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COMMUNIQUE DE PRESSE
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Les TPE font de la résistance
Emploi : mieux que prévu
90% des patrons de TPE favorables à la remise à plat des allègements de charges
Grand emprunt : c'est non !
Paris, le 5 août 2009 - Cette trente cinquième édition du baromètre des TPE (Très Petites Entreprises) réalisée par l'Ifop pour FIDUCIAL est marquée par un léger sursaut des indicateurs de conjoncture, qui demeurent malgré tout encore inquiétants. La situation de l'emploi apparaît meilleure que prévue, même si on assiste à une certaine précarisation. Les indicateurs de situation financière et de trésorerie se redressent sensiblement, bien que le nombre d'entreprises fragilisées augmente.
La création d'emplois à l'équilibre
La création d'emplois, nette de suppressions et de remplacements de postes, est nulle au deuxième trimestre, mais elle dépasse largement les prévisions qui avaient été faites au mois d'avril (-5%).
7% des TPE ont créé en moyenne 1,6 emploi, principalement en CDD (64%). Il s'agit là du plus haut niveau historique jamais enregistré dans l'histoire du Baromètre des TPE que la seule période estivale ne saurait expliquer. Il faut surtout y déceler les conséquences d'un avenir plein d'incertitudes. Fort heureusement, les TPE ont été moins nombreuses qu'envisagé à détruire des emplois : 7% au lieu des 11% prévus en avril. Toutefois, ces suppressions concernent surtout des emplois en CDI (67%) d'où, depuis quelques trimestres, une précarisation des emplois dans les petites entreprises.
La situation financière des TPE demeure préoccupante
Globalement, les patrons de TPE anticipent tardivement la date de sortie de crise : pas avant 2011 pour 40% d'entre eux, contre 35% au trimestre précédent.
S'agissant de leur trésorerie, près de quatre dirigeants sur dix (36% exactement) prévoient une nouvelle dégradation au cours des trois prochains mois, un score certes en recul par rapport au mois d'avril (-5 points) mais qui reste important. 33% jugent leur situation financière préoccupante, marquant là aussi un recul significatif par rapport au trimestre précédent (-5 points). Toutefois, parmi les structures fragiles, la crainte de déposer le bilan avant la fin de l'année s'avère beaucoup plus marquée (57% contre 39% en avril dernier). On relève également une majorité (51%, -3 points) craignant toujours une défaillance financière d'un ou plusieurs clients ou fournisseurs ; une peur plus prononcée dans les secteurs du BTP et du commerce.
Des banquiers toujours frileux avec les TPE.
28% déclarent avoir récemment effectué une demande de prêt auprès de leur banque (+2 points par rapport à la dernière vague d'enquête, au même niveau qu'en janvier 2009). Les montants demandés sont cependant plus élevés (69 000 euros en moyenne contre environ 60 000 au mois d'avril).
En revanche, les conditions d'accès au crédit restent difficiles. 23% des dirigeants se sont vus refuser le prêt demandé (24% en avril), 18% ont dû apporter les garanties d'un organisme de cautionnement et 17% ont été contraints de fournir des garanties supérieures à celles exigées par le passé. Au global, 31% des TPE déclarent avoir subi un durcissement des conditions d'accès au crédit de la part de leur banque, soit un score supérieur de 4 points à celui observé en avril et une croissance de 20 points en l'espace de 18 mois (11% en janvier 2008).
L'emprunt national ne convainc pas. Les patrons disent massivement non.
L'accueil réservé par les patrons de TPE à l'emprunt national est très prudent : 16% ont l'intention d'y souscrire - soit un score similaire à celui enregistré auprès de l'ensemble des Français (17%) - et 43% seulement jugent qu'il s'agit d'une bonne solution pour faire face au contexte de crise économique. Les dirigeants interrogés jugent très largement que cet emprunt va alourdir la dette de l'Etat (74%) et qu'il se traduira inévitablement par une hausse de la fiscalité (60%). Selon les patrons de TPE, les secteurs bénéficiaires sont identifiés. Il s'agit en premier lieu des énergies renouvelables (62% des citations)et du bâtiment (51%). Viennent ensuite l'industrie pharmaceutique (41%) et, à un niveau moindre, les grandes infrastructures de transports (28%).
Des TPE très favorables à une remise à plat des allègements de charges sociales
Invité surprise du dernier sommet social à l'Elysée, le débat entre les partenaires sociaux sur la conditionnalité des allègements de charges sociales recueille l'assentiment massif des patrons de TPE. (90%) se prononcent en faveur d'une remise à plat.
Selon Jean-Marc Jaumouillé, directeur des Techniques Professionnelles de FIDUCIAL : « La situation économique de la France inquiète encore les patrons de TPE dont une large majorité craint toujours de graves répercussions sur leur propre activité. La rentrée ne les rassure guère. Les plus fragilisées, à la trésorerie exsangue et au carnet de commande pratiquement vide, pourraient avoir de sérieuses difficultés à boucler l'année. »
Méthodologie de l'Etude :
Ce baromètre rend compte de l'enquête conduite par l'IFOP pour le compte de FIDUCIAL et réalisée par téléphone du 9 au 22 juillet 2009, auprès d'un échantillon représentatif de 1 005 dirigeants de TPE, de 0 à 19 salariés. Les résultats ont été redressés selon les données de l'INSEE.
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