Les Bourses européennes ont brusquement accru leurs gains après l'ouverture des marchés américains et la publication d'un indice des prix à la consommation meilleur qu'anticipé. Les indices du vieux continent s'engagent ainsi vers une troisième séance de hausse consécutive.
Le CAC 40 a ainsi terminé sur un gain de 1,1% à 5.055 points CAC 40 5.055,24 56,57 +1,13% . EUR/USD 1.5462 $ -0.09% Euribor 1 an 4.971 % +0.42% Gold Index 867.30 +0.10% Pétrole (N.Y.) 124.74 USD -0.84% A Wall Street, les marchés évoluent également dans le vert. Le Dow Jones gagne 0,7% et le Nasdaq s'adjuge lui 0,8%.
Les investisseurs ont apprécié la modération de l'inflation aux Etats-Unis. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% en avril aux Etats-Unis alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 0,3%. Hors énergie et alimentation, l'inflation n'a progressé que de 0,1%, tandis qu'il était attendu en hausse de 0,2%. Sur un an, le CPI affiche une hausse de 3,9%. Hors énergie et alimentation, il progresse de 2,3%.
Après la prudence affichée hier par le président de la Fed Ben Bernanke, de nouvelles baisses de taux de la Fed ne semblent plus totalement à exclure aux Etats-Unis dans les prochains mois.
Par ailleurs, Freddie Mac a dévoilé des pertes sensiblement réduites par rapport au quatrième trimestre 2007, une période durant laquelle ses résultats avaient été significativement été impactés par le marché du crédit et l'évolution des taux d'intérêt sous-jacents.
Le pétrole a atteint un nouveau record hier et frôlé les 127 dollars le baril mais il s'échange actuellement à 124,65 dollars le baril à New York.
A Paris, l'actualité des valeurs est animée par la publication d'une nouvelle vague de résultats trimestriels.
EADS s'envole de 7,2% et prend ainsi la tête des valeurs du CAC 40 après l'annonce d'un retour aux bénéfices. Le groupe d'aéronautique a fait part d'un résultat net en hausse de 285 millions d'euros sur les premiers de l'année contre une perte de 10 millions d'euros l'an passé.
Dow Jones 12.898,38 66,20 +0,52% La polémique enfle en Europe autour du montant des rémunérations des dirigeants d'entreprise, poussant les gouvernements à envisager une action concertée pour les encadrer, au moment où les salariés voient, eux, leur pouvoir d'achat rogné par l'inflation élevée. Dans une sortie inhabituellement dure, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a qualifié de "proprement scandaleux" les "dérapages" de certains salaires de patrons, à l'issue d'une réunion mardi soir avec ses collègues à Bruxelles. Parlant d'un véritable "fléau social", il a annoncé que les pays européens examineraient des mesures à prendre "pour lutter contre ces excès".
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