Les puces RFID font déjà parties de notre quotidien même si nous n’en avons pas conscience. Vous en avez bien sûr déjà vu mais vous pouvez regarder ici si vous ne voyez pas ce à quoi cela ressemble.
Le 11 mars dernier Aquitaine Europe Communication et l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine organisaient, en partenariat avec les quotidiens Sud Ouest et Le Monde, un débat sur « Vie privée et libertés individuelles dans un monde numérique. »
Les puces RFID sont présentes dans un nombre croissant d’objets. La plupart des produits qui sont achetés dans le commerce en sont munis, ces puces permettent notamment de lutter contre le vol mais pas seulement. En région parisienne, la carte de transport Navigo en est pourvue. Si la plupart des industriels parlent de « l’Internet des objets », la Commission Européenne parle de « l’Internet des peuples ». Car s’il est possible de suivre ces objets grâce à leur antenne radio invisible, il est tout aussi possible de suivre la vie du propriétaire de l’objet.
Michel Alberganti, journaliste au Monde, explique dans la vidéo ci-dessous : « Le cœur du débat ce n’est pas la technologie. La technologie a des applications formidables… ce qui est compliqué c’est qu’on ne sera pas forcément mis au courant de la façon dont toutes ces données qui concernent nos habitudes seront utilisées. »
Si rien ne met fin à la vie de la puce, elle pourrait espionner en toute discrétion la vie du propriétaire du produit qui la porte et ce sans que la personne ait conscience de fournir des informations sur ses habitudes de vie. L’étiquette (tag) RFID est très discrète par sa taille. Elle s’active lors du passage au travers d’un champ émis par un lecteur.
Comme pour beaucoup de ces technologies, les bienfaits possibles liés à leur usage sont nombreux. Mais il est essentiel d’encadrer juridiquement la nature des informations pouvant être recueillies par les tags RFID. Il est indispensable que chaque citoyen puisse être informé de la présence, ou pas, de puces RFID dans les produits et services de notre vie quotidienne, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Pour parler des frontières entre vie publique et vie privée et de protection des données personnelles, les quatrièmes rencontres des acteurs des espaces jeunes numériques auront lieu le 19 juin prochain au CREPS Ile de France de Chatenay Malabry. J’aurai le plaisir d’intervenir lors de la conférence débat qui se tiendra l’après-midi, aux côtés de Joël Balavoine, Inspecteur général du Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et Michaël Stora, psychologue clinicien pour enfants et adolescents au Centre médico-pychopédagogique de Pantin.
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