, paf, il découvre qu’il est aussi fait pour se marier que moi pour être moine. Ou l’inverse... Enfin, non, je ne sais plus. Bref, il quitte la cérémonie, le curé, la mariée médusée, les roteuses et les petits fours et file déranger l'archevêque de Reims, le non moins fameux Saint-Rémi, pour lui fait part de sa vocation monastique, assez récente, il faut bien le dire, à peu près 3 heures. L’archevêque, dans un premier temps, appelle la sécurité. Mais il finit par se laisser convaincre et renvoie ses hallebardiers, d’autant que l’autre lui prend le melon avec ses illuminations. Finalement, Rémi annule le mariage au motif qu’il n’a pas été consommé, comme une vulgaire coupe de champ’ éventée. Car si ça n’arrange pas les affaires de la future ex-épouse, ça augure bien pour le petit business de l’église : Thierry va fonder un monastère au Mont d’Or, près de Reims (commune actuelle de Saint-Thierry, c’est dire si c’est authentique, ce que je raconte), dans lequel il se retire et où il fait quelques miracles, comme soigner l’œil de Thierry 1er, un des fils de Clovis.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Le moins qu’on puisse dire</span></strong>, c’est que je ne me sens pas vraiment en harmonie avec cet histrion. Et puis la bibliothèque, ça me fatigue, ça sent la poussière et j’ai mal au dos. Je rentre chez moi poursuivre mes recherches sur Internet. Clic, clic, direction un forum de prénoms où on s’interroge gravement sur l’origine et la beauté des prénoms, rien que ça. Pour Thierry, un certain DaV-X n’y va pas avec le dos de la cuillère.<br />
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<strong>DaV-X :</strong> <em>Ca se donne plus c un prénom de vieu maintenant</em><br />
Réponse dudit Thierry, alias Bitman1er [je n’invente rien…], qui a lancé la conversation :<br />
<strong>Bitman1er</strong> : <em>j'ai 30 ans</em><br />
Il aurait mieux fait de se taire, car Fairlight vole au secours de DaV-X et lui en colle une vite fait :<br />
<strong>Fairlight</strong> : <em>ben c bien ce qu'il dit</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e201348522d87d970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e201348522d87d970c-320wi" alt="Image 2" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 202px; height: 280px;" /></a> Ça promet</span></strong>. Avant de me pendre, je file sur Wikipedia, voir l’occurrence du prénom. Et là, ça se gâte : <em>«Peu courant en France avant la Seconde Guerre mondiale, ce prénom est réapparu après de nombreux siècles d'oubli dans les années 1950. […] D'abord employé dans des milieux plutôt aisés, voire aristocratiques, Thierry a commencé à se diffuser au cours des années 1950. [Thierry] a été le premier prénom donné pendant une brève période au milieu des années 1960, sans doute sous l'effet de la diffusion du feuilleton télévisé Thierry la Fronde (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xccs9r_generique-thierry-la-fronde_shortfilms" title="Générique Thierry la Fronde">voir ici le générique de ce nanard</a>). L'année record fut 1964 avec 25 266 garçons qui ont reçu ce prénom. C'est aujourd'hui un prénom rare pour les nouveau-nés (495e position des prénoms masculins en 2004). Il occupe la 39e place depuis le début du siècle [...]. Au début de 2001, 266 284 Français portaient ce prénom »</em>. Lui sont apparentés des prénoms comme Derick, Derek, Dieter, Dietrich, Dirk, Ted (ah ben tiens…), Teddy, Terry, Théodoric, Thery…<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Je suis déprimé</span></strong>. J’éteins tout. Résumons-nous : Thierry est un prénom de vieux, inventé par un cureton qui a laissé en plan sa promise le jour de son mariage, popularisé par un sosie de Robin des Bois qui passait la moitié de son temps à balancer des pavetons sur les Rosbifs et l’autre moitié à ravauder son collant vert déchiré à force de se bagarrer dans les ronces. Il est aujourd’hui donné par erreur dans 0,00005 % des naissances, par des nouveaux pères qui l’ont confondu dans leurs souvenirs avec l’inspecteur Derrick. Lui aussi vieux, mais en plus mort. Quand je vous disais que c’était ma fête, aujourd’hui.
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      </description>
      <pubDate>Thu, 01 Jul 2010 16:52:57 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Attention &#224; vos mots de passe</title>
      <link>http://www.mamarqueamoi.com/2010/06/mot-de-passe.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><span style="font-family: Trebuchet MS;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485024d63970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485024d63970c-320wi" alt="Securité" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 127px; height: 127px;" /></a> Qui dit développement de votre marque personnelle dit aussi protection. Vous êtes à la merci de gens qui peuvent entrer dans vos comptes sur les réseaux sociaux pour y faire tout et n’importe quoi. Ça peut faire désordre, le temps de mettre fin aux agissements de ces aigrefins qui utilisent ordinateurs, logiciels et robots à la place du traditionnel pied de biche et de la pince monseigneur.</span><br />
<br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">Des études récentes et une affaire qui a défrayé la chronique ont démontré la nécessité de prendre des précautions avec les mots de passe que vous utilisez sur Internet. François Cousteix, dit aussi Hacker-Croll, 23 ans, domicilié à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, s’est infiltré dans les comptes twitter de plusieurs personnalités, en utilisant divers procédés extrêmement simples. Il allait sur les pages des réseaux sociaux de ces personnalités, et récupérait toutes sortes d’information comme les dates de naissance, les noms des chiens, les peintres préférés, les noms de jeune fille des mères, etc. Il est relativement facile de se procurer les adresses internet de tout un chacun&nbsp;: beaucoup sont publiques (données par exemple dans les profils des réseaux sociaux comme facebook). On peut en déduire aussi pas mal,&nbsp;genre initiale du prénom + nom, @ gmail.com ou Yahoo.com, etc. Ou encore avec les extensions des entreprises dans lesquelles vous travaillez.</span><br />
<br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">Avec ça, notre ami (qui se présente évidemment comme un bienfaiteur de l’humanité) entrait les adresses mails dans les réseaux sociaux comme twitter, puis faisait comme s’il ne se souvenait plus du mot de passe. Il cliquait sur le lien adéquat, on lui posait alors une question&nbsp;: nom de jeune fille de la mère, peintre préféré, etc. Vous devinez la suite&nbsp;: avec un peu de patience et les infos glanées précédemment, il finissait assez facilement par recevoir le mot de passe en question. Les talents de François Cousteix lui ont valu cinq mois de prison avec sursis, mais aussi de décrocher un job chez Rentabiliweb, un prestataire de solutions de micropaiement. Vous savez, ce fameux groupe dont une des filiales, Mailorama, s’est signalée en novembre 2009 par une distribution de billets de banque au Champ-de-Mars, qui s’est terminée par une émeute quand elle a été finalement interdite par la préfecture de police.</span><br />
<br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">Ce qui prouve déjà que beaucoup de gens ne font pas vraiment attention, y compris parmi les personnalités (il a ainsi pu infiltrer le compte de Britney Spears et Barack Obama, et –ce qui est assez savoureux- les comptes des membres importants du board de Twitter). Les études diverses auxquelles je faisais allusion au début montrent par ailleurs que les mots de passe utilisés sont souvent des plus simples&nbsp;: 12345, ABCDEF, papa, etc. Et ce même dans les organismes, sociétés et administrations où la sécurité semble être une préoccupation essentielle. C’est l’histoire de la clé de la maison cachée derrière le pot de fleur&nbsp;: vous êtes sensé être le seul à le savoir, mais le jardinier, la femme de ménage et le rôdeur de passage ne sont pas nés de la dernière pluie...</span><br />
<br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485024bde970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013485024bde970c-320wi" alt="Image 1" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 194px; height: 49px;" /></a> <strong>Quelques conseils de bon sens pour ne plus être cambriolable, virtuellement parlant.</strong></span><br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">- Utilisez un mot de passe d’au moins huit caractères, mélangeant lettres et chiffres. Il n’a pratiquement aucune chance d’être craqué, même avec des outils les plus sophistiqués.</span><br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">- Si vous utilisez un mot dans votre mot de passe, ne prenez pas des mots simples, comme votre prénom ou votre nom, même en y ajoutant des chiffres.</span><br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">- Si vous utilisez un mot de passe complexe, ne le laissez pas en évidence sur votre ordi, votre agenda ou collé avec un magnet sur la porte du frigo. A vous de trouver la procédure de sécurité adéquate pour le retrouver s’il vous arrivait de l’oublier. Par exemple en inventant un numéro de téléphone associé à un nom fictif dont les quatre ou cinq derniers chiffres sont les chiffres de votre mot de passe.</span><br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">- Enfin, pour les questions associées à la procédure de récupération de votre mot de passe, arrangez-vous pour ne pas répondre des choses évidentes. Si on vous demande le nom de jeune fille de votre mère, et que vous mettez Napoléon comme réponse, ça devrait suffire pour laisser perplexes les petits génies qui passent leur temps à essayer de percer vos coffres-forts virtuels.</span><br />
<span style="font-family: Trebuchet MS;">D’autres <a href="http://www.symantec.com/region/fr/resources/mots_passe.html" title="Conseils mot de passe Symantec">conseils ici, sur le site de Symantec</a>.</span>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 12:40:16 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12590062</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le temps des cerises</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/bsyWLToFKiU/cerises-brassens.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Topalgic&nbsp; 100 mg : 1 comprimé/jour<br />
Myolastan&nbsp;50 mg: 1 comprimé/jour<br />
Paracétamol Teva&nbsp;: 1 comprimé si douleur<br />
Faire de l’exercice.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Il doit faire quelque chose</span></strong> comme 40°. Avec un t-shirt, un corset par dessus, et un autre T-shirt pour masquer cette carapace, c’est un temps idéal pour dégouliner de sueur. Mes 2 à 3 heures de balade quotidienne dans les rues de Paris sont désormais prescrits par la faculté.&nbsp; Une vague idée en tête, je prends le chemin des écoliers. Saturé par les gaz d’échappement, l’air du boulevard Pasteur empeste déjà l’ozone et le goudron fondu. Je m’échappe par la rue de l’Armorique. J’évite le trottoir de gauche, chauffé à blanc par le soleil vertical. Je longe lentement les murs du trottoir de droite, où la chaleur est juste moins cuisante. Je souffle un peu sous un porche frais. Tiens, on dirait des merles…<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Des merles ? Non ?</span></strong> A Paris&nbsp;? Mais oui, c’est bien ça, un «&nbsp;Chuck-chuck-chuck&nbsp;» reconnaissable entre mille. L’été, quand j’étais enfant, on les entendait jacasser (1) dans les cerisiers. Il fallait se battre avec eux pour qu’ils nous laissent un peu de bigarreaux et de cerises aigres. Les coups de becs de ces petits voleurs gourmands découpaient des triangles pointus dans la pulpe jaune des fruits, laissant les noyaux à découvert. Parfois, ils ne laissaient que la queue des cerises. Ils avaient tout gobés. Ils s’en iraient plus tard fienter et planter un cerisier par la même occasion.   <br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">En short et torse nu</span></strong>, on passait des journées entières à cueillir les cerises, à califourchon sur les branches, le ventre collant de gomme résineuse et noirci par l’écorce. En attendant de les manger crues ou en clafoutis, leurs noyaux pressés au bout des doigts se muaient en projectiles pour nous agacer entre frères ou dégommer les merles qui patientaient à distance, en nous surveillant, l’œil sur le côté, la tête penchée. On avait beau suspendre aux branches des masques de chat aux pupilles étincelantes, accrocher des bouts de papier brillant, fabriquer des épouvantails ressemblants, ils s’abattaient sur les cerisiers dès qu’on avait le dos tourné. Pour nous, l’orgie quotidienne des diverses variétés englouties, s’ajoutant à la chaleur caniculaire, se terminait en nuits tourmentées par des diarrhées et des vomissements.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c72ac5970b-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c72ac5970b-500wi" alt="24062010492" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 366px; height: 275px;" /></a></span></strong><strong><span style="color: #00407f;">Ce cerisier de la rue</span></strong> de l’Armorique donne des cerises aigres. Pas moyen d’en cueillir, elles sont pourtant mûres à point. Tant pis pour le clafoutis. Mes deux merles me narguent. Il me faudrait un chat pour leur apprendre à se moquer. Mais pas le moindre greffier dans ce petit coin de paradis, à deux pas de la gare Montparnasse. J’en connais un qui en a. Enfin, qui en avait, qui les adorait, de son vivant. C’est vers chez lui que j’allais. Je reprends ma balade sous le cagnard. Rue de la Procession, rue de Gergovie, rue de l’Ouest, rue de Villemain… Puis à droite dans la rue d’Alesia. C’est là, vers le 154.<br />
<p>
  <strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484edef75970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484edef75970c-320wi" alt="Chat" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 180px; height: 135px;" /></a> Derrière une station</span></strong> d’essence BP, elle est bien cachée, <a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=9+Impasse+Florimont,+Paris&amp;sll=46.75984,1.738281&amp;sspn=9.364847,23.356934&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=9+Impasse+Florimont,+75014+Paris,+Ile-de-France&amp;z=16" title="Impasse Florimont Google maps">l’impasse Florimont</a>, où vécut Georges Brassens, de 1944 à 1966. Au 7, exactement. Il est devenu le 9. Sur le toit de cette petite masure, il y a trois chats. Ils ne chasseront pas les merles, ceux-là. Ils sont en terre cuite, sculptés en hommage au chanteur qui les aimait tant, et à Jeanne Planche, sa logeuse, qui en recueillait des dizaines dans le quartier. Du temps de Brassens (ci-dessous), sa maison n’avait ni électricité, ni eau courante. Les maisons de la ruelle sont aujourd’hui peintes de couleur coquette. Derrière, la rue d’Alésia et sa circulation infernale. De tout côté, des barres d’immeubles. Il faut les mériter, maintenant, les coins de paradis.
</p><em>C'est une sorte de manant<br />
Un amoureux du tout venant<br />
Qui pourra chanter la chanson<br />
Du temps des cerises en toute saison</em><br />
<strong>(</strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4uwp4pTMhG8" title="Bécassine ">Bécassine</a> <strong>- Georges Brassens)</strong><br />
<br />
<p>
  <em>(1) : Le merle appelle, babille, flûte ou siffle. C'est la pie qui jacasse. Mais ce verbe me parait plus approprié.</em>
</p>
<p>
  La maison de l'impasse Florimont du temps de Brassens (Photo M. Jarnoux) et aujourd'hui (à gauche, avec le toit en pente)<br />
  <br />
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484ee31c7970c-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484ee31c7970c-500wi" alt="Brassens" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 362px; height: 548px;" /></a>
</p>
<p>
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c732c4970b-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c732c4970b-500wi" alt="24062010506" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 364px; height: 465px;" /></a>
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 11:16:28 +0200</pubDate>
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      <title>Le temps des cerises</title>
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      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Topalgic&nbsp; 100 mg : 1 comprimé/jour<br />
Myolastan&nbsp;50 mg: 1 comprimé/jour<br />
Paracétamol Teva&nbsp;: 1 comprimé si douleur<br />
Faire de l’exercice.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Il doit faire quelque chose</span></strong> comme 40°. Avec un t-shirt, un corset par dessus, et un autre T-shirt pour masquer cette carapace, c’est un temps idéal pour dégouliner de sueur. Mes 2 à 3 heures de balade quotidienne dans les rues de Paris sont désormais prescrits par la faculté.&nbsp; Une vague idée en tête, je prends le chemin des écoliers. Saturé par les gaz d’échappement, l’air du boulevard Pasteur empeste déjà l’ozone et le goudron fondu. Je m’échappe par la rue de l’Armorique. J’évite le trottoir de gauche, chauffé à blanc par le soleil vertical. Je longe lentement les murs du trottoir de droite, où la chaleur est juste moins cuisante. Je souffle un peu sous un porche frais. Tiens, on dirait des merles…<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Des merles ? Non ?</span></strong> A Paris&nbsp;? Mais oui, c’est bien ça, un «&nbsp;Chuck-chuck-chuck&nbsp;» reconnaissable entre mille. L’été, quand j’étais enfant, on les entendait jacasser (1) dans les cerisiers. Il fallait se battre avec eux pour qu’ils nous laissent un peu de bigarreaux et de cerises aigres. Les coups de becs de ces petits voleurs gourmands découpaient des triangles pointus dans la pulpe jaune des fruits, laissant les noyaux à découvert. Parfois, ils ne laissaient que la queue des cerises. Ils avaient tout gobés. Ils s’en iraient plus tard fienter et planter un cerisier par la même occasion.   <br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">En short et torse nu</span></strong>, on passait des journées entières à cueillir les cerises, à califourchon sur les branches, le ventre collant de gomme résineuse et noirci par l’écorce. En attendant de les manger crues ou en clafoutis, leurs noyaux pressés au bout des doigts se muaient en projectiles pour nous agacer entre frères ou dégommer les merles qui patientaient à distance, en nous surveillant, l’œil sur le côté, la tête penchée. On avait beau suspendre aux branches des masques de chat aux pupilles étincelantes, accrocher des bouts de papier brillant, fabriquer des épouvantails ressemblants, ils s’abattaient sur les cerisiers dès qu’on avait le dos tourné. Pour nous, l’orgie quotidienne des diverses variétés englouties, s’ajoutant à la chaleur caniculaire, se terminait en nuits tourmentées par des diarrhées et des vomissements.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c72ac5970b-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c72ac5970b-500wi" alt="24062010492" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 366px; height: 275px;" /></a></span></strong><strong><span style="color: #00407f;">Ce cerisier de la rue</span></strong> de l’Armorique donne des cerises aigres. Pas moyen d’en cueillir, elles sont pourtant mûres à point. Tant pis pour le clafoutis. Mes deux merles me narguent. Il me faudrait un chat pour leur apprendre à se moquer. Mais pas le moindre greffier dans ce petit coin de paradis, à deux pas de la gare Montparnasse. J’en connais un qui en a. Enfin, qui en avait, qui les adorait, de son vivant. C’est vers chez lui que j’allais. Je reprends ma balade sous le cagnard. Rue de la Procession, rue de Gergovie, rue de l’Ouest, rue de Villemain… Puis à droite dans la rue d’Alesia. C’est là, vers le 154.<br />
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  <strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484edef75970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484edef75970c-320wi" alt="Chat" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 180px; height: 135px;" /></a> Derrière une station</span></strong> d’essence BP, elle est bien cachée, <a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=9+Impasse+Florimont,+Paris&amp;sll=46.75984,1.738281&amp;sspn=9.364847,23.356934&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=9+Impasse+Florimont,+75014+Paris,+Ile-de-France&amp;z=16" title="Impasse Florimont Google maps">l’impasse Florimont</a>, où vécut Georges Brassens, de 1944 à 1966. Au 7, exactement. Il est devenu le 9. Sur le toit de cette petite masure, il y a trois chats. Ils ne chasseront pas les merles, ceux-là. Ils sont en terre cuite, sculptés en hommage au chanteur qui les aimait tant, et à Jeanne Planche, sa logeuse, qui en recueillait des dizaines dans le quartier. Du temps de Brassens (ci-dessous), sa maison n’avait ni électricité, ni eau courante. Les maisons de la ruelle sont aujourd’hui peintes de couleur coquette. Derrière, la rue d’Alésia et sa circulation infernale. De tout côté, des barres d’immeubles. Il faut les mériter, maintenant, les coins de paradis.
</p><em>C'est une sorte de manant<br />
Un amoureux du tout venant<br />
Qui pourra chanter la chanson<br />
Du temps des cerises en toute saison</em><br />
<strong>(</strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4uwp4pTMhG8" title="Bécassine ">Bécassine</a> <strong>- Georges Brassens)</strong><br />
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  <em>(1) : Le merle appelle, babille, flûte ou siffle. C'est la pie qui jacasse. Mais ce verbe me parait plus approprié.</em>
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  La maison de l'impasse Florimont du temps de Brassens (Photo M. Jarnoux) et aujourd'hui (à gauche, avec le toit en pente)<br />
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  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484ee31c7970c-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484ee31c7970c-500wi" alt="Brassens" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 362px; height: 548px;" /></a>
</p>
<p>
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c732c4970b-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1c732c4970b-500wi" alt="24062010506" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 364px; height: 465px;" /></a>
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Fri, 25 Jun 2010 20:21:47 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>L&amp;apos;orthographe sans peine</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/Y5uxB79sSas/sans-pluriel.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">J'en apprends tous les jours</span></strong>. Je croyais qu’il existait une règle d’orthographe qui disait&nbsp;: quand on a zéro quelque chose, pas besoin que ce quelque chose soit au pluriel. Ainsi, j’écrivais <em>«j'ai fait une dictée sans faute»</em>, sans mettre de «s» à <em>«faute»</em>. Normal, me disais-je <em>in petto</em> et en moi-même parce qu’il n’y en avait pas. Il faut dire que je suis allé à bonne école. Moi qui était un enfant distrait, il m’arrivait d’oublier de mettre un «s» quand il en fallait un. Alors mon instit me démontait la tête en me postillonnant dessus&nbsp;: <em>«Il t’en faut combien de pommes pour que tu mettes un “s”»</em>, tout ça devant les copains hilares et incultes, ce qui n'est pas antinomique. Et quand il n’en fallait pas, c’était facile, car là, j’oubliais aussi. Zéro plus zéro était égal à la tête à Toto, certes, mais pas besoin de me mettre la tête au carré pour me sentir obligé de mettre un «s» à tout bout de champ. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Je vais donc prendre des exemples pris avec des pubs courantes.<br />
<br />
<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aaf9d7970c-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aaf9d7970c-500wi" alt="18062010412" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 366px; height: 275px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">Considérons cette affiche</span></strong> de 30 millions d’amis, qui réclame "un été sans abandons". Vous noterez que si <em>«amis»</em> prend bien un «s» car il y en a 30 millions, <em>«abandon»</em> devrait logiquement, pour moi, être au singulier. Eh bien non, comme on le verra plus loin. Oui je sais, j’ai mis <em>«réclame»</em> à la 3e personne du singulier. Ce ne sont pas <em>«30 millions&nbsp;d’amis»</em> qui réclament, c’est l’association qui le fait et elle est toute seule. Ne cherchez pas la petite bête, il n’y en pas, ni au singulier ni au pluriel. Donc, si j’essaie de comprendre l’intention linguistique de l’association toute seule, c’est qu’elle ne veut pas qu’il y ait plusieurs abandons au cours du prochain été. CQFD. Cela dit, mon esprit fertile a imaginé une suite imprévue&nbsp;: la petite Léa attachée à l’arbre de l’aire d’autoroute et le chien Benji (tu parles d’un nom…), en train de pleurnicher à l’arrière de la voiture qui se barre et devant, les parents sans cœur (au singulier) qui font comme si de rien n’était en se disant que demain, le chien aura oublié… C’est vrai que ça prend de la place, des enfants. Les chiens nous en réclament, on finit par céder. Au début, c’est tout mignon, mais après, ça grandit, il faut les faire pisser le soir avant de se coucher, et on est coincé quand on veut partir en vacances. Et les chiens ne s'en occupent plus. Et personne ne veut nous les garder.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aafb71970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aafb71970c-320wi" alt="0433" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 164px; height: 246px;" /></a> Mais là où ça se gâte</span></strong>, c’est avec Coca Cola. Les canettes de Coca Light sont, je cite, <em>«sans sucres»</em> et <em>«sans calorie»</em>, fin de citation. Si j’essaie de me mettre à la place des chefs de produit qui ont pondu cette curiosité orthographique, cela voudrait dire qu’il n’y aurait pas plusieurs sucres dans ce Coca Light. Commercialement parlant, ça veut dire aussi que ça fait beaucoup de choses en moins. Ben oui, ils mettent un «s» pour dire que grâce à cette société soucieuse de votre équilibre, vous évitez d’avaler plusieurs sucres. Oui, mais pourquoi mettre calorie au singulier. Car là (Bruni), on n’a pas un nom commun (sucre) mais une unité de mesure, comme des mètres de boudin ou des kilos de sucre (au singulier). Donc, si on suit leur schéma mental tarabiscoté, on aurait dû accorder également.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">J’entends déjà certains internautes</span></strong> qui me disent <em>«Oui, bon tout ça c’est bien joli, monsieur le raisonneur. Mais quelle est la règle&nbsp;?»</em>. La voilà&nbsp;: on met un mot au pluriel après <em>«sans»</em> si on sait que quand il y en a, il y en a forcément plusieurs. Le temps de prendre un Doliprane et je m’explique, pas la peine de commencer à me balancer vos gommes dans le dos. Un pull sans manches, on met un «s» car il y en a forcément deux... Quand il y en a... Sauf dans des cas de configuration physique particulière, qui ne valent pas qu’on fasse exception à la règle. C’est comme pour les gants sans doigts que tricote Thérèse pour les petits lépreux. Mais là, je m’égare. Donc contrairement à ce que je disais plus haut, <em>«J’ai fait une dictée sans fautes»</em> s’écrit avec un «s», car on suppose qu’il y en a en général plusieurs. Donc, <em>«un été sans abandons»</em>, c’est juste. On sait qu’il en a d’habitude plusieurs, des chiens et des enfants attachés aux arbres, chaque été. Et on voudrait qu’il n’y en ait plus du tout. C’est clair.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f18329e6970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f18329e6970b-320wi" alt="Imagesburning-20sensation" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 122px; height: 175px;" /></a> Alors, quand on dit</span></strong> <em>«sans sucres»</em>, c’est qu’il y en a plusieurs, dans les autres boissons qui ne sont pas sans sucres. Elles ont plusieurs sucres, donc. Mais quoi&nbsp;? Plusieurs morceaux de sucre&nbsp;? Ou plusieurs sortes de sucres&nbsp;? Là, ça commence par être tiré par les cheveux. Surtout quand on sait les merdes qu’ils mettent pour remplacer le sucre, style l’asparthame… Et puis j’ai bien regardé, <em>«sans calorie»</em>, ça finit par être légèrement mensonger. Il y a en fait 0,3 calorie pour 100 ml. Donc 3 calories pour 1 litre. Donc là, il faudrait non seulement mettre un «s» à calorie, mais ne pas mettre <em>«sans»</em> devant dès lors qu’on a une bouteille d’un litre ou plus. Je vais aller acheter une bouteille d’un litre de Coca Light pour vérifier s’il n’y a pas écrit <em>«sans calorie»</em> quand même. Et si c’est écrit, je reviens sans bouteille. Sans «s», car d’habitude, je n’en achète qu’une seule.<br />
<br />
<strong><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1832a4b970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1832a4b970b-120wi" alt="Histoiressansparoles" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Petit exercice pour finir&nbsp;: «s» ou pas «s»&nbsp;?</strong><br />
- Le dernier livre de Marc Lévy est sans intérêt(s)<br />
- Les sans-abri(s) sont des sans-domicile(s)-fixe(s), parfois des sans-papier(s)<br />
- Je fais l’amour sans préservatif(s)<br />
- L’équipe de France de Football est une équipe sans histoire(s)<br />
- J’adorais l’émission «Histoire sans parole(s)»<br />
<br />
Les 5 premiers à donner les bonnes réponses gagneront une canette de Coca sans sucres, sans calorie, sans apastharme, sans eau, sans gaz et sans électricité.<br />
<br />
Je ramasse les copies demain. Sans faute(s).
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Mon, 21 Jun 2010 16:41:56 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12584173</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'orthographe sans peine</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/Y5uxB79sSas/sans-pluriel.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">J'en apprends tous les jours</span></strong>. Je croyais qu’il existait une règle d’orthographe qui disait&nbsp;: quand on a zéro quelque chose, pas besoin que ce quelque chose soit au pluriel. Ainsi, j’écrivais <em>«j'ai fait une dictée sans faute»</em>, sans mettre de «s» à <em>«faute»</em>. Normal, me disais-je <em>in petto</em> et en moi-même parce qu’il n’y en avait pas. Il faut dire que je suis allé à bonne école. Moi qui était un enfant distrait, il m’arrivait d’oublier de mettre un «s» quand il en fallait un. Alors mon instit me démontait la tête en me postillonnant dessus&nbsp;: <em>«Il t’en faut combien de pommes pour que tu mettes un “s”»</em>, tout ça devant les copains hilares et incultes, ce qui n'est pas antinomique. Et quand il n’en fallait pas, c’était facile, car là, j’oubliais aussi. Zéro plus zéro était égal à la tête à Toto, certes, mais pas besoin de me mettre la tête au carré pour me sentir obligé de mettre un «s» à tout bout de champ. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Je vais donc prendre des exemples pris avec des pubs courantes.<br />
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<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aaf9d7970c-pi" style="float: left;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aaf9d7970c-500wi" alt="18062010412" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 366px; height: 275px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">Considérons cette affiche</span></strong> de 30 millions d’amis, qui réclame "un été sans abandons". Vous noterez que si <em>«amis»</em> prend bien un «s» car il y en a 30 millions, <em>«abandon»</em> devrait logiquement, pour moi, être au singulier. Eh bien non, comme on le verra plus loin. Oui je sais, j’ai mis <em>«réclame»</em> à la 3e personne du singulier. Ce ne sont pas <em>«30 millions&nbsp;d’amis»</em> qui réclament, c’est l’association qui le fait et elle est toute seule. Ne cherchez pas la petite bête, il n’y en pas, ni au singulier ni au pluriel. Donc, si j’essaie de comprendre l’intention linguistique de l’association toute seule, c’est qu’elle ne veut pas qu’il y ait plusieurs abandons au cours du prochain été. CQFD. Cela dit, mon esprit fertile a imaginé une suite imprévue&nbsp;: la petite Léa attachée à l’arbre de l’aire d’autoroute et le chien Benji (tu parles d’un nom…), en train de pleurnicher à l’arrière de la voiture qui se barre et devant, les parents sans cœur (au singulier) qui font comme si de rien n’était en se disant que demain, le chien aura oublié… C’est vrai que ça prend de la place, des enfants. Les chiens nous en réclament, on finit par céder. Au début, c’est tout mignon, mais après, ça grandit, il faut les faire pisser le soir avant de se coucher, et on est coincé quand on veut partir en vacances. Et les chiens ne s'en occupent plus. Et personne ne veut nous les garder.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aafb71970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e2013484aafb71970c-320wi" alt="0433" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 164px; height: 246px;" /></a> Mais là où ça se gâte</span></strong>, c’est avec Coca Cola. Les canettes de Coca Light sont, je cite, <em>«sans sucres»</em> et <em>«sans calorie»</em>, fin de citation. Si j’essaie de me mettre à la place des chefs de produit qui ont pondu cette curiosité orthographique, cela voudrait dire qu’il n’y aurait pas plusieurs sucres dans ce Coca Light. Commercialement parlant, ça veut dire aussi que ça fait beaucoup de choses en moins. Ben oui, ils mettent un «s» pour dire que grâce à cette société soucieuse de votre équilibre, vous évitez d’avaler plusieurs sucres. Oui, mais pourquoi mettre calorie au singulier. Car là (Bruni), on n’a pas un nom commun (sucre) mais une unité de mesure, comme des mètres de boudin ou des kilos de sucre (au singulier). Donc, si on suit leur schéma mental tarabiscoté, on aurait dû accorder également.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">J’entends déjà certains internautes</span></strong> qui me disent <em>«Oui, bon tout ça c’est bien joli, monsieur le raisonneur. Mais quelle est la règle&nbsp;?»</em>. La voilà&nbsp;: on met un mot au pluriel après <em>«sans»</em> si on sait que quand il y en a, il y en a forcément plusieurs. Le temps de prendre un Doliprane et je m’explique, pas la peine de commencer à me balancer vos gommes dans le dos. Un pull sans manches, on met un «s» car il y en a forcément deux... Quand il y en a... Sauf dans des cas de configuration physique particulière, qui ne valent pas qu’on fasse exception à la règle. C’est comme pour les gants sans doigts que tricote Thérèse pour les petits lépreux. Mais là, je m’égare. Donc contrairement à ce que je disais plus haut, <em>«J’ai fait une dictée sans fautes»</em> s’écrit avec un «s», car on suppose qu’il y en a en général plusieurs. Donc, <em>«un été sans abandons»</em>, c’est juste. On sait qu’il en a d’habitude plusieurs, des chiens et des enfants attachés aux arbres, chaque été. Et on voudrait qu’il n’y en ait plus du tout. C’est clair.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f18329e6970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f18329e6970b-320wi" alt="Imagesburning-20sensation" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 122px; height: 175px;" /></a> Alors, quand on dit</span></strong> <em>«sans sucres»</em>, c’est qu’il y en a plusieurs, dans les autres boissons qui ne sont pas sans sucres. Elles ont plusieurs sucres, donc. Mais quoi&nbsp;? Plusieurs morceaux de sucre&nbsp;? Ou plusieurs sortes de sucres&nbsp;? Là, ça commence par être tiré par les cheveux. Surtout quand on sait les merdes qu’ils mettent pour remplacer le sucre, style l’asparthame… Et puis j’ai bien regardé, <em>«sans calorie»</em>, ça finit par être légèrement mensonger. Il y a en fait 0,3 calorie pour 100 ml. Donc 3 calories pour 1 litre. Donc là, il faudrait non seulement mettre un «s» à calorie, mais ne pas mettre <em>«sans»</em> devant dès lors qu’on a une bouteille d’un litre ou plus. Je vais aller acheter une bouteille d’un litre de Coca Light pour vérifier s’il n’y a pas écrit <em>«sans calorie»</em> quand même. Et si c’est écrit, je reviens sans bouteille. Sans «s», car d’habitude, je n’en achète qu’une seule.<br />
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<strong><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1832a4b970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f1832a4b970b-120wi" alt="Histoiressansparoles" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Petit exercice pour finir&nbsp;: «s» ou pas «s»&nbsp;?</strong><br />
- Le dernier livre de Marc Lévy est sans intérêt(s)<br />
- Les sans-abri(s) sont des sans-domicile(s)-fixe(s), parfois des sans-papier(s)<br />
- Je fais l’amour sans préservatif(s)<br />
- L’équipe de France de Football est une équipe sans histoire(s)<br />
- J’adorais l’émission «Histoire sans parole(s)»<br />
<br />
Les 5 premiers à donner les bonnes réponses gagneront une canette de Coca sans sucres, sans calorie, sans apastharme, sans eau, sans gaz et sans électricité.<br />
<br />
Je ramasse les copies demain. Sans faute(s).
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sun, 20 Jun 2010 15:24:41 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Voyage immobile</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/hogX_BD-NdM/voyage-immobile.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">J</span></strong><strong><span style="color: #00407f;">’ai posé l’ordinateur</span></strong> sur mon ventre, je l’ai surélevé avec une boite de tisanes, j’ai incliné l’écran. Ce n’est pas des plus pratiques, mais c’est tout ce que j’ai trouvé pour continuer à écrire sur le lit où je dois rester immobile. En attendant le corset, carcan qui me rendra le mouvement. J’aurais alors trois positions&nbsp;: debout, couché ou assis sur un tabouret haut. Pendant trois mois, je vais être marcheur, dormeur, ou pilier de bar.<br />
<br />
<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5ed9970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5ed9970c-320wi" alt="H-3-1809059-1259145682" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 170px; height: 113px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">La salle d’attente</span></strong> des urgences du CHU de Caen était pleine de brancards. Un dimanche après-midi classique. Perte de connaissance, fracture du col du fémur, accident de la route. Il y avait un adolescent anglais qui s’est fait une énorme entorse. Il était avec son père et son frère, tous deux éberlués par cette promiscuité de grabataires et perdus dans un système hospitalier déconcertant. Moi, je fais partie des accidentés saisonniers. En mai et juin, les hommes sortent les tondeuses à gazon ou montent sur les toits réparer les dégâts de l’hiver.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">On m’a transporté</span></strong> dans une coquille, avec une minerve. Les pompiers ont appelé du renfort pour me soulever à cinq. Les infirmiers des urgences, des grands costauds, s’y sont mis à cinq pour me retourner sur le dos sans dommage. Mon champ de vision est passé du sol au ciel. Des enfilades de couloirs vers la radio, je ne vois que les fluos des plafonds. On laisse différents services vers la droite ou la gauche&nbsp;: “Traumatologie”, “Orthopédie”, “Neurochirurgie”... Pas de “Sortie”, apparemment.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">La radiologue est le genre</span></strong> de femme à qui on ne réplique pas. Quand elle me demande de passer de mon brancard à la table de radiologie, je m’exécute en me tortillant sur le dos. Je ne comprends pas pourquoi les pompiers se sont décarcassés à me soulever avec mille précautions. Elle doit être au courant de mon état, ça me rassure. Je hurle quand même, mais c’est parce que je dois être douillet. De retour aux urgences, on me communique le diagnostic&nbsp;: fracture et tassement de la vertèbre L1. Ce sont les pompiers qui avaient raison&nbsp;: pas bouger.<br />
<p>
  <strong><span style="color: #00407f;">J’ai fait le malin</span></strong>, au début. Il n’y a vraiment pas de quoi, quand on prend des risques inconsidérés, et qu’on tombe d'un toit en ayant le choix entre la pelouse et la petite chaise. Je me lavais presque tout seul, je mangeais dans le lit en position presque assise, j’ai même lavé mes pieds. Au bout de deux jours, on m’a demandé de me calmer. Maintenant, on me lave, on m’habille, je bois mon café au lait avec une paille, la tête sur le côté. J’ai juste le droit de conserver ma pudeur en me réservant la “petite toilette”.
</p>
<p>
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f0e3e419970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f0e3e419970b-320wi" alt="France-Caen-Hopital-3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 182px; height: 120px;" /></a><strong><span style="color: #00407f;">Les infirmières de nuit</span></strong> alternent&nbsp;: 2 jours, 3 jours, 2 jours… Celles qui m’avaient accueilli le dimanche soir étaient des pros. Deux belles femmes d’une cinquantaine d’années, posées, fermes et rassurantes.&nbsp; Elles ont passé un peu de temps avec moi, ont rangé mes affaires, m’ont bordé… La nuit suivante, un autre duo a pris le relais. Quand je sonne, elles me parlent à l’interphone de la chambre. Condamné à l’immobilité, je veux des choses très banales&nbsp;: me laver les dents, remonter ma couverture... Je me fais sévèrement enguirlander. Je dois les déranger&nbsp;: des soins à faire, une séance de mots fléchés, allez savoir. Je veux une tisane&nbsp;? Et puis quoi encore&nbsp;? Je ne les vois qu’une fois à 21h30. Ensuite, on part pour la nuit qui dure jusqu’à 7 heures du matin. Le retour de mes deux infirmières du dimanche, deux soirs plus tard, sonne comme une délivrance. Une tisane&nbsp;? Bien sûr&nbsp;! Dans un bol ou dans une tasse&nbsp;?
</p><strong><span style="color: #00007f;">Tout le petit monde</span></strong> de l’hôpital discute en travaillant. Je les entends parler au dehors de la chambre&nbsp;: <em>«Salut Jacky, t’as une mine insolente&nbsp;!»</em>, <em>«Annick, y a une perf qui est finie en 304»</em>, <em>«Viens on va lui faire sa toilette. C’est une pile électrique, celui-là…»</em>. Quand elles entrent dans la chambre, elles continuent à discuter en s’occupant de moi. <em>«J’ai voulu changer avec Monique, pour qu’elle ait deux jours de suite de repos. Elle a dit non. Qu’est-ce que ça peut lui faire&nbsp;?»</em> <em>«Ma Twingo démarre plus. C’est Jean-Michel qui m’a amenée…»</em> Je suis là, j’écoute, je regarde, comme un petit enfant qui suit les conversations des grands.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Mon portable</span></strong> est mon lien avec mes amis, ma famille, le boulot. Ça m’occupe et pendant ce temps-là, je ne pense pas à me lever. Je suis en train de téléphoner quand une infirmière entre sans mot dire, me colle une seringue à piston sur le ventre et m’expédie une dose d’anticoagulant vite fait bien fait. Ça me brûle, je pousse un cri. Mon correspondant me demande ce qui se passe. <em>«Je viens de me prendre une piqûre dans le bide…»</em>. La veille, une jeune infirmière était entrée avec une sorte de pistolet qu’elle m’a collé sur la tempe. J’ai eu un geste de défense. C’était pour me prendre la température dans l’oreille.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Le meilleur moment</span></strong> de la journée, c’est le matin. J’ai macéré toute la nuit sur le dos, dans la sueur, les draps froissés, dans le creux du matelas formé par le poids de mon corps. Avec quelques gouttes d’urine en supplément, car il n’est pas facile de pisser entièrement allongé, même dans un Urinal. A 10 heures après mon petit déjeuner, mes médocs qui calment la douleur, je suis lavé, séché. On change mes draps et ma taie d’oreiller en me roulant doucement d’un côté sur l’autre. On change mon T-shirt, mon slip, on me borde. Je suis dans des draps frais. Je ne bouge plus, je suis bien, même avec un corset. Je comprends les sourires des bébés qu’on vient d’emmailloter.<br />
<br />
<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5a98970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5a98970c-320wi" alt="Gaston_le_lit_voiture-GASTON_LAGAFFE-1240082094" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 173px; height: 137px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">Comme je ne dois pas</span></strong> bouger, on ne me met pas sur un brancard quand je dois aller faire une radio. On emmène carrément mon lit. Je suis transporté dans le lit-voiture de Gaston Lagaffe, c’est très jouissif. Le lit est très lourd, même sur roulettes. L’infirmier est un hercule barbu. Arrivé dans l’espace devant les six ascenseurs qui encadrent le palier, il met le lit en rotation d’une poussée et le lâche, comme on le fait avec un chariot de supermarché. Je vois les fluos au plafond qui tournent en rond. Puis il me récupère quand le lit arrive en face de bon ascenseur. Ce costaud est un artiste.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Elle est entrée</span></strong> nettoyer ma chambre. Elle scrute de son regard noir, et cherche le contact des yeux, tout en passant la serpillère. Comme je suis coincé sur le dos, je ne la vois qu’un peu à gauche et à droite. Le reste est en angle mort. Je lui raconte mes petits bonheurs et malheurs de la semaine… Je sens son empathie, réelle. Elle dit <em>«Il faut regarder, il se passe toujours des choses…»</em> J’ai soulevé un œil, signe d’un profond intérêt… <em>«Moi, je regarde, je discute, j’essaie de comprendre ce que je vois. Et le soir, j’écris tout ça dans un cahier. Depuis des années. Mon mari me dispute. Il me dit «Encore à écrire tes trucs…» Il ne comprend pas, mais moi, ça me fait du bien… Je suis à la retraite dans cinq mois. Je mettrai tout ça au propre…»</em> Je suis fasciné par cette petite femme simple, profonde. Je lui dis qu’elle devrait ouvrir un blog pour faire partager tout ça. <em>«Oh, je devrais. Mais je ne sais pas taper. Je préfère encore mes cahiers. »</em> Je veux bien lui acheter les droits, quand je serai debout.<br />
<p>
  <strong><span style="color: #00407f;">Je suis transporté</span></strong> en neurochirurgie. Tout est propre, pimpant, rangé, organisé. Les infirmières sont cools, gentilles et pleines d’humours. Les neurochirurgiens sont des beaux gosses barbus ou des jeunes blondes magnifiques, blouses ouvertes. Tous mûrs pour tourner un film. J’ai changé d’univers. Quel dommage que je ne sois pas venu ici plus tôt. Pour moi, ça sent la fin, je suis content, je vais rentrer à Paris. L'ambulance vient me chercher demain, mon voyage immobile tire à sa fin… Je suis seul, pas pour longtemps. Arrive un autre patient sur un brancard. Depuis quinze jours, il a des maux de tête épouvantables, à se taper la tête contre les murs. Il a aussi un strabisme divergent qui s’est formé récemment. Il vient de passer un scanner. Sa famille vient le voir. Sa femme pleure. Ses filles le rassurent. Il a de quoi être angoissé&nbsp;: abcès ou tumeur, ce méchant agglomérat qu’on a détecté dans son cerveau&nbsp;? Il doit passer une IRM. Beaucoup de médecins viennent le voir, on se prépare pour une intervention, selon les résultats. Il me dit qu’il a 46 ans. Il sait que l’issue peut être fatale. <em>«Que ça marche ou que ça rate, je m’en fous. Il faut qu’on m’opère. J’ai trop mal»</em>.
</p>
<p>
  <em><strong>Illustrations</strong> : IMG, DR</em>
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sat, 12 Jun 2010 18:53:52 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12552563</guid>
    </item>
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      <title>Voyage immobile</title>
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      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">J</span></strong><strong><span style="color: #00407f;">’ai posé l’ordinateur</span></strong> sur mon ventre, je l’ai surélevé avec une boite de tisanes, j’ai incliné l’écran. Ce n’est pas des plus pratiques, mais c’est tout ce que j’ai trouvé pour continuer à écrire sur le lit où je dois rester immobile. En attendant le corset, carcan qui me rendra le mouvement. J’aurais alors trois positions&nbsp;: debout, couché ou assis sur un tabouret haut. Pendant trois mois, je vais être marcheur, dormeur, ou pilier de bar.<br />
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<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5ed9970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5ed9970c-320wi" alt="H-3-1809059-1259145682" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 170px; height: 113px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">La salle d’attente</span></strong> des urgences du CHU de Caen était pleine de brancards. Un dimanche après-midi classique. Perte de connaissance, fracture du col du fémur, accident de la route. Il y avait un adolescent anglais qui s’est fait une énorme entorse. Il était avec son père et son frère, tous deux éberlués par cette promiscuité de grabataires et perdus dans un système hospitalier déconcertant. Moi, je fais partie des accidentés saisonniers. En mai et juin, les hommes sortent les tondeuses à gazon ou montent sur les toits réparer les dégâts de l’hiver.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">On m’a transporté</span></strong> dans une coquille, avec une minerve. Les pompiers ont appelé du renfort pour me soulever à cinq. Les infirmiers des urgences, des grands costauds, s’y sont mis à cinq pour me retourner sur le dos sans dommage. Mon champ de vision est passé du sol au ciel. Des enfilades de couloirs vers la radio, je ne vois que les fluos des plafonds. On laisse différents services vers la droite ou la gauche&nbsp;: “Traumatologie”, “Orthopédie”, “Neurochirurgie”... Pas de “Sortie”, apparemment.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">La radiologue est le genre</span></strong> de femme à qui on ne réplique pas. Quand elle me demande de passer de mon brancard à la table de radiologie, je m’exécute en me tortillant sur le dos. Je ne comprends pas pourquoi les pompiers se sont décarcassés à me soulever avec mille précautions. Elle doit être au courant de mon état, ça me rassure. Je hurle quand même, mais c’est parce que je dois être douillet. De retour aux urgences, on me communique le diagnostic&nbsp;: fracture et tassement de la vertèbre L1. Ce sont les pompiers qui avaient raison&nbsp;: pas bouger.<br />
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  <strong><span style="color: #00407f;">J’ai fait le malin</span></strong>, au début. Il n’y a vraiment pas de quoi, quand on prend des risques inconsidérés, et qu’on tombe d'un toit en ayant le choix entre la pelouse et la petite chaise. Je me lavais presque tout seul, je mangeais dans le lit en position presque assise, j’ai même lavé mes pieds. Au bout de deux jours, on m’a demandé de me calmer. Maintenant, on me lave, on m’habille, je bois mon café au lait avec une paille, la tête sur le côté. J’ai juste le droit de conserver ma pudeur en me réservant la “petite toilette”.
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  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f0e3e419970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133f0e3e419970b-320wi" alt="France-Caen-Hopital-3" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 182px; height: 120px;" /></a><strong><span style="color: #00407f;">Les infirmières de nuit</span></strong> alternent&nbsp;: 2 jours, 3 jours, 2 jours… Celles qui m’avaient accueilli le dimanche soir étaient des pros. Deux belles femmes d’une cinquantaine d’années, posées, fermes et rassurantes.&nbsp; Elles ont passé un peu de temps avec moi, ont rangé mes affaires, m’ont bordé… La nuit suivante, un autre duo a pris le relais. Quand je sonne, elles me parlent à l’interphone de la chambre. Condamné à l’immobilité, je veux des choses très banales&nbsp;: me laver les dents, remonter ma couverture... Je me fais sévèrement enguirlander. Je dois les déranger&nbsp;: des soins à faire, une séance de mots fléchés, allez savoir. Je veux une tisane&nbsp;? Et puis quoi encore&nbsp;? Je ne les vois qu’une fois à 21h30. Ensuite, on part pour la nuit qui dure jusqu’à 7 heures du matin. Le retour de mes deux infirmières du dimanche, deux soirs plus tard, sonne comme une délivrance. Une tisane&nbsp;? Bien sûr&nbsp;! Dans un bol ou dans une tasse&nbsp;?
</p><strong><span style="color: #00007f;">Tout le petit monde</span></strong> de l’hôpital discute en travaillant. Je les entends parler au dehors de la chambre&nbsp;: <em>«Salut Jacky, t’as une mine insolente&nbsp;!»</em>, <em>«Annick, y a une perf qui est finie en 304»</em>, <em>«Viens on va lui faire sa toilette. C’est une pile électrique, celui-là…»</em>. Quand elles entrent dans la chambre, elles continuent à discuter en s’occupant de moi. <em>«J’ai voulu changer avec Monique, pour qu’elle ait deux jours de suite de repos. Elle a dit non. Qu’est-ce que ça peut lui faire&nbsp;?»</em> <em>«Ma Twingo démarre plus. C’est Jean-Michel qui m’a amenée…»</em> Je suis là, j’écoute, je regarde, comme un petit enfant qui suit les conversations des grands.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Mon portable</span></strong> est mon lien avec mes amis, ma famille, le boulot. Ça m’occupe et pendant ce temps-là, je ne pense pas à me lever. Je suis en train de téléphoner quand une infirmière entre sans mot dire, me colle une seringue à piston sur le ventre et m’expédie une dose d’anticoagulant vite fait bien fait. Ça me brûle, je pousse un cri. Mon correspondant me demande ce qui se passe. <em>«Je viens de me prendre une piqûre dans le bide…»</em>. La veille, une jeune infirmière était entrée avec une sorte de pistolet qu’elle m’a collé sur la tempe. J’ai eu un geste de défense. C’était pour me prendre la température dans l’oreille.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Le meilleur moment</span></strong> de la journée, c’est le matin. J’ai macéré toute la nuit sur le dos, dans la sueur, les draps froissés, dans le creux du matelas formé par le poids de mon corps. Avec quelques gouttes d’urine en supplément, car il n’est pas facile de pisser entièrement allongé, même dans un Urinal. A 10 heures après mon petit déjeuner, mes médocs qui calment la douleur, je suis lavé, séché. On change mes draps et ma taie d’oreiller en me roulant doucement d’un côté sur l’autre. On change mon T-shirt, mon slip, on me borde. Je suis dans des draps frais. Je ne bouge plus, je suis bien, même avec un corset. Je comprends les sourires des bébés qu’on vient d’emmailloter.<br />
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<a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5a98970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134840e5a98970c-320wi" alt="Gaston_le_lit_voiture-GASTON_LAGAFFE-1240082094" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 173px; height: 137px;" /></a> <strong><span style="color: #00407f;">Comme je ne dois pas</span></strong> bouger, on ne me met pas sur un brancard quand je dois aller faire une radio. On emmène carrément mon lit. Je suis transporté dans le lit-voiture de Gaston Lagaffe, c’est très jouissif. Le lit est très lourd, même sur roulettes. L’infirmier est un hercule barbu. Arrivé dans l’espace devant les six ascenseurs qui encadrent le palier, il met le lit en rotation d’une poussée et le lâche, comme on le fait avec un chariot de supermarché. Je vois les fluos au plafond qui tournent en rond. Puis il me récupère quand le lit arrive en face de bon ascenseur. Ce costaud est un artiste.<br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Elle est entrée</span></strong> nettoyer ma chambre. Elle scrute de son regard noir, et cherche le contact des yeux, tout en passant la serpillère. Comme je suis coincé sur le dos, je ne la vois qu’un peu à gauche et à droite. Le reste est en angle mort. Je lui raconte mes petits bonheurs et malheurs de la semaine… Je sens son empathie, réelle. Elle dit <em>«Il faut regarder, il se passe toujours des choses…»</em> J’ai soulevé un œil, signe d’un profond intérêt… <em>«Moi, je regarde, je discute, j’essaie de comprendre ce que je vois. Et le soir, j’écris tout ça dans un cahier. Depuis des années. Mon mari me dispute. Il me dit «Encore à écrire tes trucs…» Il ne comprend pas, mais moi, ça me fait du bien… Je suis à la retraite dans cinq mois. Je mettrai tout ça au propre…»</em> Je suis fasciné par cette petite femme simple, profonde. Je lui dis qu’elle devrait ouvrir un blog pour faire partager tout ça. <em>«Oh, je devrais. Mais je ne sais pas taper. Je préfère encore mes cahiers. »</em> Je veux bien lui acheter les droits, quand je serai debout.<br />
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  <strong><span style="color: #00407f;">Je suis transporté</span></strong> en neurochirurgie. Tout est propre, pimpant, rangé, organisé. Les infirmières sont cools, gentilles et pleines d’humours. Les neurochirurgiens sont des beaux gosses barbus ou des jeunes blondes magnifiques, blouses ouvertes. Tous mûrs pour tourner un film. J’ai changé d’univers. Quel dommage que je ne sois pas venu ici plus tôt. Pour moi, ça sent la fin, je suis content, je vais rentrer à Paris. L'ambulance vient me chercher demain, mon voyage immobile tire à sa fin… Je suis seul, pas pour longtemps. Arrive un autre patient sur un brancard. Depuis quinze jours, il a des maux de tête épouvantables, à se taper la tête contre les murs. Il a aussi un strabisme divergent qui s’est formé récemment. Il vient de passer un scanner. Sa famille vient le voir. Sa femme pleure. Ses filles le rassurent. Il a de quoi être angoissé&nbsp;: abcès ou tumeur, ce méchant agglomérat qu’on a détecté dans son cerveau&nbsp;? Il doit passer une IRM. Beaucoup de médecins viennent le voir, on se prépare pour une intervention, selon les résultats. Il me dit qu’il a 46 ans. Il sait que l’issue peut être fatale. <em>«Que ça marche ou que ça rate, je m’en fous. Il faut qu’on m’opère. J’ai trop mal»</em>.
</p>
<p>
  <em><strong>Illustrations</strong> : IMG, DR</em>
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sat, 12 Jun 2010 16:36:29 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Prisonnier des g&#233;ants</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/rKciinjkFZ4/prisonnier-des-g%C3%A9ants-.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Chaud, apaisant, le soleil filtre dans un carré de feuillage et caresse ma peau. La joue droite dans le gazon, je me cramponne de toutes mes forces aux touffes d’herbe. Des morceaux de rêve s’intercalent dans ma conscience. La dernière fois que j’ai regardé ma montre, il était presque midi. Maintenant, ça n’a plus d’importance. Je suis comme coincé en haut d’un mur d’escalade, sur un sol vertical. Répartir mon poids d’une jambe à l’autre, d’un bras à l’autre, pour les soulager. Ne pas réfléchir, ne pas penser à l’ankylose qui va gagner, au moment où je lâcherai. Je partirai alors en arrière dans l’infini… Rêver au bruit des vagues, aux petits matins, aux tables qu’on sort aux terrasses des cafés...<br />
<br />
Mon bras gauche est envahi de moucherons minuscules, petits points noirs bondissants. Je n’ose pas souffler pour qu’ils s’envolent, de peur de décoller ma poitrine du sol. Je sens des piqûres brûlantes sur mon ventre. Un nid de fourmis rouges, sûrement. D’habitude, je les écrase, mais là, tant pis, qu’elles se repaissent ! Je ne vais pas lâcher ma prise pour quelques dizaines d’insectes virulents.&nbsp;<br />
<br />
Mon visage est enfoui dans l’herbe mouillée, et pourtant j’ai bien chaud. Je suis blotti comme un enfant qui fait la sieste, sous sa couette à motifs… Je dors et je rêve, je rêve que je dors. Ne pas penser au ciel profond qui me tend les bras, dans mon dos. J’imagine les nuages que je vais traverser en hurlant. L’oreille collée au sol, j’entends un galop de jeunes poulains.<br />
<br />
Un géant s’est approché de moi. Je ne l’ai pas entendu venir. Il va m’écraser sous les épaisses semelles de cuir… Non, il me lance un rassurant « Bonjour, Monsieur ! Comment ça va ? ». Je ne sais pas. Pas trop mal, sauf cette barre qui me cisaille les reins. Je reste crispé sur mon herbe, terrorisé à l’idée de m’envoler à l’envers. Il me demande mon nom, si je sais quel jour on est. C’est une cour de récréation, alors ? On joue aux devinettes ? Il m’interroge en pinçant mes mollets : «Ça, c’est quelle jambe ?». J’ai bien répondu, il a l’air satisfait… Une ombre passe derrière moi et fixe une sorte de pince à linge sur mon index. Le géant lance des ordres brefs. Je ne cherche pas à comprendre, je me concentre de toutes mes forces pour ne pas lâcher prise. D’autres géants le rejoignent et m’entourent, perpendiculaires à la prairie alors que je suis collé comme un perdu à la surface de ce globe gigantesque. Le premier Titan a l’air d’être le chef. On lui a dit « Mon lieutenant ».<br />
<br />
Ça y est, ils m’attrapent, ils soulèvent mon bras gauche. Je lutte sans bouger, je m’oppose sans rien dire. Je sens une grosse pression sur mon bras, ils serrent si fort que mon sang se bloque. J’ai maintenant une escouade autour de moi, je ne vois que leurs rangers. Deux paires s’accroupissent de chaque côté de ma tête. Des mains gantées la soulèvent délicatement. Je ne dois pas leur échapper en partant à la renverse, c’est pour ça qu’ils sont si précautionneux. Ils me passent une sorte de collier qui enserre mon cou. Je suis leur prisonnier. Mes mains se crispent une dernière fois sur l’herbe. Peine perdue, au moins cinq paires de mains m’attrapent par en dessous, me déposent à plat ventre sur un lit mal commode, rond et creux comme une gouttière. Je n’ai pas bougé pendant qu’ils me portaient. Ils calent mes bras le long de mon corps. Ils serrent des sangles par derrière, c’est fini, je ne tomberai plus. Roulé sur un chariot, j’étouffe, j’ai mal au cou. Ils m’emmènent. En passant, j’aperçois un bout de toit. C’est bizarre un toit, quand on le regarde en étant à l’horizontale : on dirait une falaise. Depuis que j’en suis tombé, tout à l’heure, rien n’est plus pareil.<br />
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Wed, 09 Jun 2010 10:48:50 +0200</pubDate>
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      <title>Prisonnier des g&#233;ants</title>
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        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Chaud, apaisant, le soleil filtre dans un carré de feuillage et caresse ma peau. La joue droite dans le gazon, je me cramponne de toutes mes forces aux touffes d’herbe. Des morceaux de rêve s’intercalent dans ma conscience. La dernière fois que j’ai regardé ma montre, il était presque midi. Maintenant, ça n’a plus d’importance. Je suis comme coincé en haut d’un mur d’escalade, sur un sol vertical. Répartir mon poids d’une jambe à l’autre, d’un bras à l’autre, pour les soulager. Ne pas réfléchir, ne pas penser à l’ankylose qui va gagner, au moment où je lâcherai. Je partirai alors en arrière dans l’infini… Rêver au bruit des vagues, aux petits matins, aux tables qu’on sort aux terrasses des cafés...<br />
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Mon bras gauche est envahi de moucherons minuscules, petits points noirs bondissants. Je n’ose pas souffler pour qu’ils s’envolent, de peur de décoller ma poitrine du sol. Je sens des piqûres brûlantes sur mon ventre. Un nid de fourmis rouges, sûrement. D’habitude, je les écrase, mais là, tant pis, qu’elles se repaissent ! Je ne vais pas lâcher ma prise pour quelques dizaines d’insectes virulents.&nbsp;<br />
<br />
Mon visage est enfoui dans l’herbe mouillée, et pourtant j’ai bien chaud. Je suis blotti comme un enfant qui fait la sieste, sous sa couette à motifs… Je dors et je rêve, je rêve que je dors. Ne pas penser au ciel profond qui me tend les bras, dans mon dos. J’imagine les nuages que je vais traverser en hurlant. L’oreille collée au sol, j’entends un galop de jeunes poulains.<br />
<br />
Un géant s’est approché de moi. Je ne l’ai pas entendu venir. Il va m’écraser sous les épaisses semelles de cuir… Non, il me lance un rassurant « Bonjour, Monsieur ! Comment ça va ? ». Je ne sais pas. Pas trop mal, sauf cette barre qui me cisaille les reins. Je reste crispé sur mon herbe, terrorisé à l’idée de m’envoler à l’envers. Il me demande mon nom, si je sais quel jour on est. C’est une cour de récréation, alors ? On joue aux devinettes ? Il m’interroge en pinçant mes mollets : «Ça, c’est quelle jambe ?». J’ai bien répondu, il a l’air satisfait… Une ombre passe derrière moi et fixe une sorte de pince à linge sur mon index. Le géant lance des ordres brefs. Je ne cherche pas à comprendre, je me concentre de toutes mes forces pour ne pas lâcher prise. D’autres géants le rejoignent et m’entourent, perpendiculaires à la prairie alors que je suis collé comme un perdu à la surface de ce globe gigantesque. Le premier Titan a l’air d’être le chef. On lui a dit « Mon lieutenant ».<br />
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Ça y est, ils m’attrapent, ils soulèvent mon bras gauche. Je lutte sans bouger, je m’oppose sans rien dire. Je sens une grosse pression sur mon bras, ils serrent si fort que mon sang se bloque. J’ai maintenant une escouade autour de moi, je ne vois que leurs rangers. Deux paires s’accroupissent de chaque côté de ma tête. Des mains gantées la soulèvent délicatement. Je ne dois pas leur échapper en partant à la renverse, c’est pour ça qu’ils sont si précautionneux. Ils me passent une sorte de collier qui enserre mon cou. Je suis leur prisonnier. Mes mains se crispent une dernière fois sur l’herbe. Peine perdue, au moins cinq paires de mains m’attrapent par en dessous, me déposent à plat ventre sur un lit mal commode, rond et creux comme une gouttière. Je n’ai pas bougé pendant qu’ils me portaient. Ils calent mes bras le long de mon corps. Ils serrent des sangles par derrière, c’est fini, je ne tomberai plus. Roulé sur un chariot, j’étouffe, j’ai mal au cou. Ils m’emmènent. En passant, j’aperçois un bout de toit. C’est bizarre un toit, quand on le regarde en étant à l’horizontale : on dirait une falaise. Depuis que j’en suis tombé, tout à l’heure, rien n’est plus pareil.<br />
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      <pubDate>Wed, 09 Jun 2010 10:48:50 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>La bande &#224; crampon</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/GblzS7lddnk/la-bande-%C3%A0-crampon.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><em><strong><span style="color: #00407f;">«Ha&nbsp;! Ha&nbsp;! Hu&nbsp;! Hu&nbsp;! H</span><span style="color: #00407f;">o</span></strong> ! On a super bien mangé. Trop bon, ton carré d'agneau, Ted. Et le Pessac, le p’tit Jésus en culotte de velours. Hein, Momone ? Allez, vas-y, raconte-nous encore une histoire drôle, une dernière, t’es trop drôle comme mec. Moi ch’sais pas les raconter.»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134817663b9970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134817663b9970c-320wi" alt="Vaissellesale" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 193px; height: 193px;" /></a> Houlà… Moi, la viande saoule</span></strong>, j’ai aucune envie de m’en trimballer ce soir. Ni demain. Ni jamais, d’ailleurs. Les hommes avinés qui ramènent leurs idées fixes pendant des heures en refoulant du goulot pire qu’une plaque d’égout, les femmes imbibées qui se marrent d’un rien, vous montrent leurs seins et veulent vous rouler des pelles dès que leur ivrogne de mari est tourné, tout ça ne me dit vraiment rien. J’ai juste envie de ranger le lave-vaisselle et d’aller me coucher.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Mais Dupont et Pondu</span></strong> s’incrustent lourdement, façon haltérophiles de l’insiste. C’est la bande à crampon, le duo sticker, le père et la mère Glu. Je ne vais pas m’en débarrasser comme ça. Ils vont restés scotchés. Je vais les retrouver demain, affalés sur le clic-clac, baignant dans une odeur de clopes, de chaussettes hors d’âge, de culotte sale et de vomi. Elle roupille à moitié en laissant tomber sa tête vers moi, sur le canapé. Et lui qui continue à me seriner sa chanson en boucle.<br />
<em>- «Vas-y, Ted, raconte à Momone l’histoire du pilote de ligne.»<br />
- «Non ben tu sais, elle est pas vraiment drôle et puis là je suis un peu fatigué.»<br />
- «Mais vas-y, rooooooh, fais pas ton timide&nbsp;!»<br />
- «Bon, mais après, vous vous barrez, parce que moi, je bosse demain…»<br />
- «Promis, juré, raaac, ptou, craché…»<br />
- «Merde, le parquet&nbsp;! T’es chiant, Carlos&nbsp;! Si je perds la caution à cause de toi, je t’arrache les yeux.»<br />
- «Ben allez raconte, et après on rentre, ‘ce pas, Momone&nbsp;?»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Momone est partie pour sa nuit</span></strong>. Elle me ronfle même dans le cou, en s’accrochant comme un bébé à ma chemise pour ne pas s’affaler complètement. C'est mignon tout plein, il y a même un filet de bave qui commence à lui couler de la bouche sur mon col blanc. Il faut absolument que je me débarrasse de ce couple infernal.<br />
<em>- «Ok, alors c’est un commandant de bord qui fait une annonce au micro&nbsp;: «Mesdames, messieurs, bienvenue à bord de ce vol Air France à destination de Los Angeles. Nous atteindrons notre destination dans 9 heures. » Et puis il raccroche son micro et balance, sans savoir que le micro est toujours ouvert&nbsp;: «Bon maintenant je prends un petit café et je me tape l’hôtesse de la classe Business.» L’hôtesse en question entend ça. Outrée, elle se rue vers le cockpit pour engueuler le commandant. Mais un passager l’arrête et lui dit&nbsp;: «Attendez, il n’a pas encore eu le temps de prendre son café…»</em><br />
&nbsp;<br />
<strong><span style="color: #00407f;">-</span></strong> <em><strong><span style="color: #00407f;">«Bon voilà, maintenant,</span></strong> on a bien ri, ha ha… Maintenant, les amis, désolé, mais cassos, vous prenez vos clic-clac... Enfin, je me comprends... Vous faites un tour de magie, vous disparaissez. Moi, je vais me coucher.»<br />
- «Excellent, hein Momone. Ch’te l’ai dit, Ted c’est un marrant. Ah moi les quiproquos, ça me fait pisser de rire. Tiens, sers-m’en un dernier, ça m’fera une occasion d’y retourner.»<br />
- «Chez toi&nbsp;? Cool…»<br />
- «Non, pisser. Suis ç'qu'on t'dit, t’es bourré ou quoi&nbsp;? Ah ma biche, ça me rappelle une fois, avant que je te connaisse, je ramène</em> <em>en voiture</em> <em>une meuf avec qui je sortais. On monte dans la caisse et là, tu sais ce qu’elle me dit, ark ark, trop drôle, j’en ris encore. Elle me demande «Tu t’attaches ?» Elle parlait de mettre la ceinture de sécurité. Et moi, j’ai cru qu’elle me demandait si des fois, je tombais amoureux quand j’étais avec une nana. Ark ark ark...»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">C’est la phrase de trop, Pépère</span>...</strong> La poivrôte sort soudain de sa torpeur, pire que si on lui avait branché une clé USB dans le cul.<br />
- <em>«Carlos, tu te fous de ma gueule&nbsp;?»<br />
- «Ben quoi, ma biche, qui c’est-y qu’y a&nbsp;?»</em><em><br />
- «Quand je t’ai connu, tu avais une R5 pourrie et il n’y avait pas de ceinture de sécurité dedans. Après, on a acheté TOUS LES DEUX la Megane qui en avait. C’est donc à ce moment-là que tu te l'es tapée, cette meuf. Saligaud ! Menteur ! Minable!<br />
- «Euh moins fort, mes voisins dorment...»<br />
- «Mais Momone, ch'te jure que non, c'est pas à ce moment-là. Promis, juré, craché, raaaac…»<br />
- «Non, déconne pas Carlos, mon parquet !!!!!»<br />
- «Appelle un taxi et rentre&nbsp;!»<br />
- «Mais Momone…»</em><em><br />
- «Fous-moi l’camp&nbsp;!»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Le débris alcoolisé</span></strong> sort lentement sa carcasse de mon appart. La porte blindée claque au bout du couloir. J'ai une éponge dans une main et deux bouteilles vides dans l'autre. Momone quitte ses escarpins et s’assied à genoux sur le clic-clac.<br />
<em>«C’était quoi ton histoire de pilote de ligne&nbsp;? Raconte... Mais d’abord, je veux bien un café…»</em>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sat, 22 May 2010 16:39:07 +0200</pubDate>
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      <title>La bande &#224; crampon</title>
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        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><em><strong><span style="color: #00407f;">«Ha&nbsp;! Ha&nbsp;! Hu&nbsp;! Hu&nbsp;! H</span><span style="color: #00407f;">o</span></strong> ! On a super bien mangé. Trop bon, ton carré d'agneau, Ted. Et le Pessac, le p’tit Jésus en culotte de velours. Hein, Momone ? Allez, vas-y, raconte-nous encore une histoire drôle, une dernière, t’es trop drôle comme mec. Moi ch’sais pas les raconter.»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134817663b9970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134817663b9970c-320wi" alt="Vaissellesale" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 193px; height: 193px;" /></a> Houlà… Moi, la viande saoule</span></strong>, j’ai aucune envie de m’en trimballer ce soir. Ni demain. Ni jamais, d’ailleurs. Les hommes avinés qui ramènent leurs idées fixes pendant des heures en refoulant du goulot pire qu’une plaque d’égout, les femmes imbibées qui se marrent d’un rien, vous montrent leurs seins et veulent vous rouler des pelles dès que leur ivrogne de mari est tourné, tout ça ne me dit vraiment rien. J’ai juste envie de ranger le lave-vaisselle et d’aller me coucher.<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Mais Dupont et Pondu</span></strong> s’incrustent lourdement, façon haltérophiles de l’insiste. C’est la bande à crampon, le duo sticker, le père et la mère Glu. Je ne vais pas m’en débarrasser comme ça. Ils vont restés scotchés. Je vais les retrouver demain, affalés sur le clic-clac, baignant dans une odeur de clopes, de chaussettes hors d’âge, de culotte sale et de vomi. Elle roupille à moitié en laissant tomber sa tête vers moi, sur le canapé. Et lui qui continue à me seriner sa chanson en boucle.<br />
<em>- «Vas-y, Ted, raconte à Momone l’histoire du pilote de ligne.»<br />
- «Non ben tu sais, elle est pas vraiment drôle et puis là je suis un peu fatigué.»<br />
- «Mais vas-y, rooooooh, fais pas ton timide&nbsp;!»<br />
- «Bon, mais après, vous vous barrez, parce que moi, je bosse demain…»<br />
- «Promis, juré, raaac, ptou, craché…»<br />
- «Merde, le parquet&nbsp;! T’es chiant, Carlos&nbsp;! Si je perds la caution à cause de toi, je t’arrache les yeux.»<br />
- «Ben allez raconte, et après on rentre, ‘ce pas, Momone&nbsp;?»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Momone est partie pour sa nuit</span></strong>. Elle me ronfle même dans le cou, en s’accrochant comme un bébé à ma chemise pour ne pas s’affaler complètement. C'est mignon tout plein, il y a même un filet de bave qui commence à lui couler de la bouche sur mon col blanc. Il faut absolument que je me débarrasse de ce couple infernal.<br />
<em>- «Ok, alors c’est un commandant de bord qui fait une annonce au micro&nbsp;: «Mesdames, messieurs, bienvenue à bord de ce vol Air France à destination de Los Angeles. Nous atteindrons notre destination dans 9 heures. » Et puis il raccroche son micro et balance, sans savoir que le micro est toujours ouvert&nbsp;: «Bon maintenant je prends un petit café et je me tape l’hôtesse de la classe Business.» L’hôtesse en question entend ça. Outrée, elle se rue vers le cockpit pour engueuler le commandant. Mais un passager l’arrête et lui dit&nbsp;: «Attendez, il n’a pas encore eu le temps de prendre son café…»</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;">-</span></strong> <em><strong><span style="color: #00407f;">«Bon voilà, maintenant,</span></strong> on a bien ri, ha ha… Maintenant, les amis, désolé, mais cassos, vous prenez vos clic-clac... Enfin, je me comprends... Vous faites un tour de magie, vous disparaissez. Moi, je vais me coucher.»<br />
- «Excellent, hein Momone. Ch’te l’ai dit, Ted c’est un marrant. Ah moi les quiproquos, ça me fait pisser de rire. Tiens, sers-m’en un dernier, ça m’fera une occasion d’y retourner.»<br />
- «Chez toi&nbsp;? Cool…»<br />
- «Non, pisser. Suis ç'qu'on t'dit, t’es bourré ou quoi&nbsp;? Ah ma biche, ça me rappelle une fois, avant que je te connaisse, je ramène</em> <em>en voiture</em> <em>une meuf avec qui je sortais. On monte dans la caisse et là, tu sais ce qu’elle me dit, ark ark, trop drôle, j’en ris encore. Elle me demande «Tu t’attaches ?» Elle parlait de mettre la ceinture de sécurité. Et moi, j’ai cru qu’elle me demandait si des fois, je tombais amoureux quand j’étais avec une nana. Ark ark ark...»</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;">C’est la phrase de trop, Pépère</span>...</strong> La poivrôte sort soudain de sa torpeur, pire que si on lui avait branché une clé USB dans le cul.<br />
- <em>«Carlos, tu te fous de ma gueule&nbsp;?»<br />
- «Ben quoi, ma biche, qui c’est-y qu’y a&nbsp;?»</em><em><br />
- «Quand je t’ai connu, tu avais une R5 pourrie et il n’y avait pas de ceinture de sécurité dedans. Après, on a acheté TOUS LES DEUX la Megane qui en avait. C’est donc à ce moment-là que tu te l'es tapée, cette meuf. Saligaud ! Menteur ! Minable!<br />
- «Euh moins fort, mes voisins dorment...»<br />
- «Mais Momone, ch'te jure que non, c'est pas à ce moment-là. Promis, juré, craché, raaaac…»<br />
- «Non, déconne pas Carlos, mon parquet !!!!!»<br />
- «Appelle un taxi et rentre&nbsp;!»<br />
- «Mais Momone…»</em><em><br />
- «Fous-moi l’camp&nbsp;!»</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Le débris alcoolisé</span></strong> sort lentement sa carcasse de mon appart. La porte blindée claque au bout du couloir. J'ai une éponge dans une main et deux bouteilles vides dans l'autre. Momone quitte ses escarpins et s’assied à genoux sur le clic-clac.<br />
<em>«C’était quoi ton histoire de pilote de ligne&nbsp;? Raconte... Mais d’abord, je veux bien un café…»</em>
</div>]]>
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      <pubDate>Sat, 22 May 2010 08:53:03 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>L&amp;apos;histoire de France vue par Twitter</title>
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        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Nous sommes à l'époque</span></strong> des savoirs limités. En contenu et en taille. Deux étudiants américains d'une vingtaine d'année, Alexander Aciman et Emmett Rensin, ont résumé 75 monuments de la littérature mondiale en langage twitter. Le résultat est assez surprenant (je vous laisse juge, lisez-le et résumez votre opinion en 140 signes...). L'ensemble a suscité son petit intérêt médiatique. Ainsi, <em>L'étranger</em> de Camus se résume en plusieurs tweets, dont celui-là : <em>"Maman morte. Sais plus si c'était aujourd'hui ou hier"</em>.<br />
<br />
<span style="text-decoration: underline;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc72f51970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc72f51970b-320wi" alt="6267" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 194px; height: 178px;" /></a></span> <strong><span style="color: #00407f;">Cette façon de résumer</span></strong> un livre à quelques phrases n'est pas nouvelle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains laborieux s'en contenteraient volontiers (cf notre président et la Princesse de Clèves). On peut réduire l'Odyssée à très peu de choses, par exemple...<br />
<strong>Telemaque :</strong> <em>Le cocu est rentré à l'improviste. Ça a charclé...</em><br />
C'est tout de suite plus facile à retenir, n'est-ce pas ? Et le <em>Lys dans la vallée</em> ? Autant faire parler l'auteur lui-même :<br />
<strong>Balzac :</strong> <em>500 pages en 140 caractères ? Impudent ! Vous voulez ma ruine ?</em><br />
Pour <em>Les oiseaux se cachent pour mourir</em>, histoire d'un curé qui cède une fois à sa passion et se retrouve vingt ans plus tard avec un fils qui veut devenir prêtre, on aurait le choix des tweets :<br />
<strong>Mauvais_Esprit :</strong> <em>On devrait appeler ça "Les curés se planquent pour baiser"...</em><br />
<strong>Benoit XVI :</strong> <em>Le mariage des prêtres, on ne connaîtra pas ça. Nos enfants, peut-être...</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Mais il n'y a pas que la littérature</span></strong>. Imaginez ce qu'auraient dit nos grands hommes et grandes dames qui ont fait l'histoire, s'ils avaient pu disposer de Twitter pour rendre compte de leurs voyages, inventions, exécutions, guerres et autres péripéties. Ainsi notre ami Charles Martel aurait été plus clair sur ses exploits, dont une partie nous échappe encore, 1278 ans après...<br />
<strong><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc5cc16970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc5cc16970b-320wi" alt="VictoriaSylvstedt-2" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 170px; height: 274px;" /></a> Charles_Martel :</strong> <em>Les Eskimos qui pillaient Romorantin, on les a arrêtés. Bon, je m'attaque aux Arabes. Quelqu'un sait où ils sont ?</em><br />
Marco Polo revenant de Chine nous tiendrait au courant de l'actualité des sciences et des techniques de son temps.<br />
<strong>Marco_Polo :</strong> <em>Ce n'est pas Dame</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoria_Silvstedt" title="La présentatrice du bêtisier">Victoria Silvstedt</a> <em>qui a inventé la poudre, mais les Chinois, au IXe siécle</em><br />
<strong>Kubilaï_Khan :</strong> <em>Je confirme ! Mais le silicone, c'est une belle invention. Ça sert aussi pour les canons</em>..<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Christophe Colomb</span></strong> nous rendrait compte en deux tweets de son arrivée et de son retour des Amériques.<br />
<strong>Christophe_Colomb :</strong> <em>Plages superbes, mais infestées de moustiques et de cannibales. Et les Taïnos n'acceptent que la verroterie...</em><br />
<strong>Christophe_Colomb :</strong> <em>Finalement on s'est fait fourguer des tas de trucs. J'ai bien fait de partir avec une Caravelle vide en plus.</em><br />
Gutenberg inventant l'imprimerie aurait sauté sur son portable...<br />
<strong>Gutenberg</strong> : <em>Avec ça, on va tuer internet.</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc77327970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc77327970b-120wi" alt="Robert-damiens" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Le bourreau Sanson</span></strong>, exécuteur des hautes œuvres, aurait prévenu Robert-François Damiens (ci-contre), auteur d'un attentat manqué contre Louis XV, de ce qui l'attendait en place de Grève.<br />
<strong>Sanson :</strong> <em>Vous serois tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes...</em><br />
<strong>Sanson :</strong> <em>Sur les blessures, verserois huile, poix et résine bouillante, cire, plomb&nbsp; et soufre fondus...</em><br />
<strong>Damiens @Sanson :</strong> <em>C'est pas fini ?</em> <strong><br />
Sanson :</strong> <em>Main seroit brûlée au feu de soufre. Corps écartelé par 4 chevaux, membres et corps consumés, réduits en cendres jetées au vent...</em><br />
<strong>Damiens @Sanson :</strong> <em>Eh ben, la journée sera rude. Je dis ça, je dis rien...</em><br />
<strong>Sanson @Damiens :</strong> <em>On n'aura jamais le temps de faire tout ça... Je vais abréger, le résultat sera le même.</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Louis XIV révoquant l'édit de Nantes</span></strong>, aurait expliqué pourquoi.&nbsp;<br />
<strong>Louis_XIV :</strong> <em>Remplacez-la par Lady Gaga. Car tel est mon bon plaisir.</em><br />
Mirabeau repoussant la garde nationale, se serait fait lyrique...<br />
<strong>Mirabeau :</strong> <em>Nous sommes là par la volonté du peuple. Nous n'en sortirons que si vous coupez le wifi avec vos baïonnettes.</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc67266970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc67266970b-320wi" height="241" alt="Jacques-Louis_David_017" style="" width="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Napoléon à Austerlitz</span></strong>, ça aurait eu de la gueule sur Twitter :<br />
<strong>Napoléon @Joséphine</strong> : <em>On a pilé les Russes et les Autrichiens. On cherche un bistrot pour fêter ça. C'est nul la Moravie.</em><br />
Et Napoléon à Waterloo aussi :<br />
<strong>Napoléon @Marie_Louise :</strong> <em>Ouh la branlée. J'attends Grouchy pour noyer ça au bistrot. Il va m'entendre, celui-là.</em><br />
Et même Sainte-Hélène, quelle grandeur !<br />
<strong>Napoléon @Fouché :</strong> <em>Las Cases joue au Uno comme une bite ! Dans 10 min, y a des chiffres et des lettres sur TV5. Je vais me tirer une balle.</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Zola dénoncerait l'affaire Dreyfus</span></strong> de façon lapidaire :<br />
<strong>Ezola :</strong> <em>J'accuse !</em><br />
<strong>Esther_Hazy @Ezola</strong> : <em>t'accuses qui de quoi, mec ? On comprend rien. Tu peux pas écrire plus long ? Ou mettre un lien bit.ly?</em><br />
Et de Gaulle et le 18 juin, quel roman tweeté !<br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte</em><br />
<strong>Super_Resistant :</strong> <em>Mon général, il faut rester en deça de 140 caractères. Sinon, les Français ne comprendront rien</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Personne ne censure De Gaulle ! La France n'est pas seule ! La France n'est pas seule ! La France n'est pas seule ! Elle peut faire bloc ave</em><br />
<strong>Jean_Dumoulin :</strong> <em>Si je peux me permettre, évitez de répéter des bouts de phrases... Ça prend de la place...</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.</em><br />
<strong>GLeclerc :</strong> <em>Oui, voilà, parfait ! Dans le mille, mon général, dans le mille ! Encore qu'on aurait pu éviter une minuscule répétition...</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle</strong> : <em>La France a perdu une bataille, mais elle n'a pas perdu la guerre !</em><br />
<strong>Super_Resistant :</strong> <em>Il est déchaîné ! Génial. Je le follow et je retweete !</em>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Tue, 18 May 2010 23:57:26 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12485458</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L'histoire de France vue par Twitter</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/xJjv5lbRjaM/lhistoire-de-france-twitter.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><strong><span style="color: #00407f;">Nous sommes à l'époque</span></strong> des savoirs limités. En contenu et en taille. Deux étudiants américains d'une vingtaine d'année, Alexander Aciman et Emmett Rensin, ont résumé 75 monuments de la littérature mondiale en langage twitter. Le résultat est assez surprenant (je vous laisse juge, lisez-le et résumez votre opinion en 140 signes...). L'ensemble a suscité son petit intérêt médiatique. Ainsi, <em>L'étranger</em> de Camus se résume en plusieurs tweets, dont celui-là : <em>"Maman morte. Sais plus si c'était aujourd'hui ou hier"</em>.<br />
<br />
<span style="text-decoration: underline;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc72f51970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc72f51970b-320wi" alt="6267" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 194px; height: 178px;" /></a></span> <strong><span style="color: #00407f;">Cette façon de résumer</span></strong> un livre à quelques phrases n'est pas nouvelle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains laborieux s'en contenteraient volontiers (cf notre président et la Princesse de Clèves). On peut réduire l'Odyssée à très peu de choses, par exemple...<br />
<strong>Telemaque :</strong> <em>Le cocu est rentré à l'improviste. Ça a charclé...</em><br />
C'est tout de suite plus facile à retenir, n'est-ce pas ? Et le <em>Lys dans la vallée</em> ? Autant faire parler l'auteur lui-même :<br />
<strong>Balzac :</strong> <em>500 pages en 140 caractères ? Impudent ! Vous voulez ma ruine ?</em><br />
Pour <em>Les oiseaux se cachent pour mourir</em>, histoire d'un curé qui cède une fois à sa passion et se retrouve vingt ans plus tard avec un fils qui veut devenir prêtre, on aurait le choix des tweets :<br />
<strong>Mauvais_Esprit :</strong> <em>On devrait appeler ça "Les curés se planquent pour baiser"...</em><br />
<strong>Benoit XVI :</strong> <em>Le mariage des prêtres, on ne connaîtra pas ça. Nos enfants, peut-être...</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Mais il n'y a pas que la littérature</span></strong>. Imaginez ce qu'auraient dit nos grands hommes et grandes dames qui ont fait l'histoire, s'ils avaient pu disposer de Twitter pour rendre compte de leurs voyages, inventions, exécutions, guerres et autres péripéties. Ainsi notre ami Charles Martel aurait été plus clair sur ses exploits, dont une partie nous échappe encore, 1278 ans après...<br />
<strong><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc5cc16970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc5cc16970b-320wi" alt="VictoriaSylvstedt-2" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 170px; height: 274px;" /></a> Charles_Martel :</strong> <em>Les Eskimos qui pillaient Romorantin, on les a arrêtés. Bon, je m'attaque aux Arabes. Quelqu'un sait où ils sont ?</em><br />
Marco Polo revenant de Chine nous tiendrait au courant de l'actualité des sciences et des techniques de son temps.<br />
<strong>Marco_Polo :</strong> <em>Ce n'est pas Dame</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoria_Silvstedt" title="La présentatrice du bêtisier">Victoria Silvstedt</a> <em>qui a inventé la poudre, mais les Chinois, au IXe siécle</em><br />
<strong>Kubilaï_Khan :</strong> <em>Je confirme ! Mais le silicone, c'est une belle invention. Ça sert aussi pour les canons</em>..<br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Christophe Colomb</span></strong> nous rendrait compte en deux tweets de son arrivée et de son retour des Amériques.<br />
<strong>Christophe_Colomb :</strong> <em>Plages superbes, mais infestées de moustiques et de cannibales. Et les Taïnos n'acceptent que la verroterie...</em><br />
<strong>Christophe_Colomb :</strong> <em>Finalement on s'est fait fourguer des tas de trucs. J'ai bien fait de partir avec une Caravelle vide en plus.</em><br />
Gutenberg inventant l'imprimerie aurait sauté sur son portable...<br />
<strong>Gutenberg</strong> : <em>Avec ça, on va tuer internet.</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc77327970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc77327970b-120wi" alt="Robert-damiens" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Le bourreau Sanson</span></strong>, exécuteur des hautes œuvres, aurait prévenu Robert-François Damiens (ci-contre), auteur d'un attentat manqué contre Louis XV, de ce qui l'attendait en place de Grève.<br />
<strong>Sanson :</strong> <em>Vous serois tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes...</em><br />
<strong>Sanson :</strong> <em>Sur les blessures, verserois huile, poix et résine bouillante, cire, plomb&nbsp; et soufre fondus...</em><br />
<strong>Damiens @Sanson :</strong> <em>C'est pas fini ?</em> <strong><br />
Sanson :</strong> <em>Main seroit brûlée au feu de soufre. Corps écartelé par 4 chevaux, membres et corps consumés, réduits en cendres jetées au vent...</em><br />
<strong>Damiens @Sanson :</strong> <em>Eh ben, la journée sera rude. Je dis ça, je dis rien...</em><br />
<strong>Sanson @Damiens :</strong> <em>On n'aura jamais le temps de faire tout ça... Je vais abréger, le résultat sera le même.</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;">Louis XIV révoquant l'édit de Nantes</span></strong>, aurait expliqué pourquoi.&nbsp;<br />
<strong>Louis_XIV :</strong> <em>Remplacez-la par Lady Gaga. Car tel est mon bon plaisir.</em><br />
Mirabeau repoussant la garde nationale, se serait fait lyrique...<br />
<strong>Mirabeau :</strong> <em>Nous sommes là par la volonté du peuple. Nous n'en sortirons que si vous coupez le wifi avec vos baïonnettes.</em><br />
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<strong><span style="color: #00407f;"><a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc67266970b-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20133edc67266970b-320wi" height="241" alt="Jacques-Louis_David_017" width="146" style="margin: 0px 0px 5px 5px;" /></a> Napoléon à Austerlitz</span></strong>, ça aurait eu de la gueule sur Twitter :<br />
<strong>Napoléon @Joséphine</strong> : <em>On a pilé les Russes et les Autrichiens. On cherche un bistrot pour fêter ça. C'est nul la Moravie.</em><br />
Et Napoléon à Waterloo aussi :<br />
<strong>Napoléon @Marie_Louise :</strong> <em>Ouh la branlée. J'attends Grouchy pour noyer ça au bistrot. Il va m'entendre, celui-là.</em><br />
Et même Sainte-Hélène, quelle grandeur !<br />
<strong>Napoléon @Fouché :</strong> <em>Las Cases joue au Uno comme une bite ! Dans 10 min, y a des chiffres et des lettres sur TV5. Je vais me tirer une balle.</em><br />
<br />
<strong><span style="color: #00407f;">Zola dénoncerait l'affaire Dreyfus</span></strong> de façon lapidaire :<br />
<strong>Ezola :</strong> <em>J'accuse !</em><br />
<strong>Esther_Hazy @Ezola</strong> : <em>t'accuses qui de quoi, mec ? On comprend rien. Tu peux pas écrire plus long ? Ou mettre un lien bit.ly?</em><br />
Et de Gaulle et le 18 juin, quel roman tweeté !<br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte</em><br />
<strong>Super_Resistant :</strong> <em>Mon général, il faut rester en deça de 140 caractères. Sinon, les Français ne comprendront rien</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Personne ne censure De Gaulle ! La France n'est pas seule ! La France n'est pas seule ! La France n'est pas seule ! Elle peut faire bloc ave</em><br />
<strong>Jean_Dumoulin :</strong> <em>Si je peux me permettre, évitez de répéter des bouts de phrases... Ça prend de la place...</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle :</strong> <em>Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.</em><br />
<strong>GLeclerc :</strong> <em>Oui, voilà, parfait ! Dans le mille, mon général, dans le mille ! Encore qu'on aurait pu éviter une minuscule répétition...</em><br />
<strong>Charles-de-Gaulle</strong> : <em>La France a perdu une bataille, mais elle n'a pas perdu la guerre !</em><br />
<strong>Super_Resistant :</strong> <em>Il est déchaîné ! Génial. Je le follow et je retweete !</em>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Mon, 17 May 2010 23:19:26 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Jamais deux sans toi</title>
      <link>http://feedproxy.google.com/%7Er/LatelierTdE/%7E3/BsO3JN_0uFc/jamais-deux-sans-toi.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  Il y a un peu plus d'un an, j'ai commencé sans trop savoir où ça me mènerait (mais c'est souvent le cas dans cet atelier) une série de textes tournant autour du couple. L'histoire de deux parisiens qui se rencontrent, vivent ensemble, s'embrouillent, se quittent, se revoient, se reparlent, se retrouvent, se revoient, s'enlacent à nouveau... Une espèce d'histoire d'amour interminable comme j'en connais des tas.<br />
  <br />
  J'ai fais un peu d'ordre dans mon blog, récemment, et j'ai décidé de les remettre ensemble, pour voir un peu si ça donnait quelque chose. On verra bien ce que ça donne mais j'aimerais bien continuer ces aventures de Ted et Lucha. Surtout s'ils continuent à ne pas bien se comprendre.<br />
  <br />
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e4456970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e4456970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e201156f7a10c4970b-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 55px; height: 41px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/03/embrouilles-bar.html" title="Embrouille&amp;apos;s bar">Embrouille's bar</a><br />
  On se les gèle dans ce bistrot. Et puis il lui raconte une histoire passablement compliquée...<br />
  <br />
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47c0970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47c0970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e20120a61ddbd6970b-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 49px; height: 43px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/la-bise-%C3%A0-dujardin.html" title="La bise à Dujardin">La bise à Dujardin</a><br />
  Un "chat", c'est bien. Mais pour se mettre d'accord, ce n'est pas l'idéal...<br />
  <br />
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47e8970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47e8970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e20128759fc579970c-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 51px; height: 51px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/11/t%C3%A9nia-fitness.html" title="Ténia fitness">Ténia fitness</a><br />
  Une sombre histoire de talon cassé, une soirée ruinée, et des comptes à régler...
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sun, 09 May 2010 11:06:43 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12429150</guid>
    </item>
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      <title>Jamais deux sans toi</title>
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      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><p>
  Il y a un peu plus d'un an, j'ai commencé sans trop savoir où ça me mènerait (mais c'est souvent le cas dans cet atelier) une série de textes tournant autour du couple. L'histoire de deux parisiens qui se rencontrent, vivent ensemble, s'embrouillent, se quittent, se revoient, se reparlent, se retrouvent, se revoient, s'enlacent à nouveau... Une espèce d'histoire d'amour interminable comme j'en connais des tas.<br />
  <br />
  J'ai fais un peu d'ordre dans mon blog, récemment, et j'ai décidé de les remettre ensemble, pour voir un peu si ça donnait quelque chose. On verra bien ce que ça donne mais j'aimerais bien continuer ces aventures de Ted et Lucha. Surtout s'ils continuent à ne pas bien se comprendre.<br />
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  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e4456970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e4456970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e201156f7a10c4970b-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 55px; height: 41px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/03/embrouilles-bar.html" title="Embrouille&amp;apos;s bar">Embrouille's bar</a><br />
  On se les gèle dans ce bistrot. Et puis il lui raconte une histoire passablement compliquée...<br />
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  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47c0970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47c0970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e20120a61ddbd6970b-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 49px; height: 43px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/10/la-bise-%C3%A0-dujardin.html" title="La bise à Dujardin">La bise à Dujardin</a><br />
  Un "chat", c'est bien. Mais pour se mettre d'accord, ce n'est pas l'idéal...<br />
  <br />
  <a href="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47e8970c-pi" style="float: right;"><img src="http://tde.typepad.com/.a/6a00d83451f4e569e20134809e47e8970c-120wi" alt="6a00d83451f4e569e20128759fc579970c-pi" style="margin: 0px 0px 5px 5px; width: 51px; height: 51px;" /></a> <a href="http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/2009/11/t%C3%A9nia-fitness.html" title="Ténia fitness">Ténia fitness</a><br />
  Une sombre histoire de talon cassé, une soirée ruinée, et des comptes à régler...
</p>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>Sun, 09 May 2010 11:02:09 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2010:/article/12427257</guid>
    </item>
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