Edouard FILLIAS

Edouard FILLIAS

Managing Director @ Image & Stratégie
-

Paris

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France

www.e-reputation.org
“"Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous !" Woody Allen”

Suicide fun sur Seppukoo.com contre glauquissime réponse ...

Alors que pendant des années de nombreux internautes grisés d’exister par l’offrande de leurs identités aux dieux Facebook, Google ou autres Skyblog, oubliaient le revers de toute médaille. Voici qu’aujourd’hui nous assistons à un certain retournement qui peut nous laisser perplexe.

Ne revenons pas sur le florilège d’articles sur les dangers de Facebook ou de Google, en général très exagérément alarmistes. Intéressons-nous plutôt à l’émergence de sites qui proposent une sorte de « suicide de son identité numérique ».

Web 2.0 Suicide Machine est un simple outil permettant une automatisation de son suicide numérique sur Facebook, MySpace ou Linkedin, ce qui selon l’auteur permet de faire gagner 8h, le temps de suicide passant de 9h35 à 52 minutes. Mais passons vite au site qui buzze…

Seppukoo.com est plus poétique avec un nom tiré du fameux suicide Japonais Seppuku. Le site créé par 2 artistes Italiens de « Les Liens Invisibles« , incite l’internaute à se suicider sur Facebook et propose un guide vidéo pour la procédure.



Les artistes contactés par Libération souhaite ainsi souligner que «Les réseaux sociaux donnent à chacun la sensation d’être le centre de l’univers, mais à l’évidence, nous sommes juste les pièces dérisoires d’un business-model».

Ironiquement, le site est lui-même un réseau social et les meilleurs prescripteurs de ce suicide numérique pourront rentrer dans un traditionnel top 100 des influenceurs.


L’absurde réponse de Facebook !

S’il faut prendre conscience de la nature ouverte des réseaux sociaux et donc penser une « stratégie » d’e-réputation (dire quoi ? où ? à qui ?), définir des niveaux de relations (perso, pro, semi-pro) notamment pour configurer ses paramètres de confidentialités (très puissants sur la plupart des réseaux sociaux), se défendre face aux abus d’utilisation ou de revente de ses informations confidentielles… Il n’y a néanmoins pas besoin d’aller jusqu’à la suppression de ses comptes sociaux pour conserver la main sur son identité, ainsi, ces suicides virtuels peuvent paraître un peu ridicules.

Mais cela n’aurait été qu’un simple concept loufoque d’artistes italiens, si Facebook ne se lançait pas dans une campagne de censure en bannissant sur son site toute mention au site. Tous les messages mis en ligne sur Facebook faisant mention de Seppukoo.com ont ainsi été censurés. Facebook allant même jusqu’à ironiquement menacer le collectif d’une action en justice sur la question du non respect des droits à la vie privée.

Cette attitude paraît inadmissible et est peu rassurante pour la suite de l’épineuse question des droits de l’utilisateur sur les réseaux sociaux…