Union pour la Méditerranée à Paris et ses prolongements ?

Pour prendre un peu de recul et éviter les polémiques, on peut dire que ce projet d'Union pour la Méditerranée est l'opportunité d'un dialogue entre gens qui ne se parlaient pas ou plus et que l'enjeu dépasse nos mesquineries hexagonales.

http://www.afrik.com/article14795.html

En tant que français,quelles que soient nos sensibilités, on devrait apprécier l'image de la France rehaussée, tant en Europe qu'autour de la Méditerranée.
Depuis la chute du mur de Berlin,la configuration a changé et on peut prendre des initiatives ,
sans demander la permission aux 2 grands...
D'ailleurs l'attente d'un nouveau président américain,
permet " d'occuper le terrain " diplomatique,jusqu'en Novembre .

 La France,depuis 2005 avait quitté le devant de la scène internationale
et on peut relire les lignes qui suivent,qu'on soit gaulliste ou non:    "Une certaine idée de la France".....  "Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France.
Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison.
Ce qu'il y a en moi d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle.
J'ai d'instinct l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires.
S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
 Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n'est réellement elle-même qu'au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu'il est, parmi les autres, tels qu'ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit.
Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur."
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954   _____________________________________________________________________________  Les dirigeants de plus de 40 pays ont lancé dimanche à Paris l'Union pour la Méditerranée voulue par le président français Nicolas Sarkozy, qui a salué le "geste de paix" des pays arabes participant à ce projet basé sur des partenariats concrets et un équilibre Nord-Sud. Les chefs d'Etat et de gouvernement se sont retrouvés en milieu d'après-midi dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900, lors d'une session plénière de trois heures. Ce sommet a été marqué par une première: le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table. Les deux hommes ont pris place, à distance, autour d'une table ronde, devant les caméras et flashes des photographes. Le séjour de M. Assad à Paris lui a permis de faire un retour éclatant sur la scène internationale, notamment en affichant sa volonté d'établir des relations diplomatiques avec le Liban. Reçu dimanche matin à l'Elysée avec le président palestinien Mahmoud Abbas, M. Olmert a estimé pour sa part qu'Israéliens et Palestiniens n'ont "jamais été aussi proches d'un accord" de paix. En outre, selon des sources israéliennes, la rencontre de Paris a été l'occasion de nouveaux pourparlers indirects entre l'Etat hébreu et la Syrie. "Le monde entier vous regarde", a lancé M. Sarkozy aux dirigeants présents à l'ouverture du sommet dans l'après-midi. Le président français, qui coprésidait la rencontre avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a salué "tous les pays arabes" membres de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui ont "fait un geste de paix". Il a espéré "écrire ensemble notre histoire commune sur un pied d'égalité entre le Nord et le Sud". M. Moubarak a de son côté souhaité que la "nouvelle phase" lancée par l'UPM soit "la phase de la paix au Proche-Orient". Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d'habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde. Il y avait dimanche à Paris deux absents de marque: le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui a jugé le projet "effrayant", et le roi du Maroc Mohammed VI, pour cause d'agenda "surchargé". Signe de la complexité de l'exercice, aucune "photo de famille" n'était prévue en fin de rencontre. Mais, pour la France, le fait de réunir autour d'une même table des rivaux de longue date a constitué en soi une "victoire". Le "monde ne va pas être changé" en un jour avec l'UPM, a tempéré le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, reflétant les doutes d'une partie des Européens sur le projet. La déclaration finale du sommet, notamment le passage sur le processus de paix au Proche-Orient, a fait l'objet de tractations laborieuses. C'est précisément à cause de ce type de divergences que le "processus de Barcelone", lancé en 1995 entre les Européens et le sud de la Méditerranée, s'est enlisé. http://www.elwatan.com/Union-pour-la-Mediterranee-La-part

Dans son discours d'ouverture, M. Sarkozy s'est nommément adressé à la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait bloqué son projet initial se limitant aux pays du pourtour méditerranéen, pour lui dire que tous partageaient le même intérêt: "que la paix et la stabilité règnent dans la Méditerranée". Les initiateurs de l'UPM espèrent garantir leur succès en se concentrant sur de grands projets concrets comme la dépollution de la Méditerranée et l'énergie solaire. Ils insistent aussi sur la volonté d'une parité Nord-Sud, symbolisée par deux coprésidents issus de chacune des deux rives. Le secrétariat général devrait revenir à une ville du sud. Mais la question est à l'origine de vives rivalités et sera remise à plus tard. Le financement des projets restera lui aussi à définir une fois passée la grand-messe de lancement. http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74969

Ajustements pour la déclaration finale :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/14/union-pour-la-mediterranee-33-articles-de-bonnes-intentions-et-des-questions-en-suspens_1073061_3214.html

Pour éviter de faire cocorico,voyons ce qu’ils en disent de l’autre côté de la Méditerranée :  
  - Le projet de l’UPM a d’abord le mérite d’exister et ce n’est pas rien. - Son second avantage, et ce n’est point négligeable, est d’avoir remis au goût du jour le processus moribond de Barcelone. - Surtout, fait nouveau, d’avoir introduit les principes de parité et de coresponsabilité dans la gestion, notions étrangères à la philosophie du Processus de Barcelone qui traduisait un paternalisme européocentriste   http://www.latribune-online.com/evenement/2583.html  
http://www.continentalnews.fr/actualite/debat,157/l-union-pour-la-mediterranee-et-la-face-cachee-de-l-iceberg,723.html
______________________________________________________________________________________  L'Union pour la Méditerranée: des projets, mais des ressources incertaines Selon un projet de déclaration finale, l'UPM se donne comme but de mobiliser "des ressources supplémentaires" pour financer ses différents projets, en sollicitant le secteur privé, les ressources de l'Union européenne et des autres structures internationales. "L'UPM ira chercher des ressources auprès de l'UE, des Etats du Golfe, des fonds souverains, des entreprises...", expliquait-on à l'Elysée, où on assurait que les fonds européens ne constitueraient qu'une "petite partie" du financement des projets. Les besoins totaux n'ont pas été clairement chiffrés, tout comme les sommes déjà disponibles. Treize milliards d'euros sont d'ores et déjà disponibles pour l'UPM, qui prendra la suite du processus de Barcelone, a toutefois détaillé la chancelière allemande Angela Merkel. "Il y a beaucoup d'argent disponible pour le processus de Barcelone qui n'a pas été dépensé jusqu'à maintenant." Outre les fonds européens, les six projets concrets évoqués dimanche entre les chefs d'Etat et de gouvernement présents reposent sur des ressources très diverses: ainsi, une nouvelle taxe sur le passage des marchandises aux détroits de Gibraltar ou du Bosphore pourrait financer les dépenses en matière de sécurité maritime, ou la vente d'énergie propre à l'Europe le développement de capteurs solaires au sud. Hans-Gert Pottering, le président du Parlement européen, a promis dimanche que les députés européens "seront attentifs à ce que l'argent soit employé à des fins concrètes". "Ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu'en 2013, l'Union européenne ne prévoit pas, à court terme, d'engagements financiers importants", a noté dimanche le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un entretien à l'agence officielle APS. Pour lui, "il est tout à fait clair que les difficultés auxquelles se heurtera l'Union pour la Méditerranée se situeront d'abord au niveau du financement des actions projetées. Car il faut le reconnaître, la problématique de la disponibilité de ressources financières (...) n'est pas encore définitivement élucidée." http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jAjsSYYhSNqf9cgerHsROlNIJTow    Les 43 dirigeants présents au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée ont posé dimanche à Paris les grandes lignes pour «bâtir ensemble un avenir de paix et de démocratie», dans leur déclaration commune.
Le passage sur le processus de paix israélo-palestinien a donné lieu à d'intenses tractations jusqu'à la clôture du sommet.

Voici les principaux points:

ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE: «Les parties s'emploient à établir, au Proche-Orient, une zone exempte d'armes de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs, qui soit dotée d'un système de vérification mutuelle efficace». Elles «s'abstiendront de développer une capacité militaire qui aille au-delà de leurs besoins légitimes de défense». Les parties «favoriseront les conditions susceptibles de permettre l'établissement de relations de bon voisinage entre elles et soutiendront les processus visant la stabilité, la sécurité et la prospérité».

DEMOCRATIE ET DROITS DE L'HOMME: «Les chefs d'Etat et de gouvernement soulignent qu'ils sont déterminés à renforcer la démocratie et le pluralisme politique par le développement de la participation à la vie politique et l'adhésion à l'ensemble des droits de l'Homme et des libertés fondamentales».

PROCESSUS DE PAIX ISRAELO-PALESTINIEN: «Les chefs d'Etat ou de gouvernement réaffirment leur soutien au processus de paix israélo-palestinien, comme mentionné lors de la réunion ministérielle euro-méditerranéenne tenue à Lisbonne en novembre 2007, et conformément au processus d'Annapolis». «Ils rappellent que la paix au Proche-Orient requiert une solution globale et se réjouissent, à ce égard, de l'annonce selon laquelle la Syrie et Israël ont engagé des pourparlers de paix indirects sous les auspices de la Turquie».

TERRORISME: Les parties «réaffirment leur condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, ainsi que leur détermination à l'éradiquer et à lutter contre ceux qui le soutiennent». «Ils confirment qu'ils sont résolus à tout mettre en oeuvre pour résoudre les conflits, mettre fin aux occupations, lutter contre l'oppression, réduire la pauvreté, promouvoir les droits de l'homme et la bonne gestion des affaires publiques, améliorer la compréhension interculturelle et garantir le respect de toutes les religions et croyances».

PROCESSUS DE BARCELONE: «Les chefs d'Etat et de gouvernement soulignent l'importance du rôle joué depuis 1995 par le processus de Barcelone, qui constitue l'instrument central des relations euro-méditerranéennes». «Afin de tirer parti des possibilités offertes par un cadre renforcé de coopération multilatérale, les chefs d'Etat ou de gouvernement décident de lancer un partenariat renforcé - le processus de Barcelone, une Union pour la Méditerranée».   http://www.leparisien.fr/home/info/international/articles/LES-PRINCIPAUX-POINTS-POLITIQUES_298626021#header

Euromonde 2015 : une stratégie européenne pour la mondialisation - Rapport final de Laurent Cohen-Tanugi

http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=801
"Ce rapport est le fruit de six mois de travail, marqués par de très larges consultations menées en France et à travers l’Union européenne. Nos réflexions ont été notamment nourries par les débats d’un Comité de pilotage composé d’une quinzaine d’experts de divers horizons, par un dialogue régulier avec les partenaires sociaux réunis au sein du Comité du dialogue social pour les questions européennes et internationales (CDSEI), par de nombreux entretiens au sein des institutions européennes et dans six Etats de l’Union : Allemagne, Italie, République tchèque, Royaume-Uni, Slovénie et Suède. (...)
Le présent Rapport n’est pas un catalogue de propositions (même s’il en contient un certain nombre), mais plutôt l’articulation d’une vision stratégique aussi cohérente que possible, au-delà de la Stratégie de Lisbonne et insistant notamment sur la nécessité de nouvelles politiques extérieures communes. " Il ambitionne de contribuer au succès de la présidence française de l’Union et au « retour de la France en Europe ». Au-delà, il a vocation à nourrir le débat électoral européen de 2009 et fera à cet effet l’objet d’une publication en langues française et anglaise. Laurent Cohen-Tanugi
15 avril 2008
__________________________________________________________________________ La Syrie ouvre la porte à d'éventuels contrats avec Total et EADS mais il n'est pas question pour l'instant de contrats nucléaires, a déclaré le président syrien Bachar al Assad. "Total était présent par le passé, nous avons invité le directeur de Total et ils sont intéressés par les investissements en Syrie", a-t-il dit sur France Inter. En perspective dans le domaine pétrolier, "il y a également le transport de pétrole entre la Syrie et l'Irak sur un axe nord-sud entre la Turquie et le Golfe, et est-ouest jusqu'à la Méditerranée", a précisé le chef d'Etat syrien. Des ventes d'Airbus, autre "classique" des accords économiques favorisés par la France, sont aussi envisagées, a-t-il précisé. "La Syrie a l'intention de commander des Airbus à la France", a-t-il dit.   _______________________________________________________________________________________ Pour en savoir plus,en images:
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/europe_828/union-europeenne-monde_13399/relations-exterieures_853/union-pour-mediterranee_17975/sommet-paris-pour-mediterranee-13.07.08_64419.html     http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_m%C3%A9diterran%C3%A9enne     http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/europe_828/union-europeenne-monde_13399/union-mediterranee_17975/index.html