Je réalise actuellement un doctorat en philosophie à l’UCL (Belgique). Mon thème de recherche est celui de l'expertise scientifique prise comme interface entre science et société. Partant du constant des grandes crises sanitaires des deux dernières décennies, comme celle de la "vache folle", il est nécessaire de problématiser l'expertise dans la mesure où celle-ci s'est montrée incapable, dans les faits, de gérer des crises de façon scientifique et efficace, en raison de la grande incertitude qui les caractérisait. L'incertitude est un élément de plus en plus prégnant du développement technologique, et le fait que les experts scientifiques soient encore à l'heure actuelle les seuls personnes jugées aptes à gérer leur impact sur la société, en dehors de tout mécanisme démocratique, pose question.
Mon travail consiste donc à questionner le rôle de l'expert comme cette interface entre la science, qu'il développe, et la société, qu'il conseille en vertu de sa compétence, les hommes politiques s'en remettant généralement à l'avis des experts pour prendre leurs décisions.
Cette thèse de philosophie s'inscrit donc dans une approche pluridisciplinaire du problème : épistémologique, concernant les limites du savoir scientifique et sa relation à l'incertitude ; politique, concernant la question des procédures permettant la mise en place d'un modèle de gouvernance de l'expertise ; et éthique, concernant la question de la justification des critères de construction du discours normatif.
Il semblerait que notre époque soit dévolue à favoriser l’expression personnelle, et l’outil du blog est très efficace pour y parvenir. Ne faisant pas exception, j’ai réalisé plusieurs essais me donnant l’opportunité de tester différents types d’écriture, d’être lu et d’avoir un retour, en même temps que de créer des petites communautés. J’ai finalement opté pour une formule intuitivement à contre-emploi, avec amha qui se veut un blog à page unique, multi-formats (orienté texte), et sans archives. L’idée derrière amha est de n’afficher qu’un texte court à la fois, indépendant de toute historicité du blog, n’étant donc pas déterminé par les posts précédents. La perspective est contingente et chaque texte est voué à disparaître, il n’y a aucune accrorche chronologique, comme l’indique l’horloge présente sur la page.
Amha n’a pas été conçu pour être une plateforme de discussion, puisqu’il n’est pas possible d’y laisser des commentaires (bien qu’il soit possible de m’envoyer des emails). Il est davantage conçu pour être une distributeur de petites pensées, libre de tout sauf lui-même.
L’anthropologie de René Girard occupe une place importante de mes intérêt personnels. Cet auteur français a produit un travail impressionnant au sujet des mécanismes de génération de la culture. Ceux-ci sont expliqués dans sa théorie, qualifiée de “théorie mimétique”. D’après celle-ci, les êtres humains imitent le désir d’appropriation de leurs semblables pour créer le leur. Tout désir résulte donc de l’imitation du désir d’autrui. La convergence des désirs est donc inévitable puisqu’identiques, et génère automatiquement de la violence autour de la ressource désirée. La tâche de toute communauté humaine est de mettre fin à cette rivalité. La culture, par conséquent, s’attache à créer des interdits, ou règles, ainsi que des rituels permettant de ramener la paix par le sacrifice lorsque les interdits n’ont pas fonctionné. Dans les rituels, les hommes sacrifient un bouc-émissaire, qui, part sa mort, emporte avec lui tous les maux touchant la société, et restaure la paix. La fondation de la culture est donc associée à un meurtre fondateur, et à une égalité entre culture et religion, puisque le bouc-émissaire fera toujours l’objet, après un certain temps, d’une adoration divine.
J’ai commencé à tenir un blog sur cette théorie anthropologique avec un ami, et notre but y est de confronter la théorie mimétique aux faits, et de proposer des réflexions et explications autour de celle-ci.
Pendant mes études de philosophie, j’ai souvent eu l’occasion d’aller au cinéma à moindre frais. C’est resté une passion vive que je continue à entretenir. Je me souviens avoir reçu mon premier grand choc en visionnant “Lost Highway” de David Lynch, un film qui m’a montré que le cinéma était une histoire de dépassement des codes établis, de création de formes mêmes de l’expression. En renouvelant toute la façon de mettre en scène, Lynch a ouvert la voie à une nouvelle forme culturelle.
Je ne pourrais établir de liste des films ou réalisateurs que j’apprécie, tant ils sont nombreux et tant j’en oublierai. Par contre, j’ai commencé au mois de mai à tenir un blog de cinéma dans lequel je répertorie tous les films que je vais voir au cinéma, afin de ne pas les oublier.
L’apparition de la photographie numérique fut pour moi l’occasion d’apprendre les bases de cet art fantastique. J’ai débuté avec un Nikkon Coolpix 995 que j’utilise encore aujourd’hui, et qui m’a permi de pratiquer et de réfléchir sur la dimension proprement existentielle de cette forme d’expression. La création d’une photographie est en soi un concept très dense. L’effet que peut produire une photographie sur une personne est une expérience unique à cette forme d’expression.
Cependant, déçu du rendu des images digitales, j’ai suivi un an de formation en photo argentique et développement, ce qui m’a conforté dans l’idée que les deux supports sont différents et ne doivent en aucun cas être confondus, ni en rôle ni en qualité. Chaque support fournit des images d’une nature et d’une signification différente, et tout ramener à un concept unique de phtographie me paraît très réducteur.
Vous pouvez consulter mon compte Flickr qui sera mis à jour régulièrement.
En juin 2006, j’ai eu la formidable occasion de publier une courte histoire dans un ouvrage collective réunissant principalement des artistes bruxellois. Principalement orienté BD/graphisme, ce livre appellée “Nos Restes” fut une expérience forte. J’ai écrit une histoire de 10 pages qui fut illustrée par un des plus grands illustrateurs que je connaisse, David Delander. En fait, j’ai aussi illustré ses images, puisque nous avons travaillé dans un schéma de double-feedback, où ses images m’inspiraient, et réciproquement. Nous avons donc publié “la mémoire du vide” dans “Nos Restes” (voir mes publications). En décembre 2006 devrait voir le jour un second opus du même collectif, appelé cette fois “Temps Morts”... sur lequel je donnerai plus d’infos dès sa parution.
Aux côtés d’internet vient se greffer la récente découverte de la console portable de Nintendo : la DS ! Son potentiel à développer du lien social entre les joueurs m’a tout de suite plu, et j’ai donc décidé d’imiter l’initiative parisienne de DS in Paris pour fonder DS in Bruxelles. J’espère que ça deviendra le lieu où rencontrer des joueurs dans la bonne humeur dans Bruxelles.
J’essaye également de me tenir au courant de ce qu’il se passe au niveau musical, ce qui devient de plus en plus dur par faute de temps. J’ai notamment beaucoup apprécié deux années de cours de djembé passées dans l’école de Mamady Keita à Bruxelles. Par défaut, je me concentre pour le moment sur les bandes originales de film qui sont parfois de vrais trésors !
Ma somptueuse petite amie m’a fait découvrir l’univers de la danse contemporaine, que j’apprécie de plus en plus ! La dernière expérience marquante dans ce domaine fut la représentation donnée par Sylvid Guillem et Akram Khan au Sadlers Wells à Londres, en septembre dernier.
J’adore voyager, comme tout le monde j’imagine ! J’ai eu l’occasion de visiter pas mal de pays en Europe, et d’aller deux fois aux E.A.. Les villes dans lesquelles j’ai pu passer un peu de temps sont par exemple Paris, Londres, New York, Bucarest, Rome, Prague, ainsi que de nombreux autres endroits dans ces pays (Bretagne, côte ouest des E.A., sud de l’Italie…).
Dans le même esprit de création de lien social, le jeu de rôle a été pendant longtemps une de mes activités ludiques favorite. Ayant commencé à 12 ans par être joueur à AD&D, j’ai finalement opté pour la maîtrise dans Rolemaster, où j’ai mené une campagne pendant 8 ans… et plus de 3000 pages de scénar (hehe)...