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    <title>Ziki - Julien Landfried's last published content</title>
    <link>http://www.ziki.com/fr/landfriedj+6834</link>
    <pubDate>sam, 23 Fev 2008 02:17:50 +0100</pubDate>
    <ttl>120</ttl>
    <description>Mon contenu chez Ziki.com</description>
    <item>
      <title>Programmes scolaires et culture r&#233;publicaine : les politiques devant un double paradoxe</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Programmes-scolaires-et-culture-republicaine-les-politiques-devant-un-double-paradoxe_a84161.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Par Catherine Kintzler, essayiste. Les mesures proposées par le ministre pour refaire de l'école une école et non plus un « lieu de vie » vont dans le bon sens. Se pose désormais la question des moyens à mettre en oeuvre et de la cohérence de la réforme avec les propositions pleines d'affect du président...
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  <img title="Programmes scolaires et culture républicaine : les politiques devant un double paradoxe" src="http://www.marianne2.fr/photo/798747-958308.jpg" alt="Programmes scolaires et culture républicaine : les politiques devant un double paradoxe" />
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  On se lève quand le professeur entre en classe, on sait chanter La Marseillaise, on connaît la devise de la République.... Mais commençons par le commencement. L'école maternelle a pour finalité <span style="font-style: italic;">« d'aider chaque enfant à devenir autonome en s'appropriant des connaissances qui le prépareront à la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul »</span>. Bien sûr l'enfant y établit des relations avec autrui, mais i[« l'objectif essentiel [y] est l'acquisition d'un langage oral riche, organisé et compréhensible par l'autre »]i. A cet effet <span style="font-style: italic;">« l'enseignant veille à offrir constamment à ses jeunes élèves un langage dont toute approximation est bannie ; c'est parce que les enfants entendent des phrases correctement construites et un vocabulaire précis qu'ils progressent dans leur propre maîtrise de l'oral »</span>. Et c'est précisément parce que le maître, en respectant la langue et la construction d'un savoir émancipateur, respecte et déploie en l'enfant la liberté humaine et l'aide à devenir élève, c'est-à-dire à s'élever, qu'il imposera et obtiendra le respect : aussi, on se lève quand le professeur entre en classe...<br />
  Ainsi les éléments, objets de l'école élémentaire, sont placés en condition de possibilité de l'émancipation. De façon pratique et sans effets de manche prétentieux, on rappelle que l'instruction, qui suppose l'acquisition des disciplines, est aussi en elle-même une éducation. Et c'est pourquoi, fort logiquement, on ne jugera pas les professeurs sur leurs méthodes mais, rompant avec l'ordre moral pédagogiste qui érige une norme a priori et indifférente au contenu, on les appréciera sur les résultats des élèves.<br />
  <br />
  <strong>Des mesures de bon sens... impossibles à appliquer</strong><br />
  Les quelques citations qui précèdent ne sont pas extraites d'un texte signé par les ci-devant ministres de l'Education nationale Chevènement, en 1985 ou Bayrou en 1994, mais du projet de programmes pour l'école maternelle et primaire présenté le 20 février par Xavier Darcos (1).<br />
  Lisibles par tous comme le voulait le ministre, ces programmes sont écrits dans une langue bannissant non seulement l'ambiguïté, mais aussi le jargon qui inonde la littérature officielle de l'Education nationale depuis bientôt trente ans et que bien des maîtres, en quittant l'IUFM, s'efforcent de désapprendre pour pouvoir faire classe. Est soulignée en chaque point, de la maternelle au CM2, la profonde liberté qui suit en toutes choses de l'ordre raisonné accessible à tous. L'ordre raisonné éduque parce qu'il ne se replie jamais sur l'intime, sur le proche. Son mouvement consiste à élargir l'horizon non par une vaine curiosité, mais par une maîtrise qui va du connu vers l'inconnu, du familier vers l'étrange - en commençant par la langue qu'on sortira bien vite de sa maternité.<br />
  Tout en se régalant à la lecture de ce texte, on se demande comment Xavier Darcos s'accommode de la proximité affective brandie par le président de la République pour imposer un très particulier <span style="font-style: italic;">« devoir de mémoire »</span> aux écoliers de CM2. On se demande comment il réussira à installer ces mesures de bon sens en diminuant le volume horaire des cours, en marginalisant le temps scolaire à 4 jours hebdomadaires, et à moyens constants... On souhaite enfin qu'il prolonge son sillon dans le terrain autrement difficile du collège et du lycée.
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  <img title="Programmes scolaires et culture républicaine : les politiques devant un double paradoxe" src="http://www.marianne2.fr/photo/798747-958309.jpg" alt="Programmes scolaires et culture républicaine : les politiques devant un double paradoxe" />
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  <strong><br />
  L'aberration d'une école « lieu de vie »</strong><br />
  Aujourd'hui, devant ces réaffirmations de l'élargissement raisonné qui sous-tend toute école et toute culture républicaines, quelque chose a bougé dans l'opinion. Il n'y a plus guère que Ségolène Royal pour s'indigner et s'effaroucher, avec quelques Diafoirus de la pédagogie « moderne », devant ce qu'elle appelle de <span style="font-style: italic;">« vieilles recettes »</span> (dont ne font sûrement pas partie les internats militarisés qu'elle prônait). On se souvient pourtant que, devant les mêmes intentions, il était naguère du devoir de tout progressiste de crier à la ringardise et à la mise au pas ; il était de bon ton de dénoncer l'arrogance française drapée dans trois couleurs qui devaient devenir honteuses et ternes au point d'être sifflées sur un terrain de football en présence d'un premier ministre impassible. C'est que les temps ont changé et que les « incivilités », non seulement se sont répandues hors des tribunes de supporters, mais ont été rapportées à leur racine, laquelle consiste précisément à exalter en chacun les « racines » dans ce qu'elles ont de plus étroit et à l'y crucifier en lui déniant tout rapport à l'universel humain : ce que l'école a hélas réussi à faire ces trente dernières années en devenant « lieu de vie ».<br />
  <br />
  <strong>Un double paradoxe</strong><br />
  <strong>1-</strong> Nicolas Sarkozy, par des déclarations provocatrices dans lesquelles il persiste, s'acharne à ruiner la laïcité politico-juridique, ressoudant de ce fait miraculeusement un camp laïque hier profondément divisé et miné de l'intérieur par une « laïcité nouvelle », pas tellement éloignée de la « laïcité positive » avancée par l'Elysée. En revanche, son ministre de l'Education nationale, renouant avec une conception rationnelle du rapport entre savoirs et liberté, pose de nouveau un jalon majeur qui soutient la laïcité de l'école républicaine. Celle-ci, en effet, ne se réduit pas à des règles symboliques que la loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux a opportunément prescrites. Elle reste vide si elle ne s'articule pas sur une construction de la liberté par le détour encyclopédique et les humanités, lesquels supposent la mise à l'écart des certitudes toutes faites - et donc la distinction non seulement du cultuel et du culturel, mais aussi celle du culturel et de la culture. Elle est bafouée si chacun, invité à rester ce qu'il est par une « culture de proximité », reste prisonnier d'une fausse liberté.<br />
  <strong>2-</strong> En face et inversement, une certaine « gauche », profitant de l'aubaine que lui offre le président de la République, refait l'unité pour défendre la laïcité politico-juridique menacée. Mais, s'agissant de la laïcité scolaire, elle continue à se crisper sur une conception qui, sous prétexte d'accueillir les enfants <span style="font-style: italic;">« tels qu'ils sont »</span>, fige cet état en essence intouchable, s'interdit de les promouvoir en élèves, négocie avec eux toute forme de discipline, installe le brouhaha comme une forme d'expression et organise l'anesthésie générale en les laissant passer automatiquement dans la classe supérieure.<br />
  Ce paradoxe croisé montre que l'unification du discours laïque et républicain ne peut pas s'effectuer sur un replâtrage politicien : la « vieille recette » consistant à soutenir tout ce que « l'ennemi » attaque et à attaquer tout ce qu'il soutient ne sert ici qu'à évacuer les principes et à faire obstacle à la pensée.<br />
  <br />
  (1)- <a href="http://www.education.gouv.fr/cid21007/presentation-des-nouveaux-programmes-du-primaire.html">Disponible en téléchargement sur le site du Ministère de l'Education nationale</a><br />
  <a href="http://www.mezetulle.net"><br />
  Retrouvez ici le site de Catherine Kintzler</a><br />
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      </description>
      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 02:17:50 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6282650</guid>
    </item>
    <item>
      <title>R&#233;sister au syst&#232;me en mangeant des l&#233;gumes</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Resister-au-systeme-en-mangeant-des-legumes_a84160.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Dans un monde de grande distribution, quelques associations résistent pour offrir aux consommateurs la possibilité de trouver des aliments bio, frais et... locaux.
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  <img title="Résister au système en mangeant des légumes" src="http://www.marianne2.fr/photo/798746-958307.jpg" alt="Résister au système en mangeant des légumes" />
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  Est-il possible d'avoir une consommation responsable dans un monde de gaspillage ? Est-il possible d'avoir une consommation responsable dans un monde où l'on vous pousse sans cesse à consommer, surconsommer et gaspiller ? L'une des grandes réussites de l'industrie agroalimentaire, accompagnée de sa publicité, est d'avoir fabriqué une population d'obèses. Comment être frugal dans monde qui vous incite à baffrer ? Est-ce seulement possible ? Oui. Il y a de nombreuses initiatives en la matière. Par exemple les Amap, Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne. Ce sont des systèmes de production et de distribution originaux qui mettent en relation directe agriculteurs et consommateurs.<br />
  <br />
  <strong>Une agriculture alternative</strong><br />
  Concrètement, un producteur propose chaque semaine à des consommateurs un panier de produits frais, en général des légumes, mais ce peut aussi être de la viande. Ce panier est commandé par les consommateurs, qui s'engagent à le pré-payer, durant la saison. En échange, ils ont des produits frais, bios, sans pesticides, sans OGM, bref, des produits sains. Les produits sont distribués en général toutes les semaines, et ce sont les acheteurs qui organisent le lieu d'achat.<br />
  Les Amap appartiennent à l'agriculture alternative et à la consommation responsable, c'est-à-dire qu'ils refusent le couple agriculture intensive et grande distribution. La grande distribution, l'explosion des transports, ont favorisé une agriculture intensive de grandes surfaces. En France, il y avait 2.3 millions d'exploitations agricoles en 1950, il en reste un peu plus de 500 000 aujourd'hui, des exploitations d'une surface moyenne beaucoup plus importante. Les Amap rapprochent les consommateurs des producteurs. Elles court-circuitent ce système effrayant de transports qui veut que l'on fasse venir les légumes de l'autre bout de la terre.<br />
  <br />
  <strong>Où les trouver ?</strong><br />
  Il y en a 500 à 700 en France, concentrées surtout en PACA, mais également en Ile-de-France. Il est intéressant de voir que le motif sanitaire, et le motif du goût tout simplement, motive les membres des Amap, mais aussi l'engagement citoyen. C'est en ce sens que la consommation devient responsable. La question que vous allez me poser c'est...<br />
  Les « amapiens » sont-il des bobos ?<br />
  Il est vrai que les ouvriers sont sous-représentés dans les Amap, mais guère. Et il faut dire, hélas, a contrario que les ouvriers et les prolétaires sont surreprésentés chez les obèses...<br />
  <br />
  <strong>Un livre :</strong> <span style="font-style: italic;">Les Amap, un nouveau pacte entre producteurs et consommateurs</span>, de Claire Lamine aux Editions Yves Michel<br />
  <br />
  <br />
  <a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/journaldeleconomie/">Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.</a><br />
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      </description>
      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 02:17:50 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Alain Finkielkraut : &#171;Au lieu de jogger, Sarkozy devrait ruminer !&#187;</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Alain-Finkielkraut-Au-lieu-de-jogger,-Sarkozy-devrait-ruminer-!-_a84164.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Marianne2.fr vous propose la première vidéo de Parlons Net, le club de la presse Internet organisé en partenariat avec France Info et cinq sites d'information. Pour cette première édition, il reçoit le philosophe Alain Finkielkraut.
<div>
  Nous sommes heureux de publier ce samedi l'interview d'Alain Finkielkraut à l'occasion de la première édition de Parlons Net, le club de la presse Internet. Chaque semaine, une personnalité sera questionnée par David Abiker (<a href="http://www.france-info.com">France Info</a>) et trois journalistes provenant de plusieurs sites d'information : outre Marianne2, <a href="http://www.rue89.com">rue89</a>, <a href="http://www.bakchich.info">Bakchich info</a>, <a href="http://www.arretsurimages.net">Arrêt sur images</a>, <a href="http://www.lefigaro.fr">Le Figaro.fr</a> et <a href="http://www.causeur.fr">Causeur.fr</a>.<br />
  <br />
  Progressivement, cette émission hebdomadaire sera diffusée sur chacun de ces sites d'information. Cette initiative, dont Marianne2 est à l'origine, part de deux idées :<br />
  1.les sites d'information du web sont concurrents mais aussi partenaires, la crédibilité et l'audience des uns renforçant celles des autres.<br />
  2.Internet est un espace de liberté permettant un journalisme plus affranchi et plus impertinent.<br />
  <br />
  Parlons Net se distinguera des clubs de la presse traditionnels par un choix d'invités plus inattendus et un questionnement plus direct. Le premier numéro est loin d'être parfait : nous comptons sur vous pour nous aider à l'améliorer, notamment par vos questions, que nous solliciterons bientôt.
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    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4gsaw_parlonsnet-finkielkraut-1-sur-5-por_news">PARLONSNET Finkielkraut 1 sur 5 Portrait</a></strong>
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      <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4gsix_parlonsnet-finkielkraut-reagit-sur_news">PARLONSNET Finkielkraut et les Intellos 2 sur 5</a></strong>
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        <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4gsoa_parlonsnet-finkielkraut-sarkozy-et_news">PARLONSNET Finkielkraut Sarkozy réagit sur la Shoah 3 sur 5</a></strong>
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          <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4gssm_parlonsnet-finkielkraut-4-sur-5_news">PARLONSNET Finkielkraut 4 sur 5</a></strong>
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            <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4gsyb_parlonsnet-finkielkraut-5-sur-5-lac_news">PARLONSNET Finkielkraut 5 sur 5 L'actu des sites</a></strong>
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      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 00:19:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>La sortie de secours du Sarko-show, s'il vous pla&#238;t?</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/La-sortie-de-secours-du-Sarko-show,-s-il-vous-plait-_a84143.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Par Jacques Gaillard, écrivain. L'omniprésent spectacle du président ne fait que masquer les vrais questions. Qui aura le courage de recentrer le débat?
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  <img title="La sortie de secours du Sarko-show, s&amp;apos;il vous plaît?" src="http://www.marianne2.fr/photo/798729-958279.jpg" alt="La sortie de secours du Sarko-show, s&amp;apos;il vous plaît?" />
</div>
<div>
  Depuis l'élection de Sarkozy, nous vivons dans l'aveuglement du premier plan. Haro sur les « régimes spéciaux » ? Cela nous empêche de voir qui sont les vrais privilégiés. On nous assomme avec des homélies sur les beautés de la religion ? Montée au front côté bigots, côté laïcs – et l'on ne parle plus de pouvoir d'achat. A Neuilly, cité de rentiers que personne ne songerait à ausculter pour prendre le pouls de la société française, quelques nains se disputent l'héritage du parvenu ? Gorges chaudes et roudoudous, mirlitons et joies féroces d'un <span style="font-style: italic;">Figaro</span> « spécial Neu-neu », félonies et rastignaqueries, on en viendrait à oublier – et on l'oublie – que la <span style="font-style: italic;">« France d'en bas »</span> est inquiète et fauchée, qu'on licencie partout (sauf à Neuilly : il est vrai qu'on n'y travaille guère) et que les vrais problèmes des villes normales s'appellent emploi, logement, transports et qualité de la vie. Bref, l'obscène, c'est cela même : mettre en avant ce que l'on devrait cacher, mamours, émois mystiques, <span style="font-style: italic;">combinazione</span>, pour dissimuler la blessure, les maladies et, surtout, les agents toxiques.<br />
  <strong><br />
  Un brouhaha savamment orchestré</strong><br />
  Le Président fait le spectacle en souriant, avec, comme Bush, un prompteur et une joke pour assaisonner le sketch, et il restera dans l'Histoire pour avoir, un dimanche soir, gaspillé huit minutes de télévision pour nous dire que les chats miaulent, pardon, que l'Europe, c'est l'Europe. Mais quand il clôt sa saynète sociale chez les sidérurgistes lorrains par une pirouette sur son « voyage de noces » dans leur pays d'usines et de fumées, on peut se demander s'il est le moins du monde conscient du drame des licenciements et de la peine des hommes: c'est bête, mais à Neuilly, on n'a pas la culture des hauts-fourneaux. Et suffit-il de claironner que l'État paiera - chose que les règlements européens lui interdisent - pour étouffer l'idée que l'Élysée n'a pas d'autre politique industrielle que celle du Medef ?<br />
  Autre exemple : à la veille de l'annonce de la énième réforme de l'école, on jette en pâture l'idée terrifiante (Simone Weil a raison !) de placer derrière tout gamin le fantôme d'un enfant juif, en sachant bien que cela fera des vagues. Et de fait, empêtrés dans ce classique cocktail des meilleures intentions et des pires solutions, Ségolène et François sont, une fois de plus, acculés au divorce en émettant des jugements diamétralement opposés, les profs râlent, Klarsfeld applaudit, bref, on a exactement le brouhaha prévisible. Et du coup, le contenu de la réforme et les conditions de son application passent au second plan. Or il n'est pas indifférent que les petits enfants aient non seulement deux heures d'école de moins par semaine (l'équivalent de trois semaines de cours par an!), mais encore en gaspillent une de plus à faire de l' « éducation physique », élevée au rang des « fondamentaux » comme le français et les maths... Après tout, qui ose dire, de nos jours, qu'en règle générale, les enfants (j'en ai élevé trois) savent courir et sauter, mais que le problème, c'est de leur apprendre à lire ?<br />
  <strong><br />
  Un « parler vrai » dont il faut se méfier</strong><br />
  Sarkozy, pendant sa campagne, a fait croire que, par sa façon de parler, de marier les contraires, de faire du jogging et de fréquenter la jet-set, il incarnait, pour notre vieux pays pantouflard, la modernité. La « rupture » n'a jamais été autre chose que la promesse d'un changement de style. Au demeurant, à gauche, Ségolène Royal avait aussi cette offre au coeur de ses désirs d'avenir, mais la pudeur ou la maladresse (les deux, sans doute) ont fait qu'elle ne pouvait, sur ce terrain, rivaliser avec son adversaire : le cynisme, la désinvolture, la tchatche, ça ne s'apprend pas en six mois. Enlevez cette sucrerie fatale, il ne reste, de la campagne de Sarkozy, qu'un slogan dont on a trop peu dit qu'il empilait plusieurs sens : <span style="font-style: italic;">« travailler plus pour gagner plus »</span>, c'est une banalité si la phrase signifie « si vous travaillez plus, vous gagnez plus » ou « si l'on travaille plus, on doit logiquement gagner plus ». Il est clair que le candidat voulait dire : « vous gagnerez plus si et seulement si vous travaillez plus », perspective que bien des salariés auraient jugé inacceptable, s'ils avaient réfléchi. Mais voilà : ce slogan, dans sa force tautologique, a été le signal même d'un « style moderne » car, avec l'audace des imbéciles et des escrocs, qui seuls osent dire « j'appelle un chat un chat », le candidat s'est arrogé l'apparence de « parler différemment » - sans que l'on se demande si la modernité, c'était de dire aux salariés français : « si je suis élu, vous devrez travailler plus, parce que vous ne serez plus augmentés », sens véritable du message. Et comme l'actualité vérifie cette annonce, ne voilà-t-il pas que Sarkozy peut se vanter d'avoir « parlé vrai »...
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  <img title="La sortie de secours du Sarko-show, s&amp;apos;il vous plaît?" src="http://www.marianne2.fr/photo/798729-958280.jpg" alt="La sortie de secours du Sarko-show, s&amp;apos;il vous plaît?" />
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  <br />
  <strong>De quelle modernité voulons-nous?</strong><br />
  La modernité, est-ce cette imposture ? Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel la progression énorme des profits est, finalement, garantie par la précarité des salariés, et où l'on refuse de faire progresser les salaires parallèlement aux dividendes, en partant de l'idée qu'un salarié est un produit jetable, mobile, pliable, utilisable tant qu'il peut s'offrir 1800 calories par jour ? Si c'est le cas, le système le plus moderne est l'esclavage, et la Chine, qui est en train de réinventer cette gestion de la main d'oeuvre, en est sans doute le champion.<br />
  Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel la couverture des dépenses de santé doit être calculée en termes de rentabilité , comme en Grande-Bretagne, où l'on ne rembourse plus certains soins parce que les prolongements de vie qu'ils procurent aux malades ne sont pas « rentables » (décidément, ce Blair est un archange...) ?<br />
  Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel une grosse brochette de dirigeants d'entreprises qui hurlent chaque jour sur la masse salariale sont les mieux payés d' Europe, et où nombre d'entre eux ont hérité de leur situation (comptez les particules), ce qui ne les empêche pas d'aller de plus en plus souvent visiter nos tribunaux pour diverses affaires à la mesure de leur incompétence ou de leur sens des valeurs boursières?<br />
  Un pays moderne, est-ce un pays tenté de mettre le curé et l'instituteur (à quand la Bible et Darwin ?) en compétition au nom de la liberté de pensée, qui se croit tenu de prouver chaque jour son non-antisémitisme, et qui s'interdit de rappeler aux dirigeants musulmans que l'excision ne se rencontre guère qu'en terre d'Islam, avant de faire risette à la scientologie ? C'est ça, la « laïcité positive » ?<br />
  Un pays moderne, est-ce celui dans lequel la réussite se mesure par le compte en banque, où l'enrichissement se fait essentiellement par le travail des autres et la spéculation immobilière et financière, où un docteur ès sciences, chercheur de haut niveau, est payé une fois et demi le SMIC, et où l'on larmoie sur le « manque de formation » des jeunes quand tant de bac +4 finissent aux caisses des supermarchés, parmi ces exploitées qui se battent pour quelques centimes d'euros de plus sur leur ticket restaurant ?<br />
  Un pays moderne, enfin, je ne pense pas que ce soit celui où la vénération des riches va jusqu'à l'exemption de l'impôt, comme sous l'Ancien Régime, et où la caste bling-bling-bling (c'est le dessus de la marmite) se pare des plumes de la ci-devant noblesse, transmissible par la naissance (Jean après Nicolas, comme David après Johnny, Bolloré après Bolloré, Dassault après Dassault...et Parisot après Parisot).<br />
  <br />
  <strong>Pour sortir d'une logique malsaine</strong><br />
  Et l'on pourrait continuer. Et j'ai bien envie qu'on continue. Qu'on secoue le politiquement correct libéral « moderne » qui va de Strauss-Kahn à Baverez en passant par Attali, avec leurs « n'y a qu'à » de brillants conférenciers de Sciences-Po : la modernité, ce n'est peut-être pas la croissance à tout prix, le profit avant tout et la finance dictant le droit. Il faut se détacher de la chasse au Sarkorigolo (il se débrouille très bien tout seul pour se ridiculiser) et ouvrir clairement le débat : qu'est-ce, en 2008, qu'un pays moderne, que sera-ce en 2015 ? Les réponses de la Droite nous mènent droit dans le mur. Et si la Gauche a envie de se poser la question, qu'elle n'hésite pas : il n'est pas certain qu'elle ait, à ce jour, proposé des réponses convaincantes...<br />
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      </description>
      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 00:19:00 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>J&#233;r&#244;me Ferrari ausculte les m&#233;moires rapi&#233;c&#233;es en terre corse</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Jerome-Ferrari-ausculte-les-memoires-rapiecees-en-terre-corse_a84157.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Au travers du meurtre dun nationaliste corse, Jérôme Ferrari explore les égarements des mémoires réécrites. Des nostalgies sublimées qui mènent invariablement les héros de son dernier roman, Balco Atlantico (Actes sud), à la solitude, la folie ou la mort.
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  <img title="Jérôme Ferrari ausculte les mémoires rapiécées en terre corse" src="http://www.marianne2.fr/photo/798743-958296.jpg" alt="Jérôme Ferrari ausculte les mémoires rapiécées en terre corse" />
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  Stéphane, le principal héros de Balco Atlantico, gît dès les premières pages du livre, deux balles dans la poitrine, sur la place d'un petit village corse. Cette issue tragique, c'est la convergence de quatre parcours hantés par des nostalgies dont les héritiers se sont forgés une identité. Théodore n'a jamais rencontré le peuple indigène dont il a conté l'histoire dans un livre qui lui a valu sa riche carrière de professeur d'ethnologie. Virginie ne sait pas ce qui existait avant sa grand-mère, dont la sale réputation a poursuivi toutes les femmes de la lignée. Khaled berce sa sœur Hayet des mêmes légendes arabes inventées qu'il comptait aux touristes venus visiter les ruines, avant qu'il ne quitte le Maroc pour la Corse.<br />
  <br />
  Stéphane n'use de son intelligence que pour fouiller l'histoire d'une identité corse qu'il s'échine à réinventer honorable et victorieuse. Même si les archives qu'il fouille regorgent de vendettas d'une violence abjecte. De cette mémoire rapiécée, il construit la base de son engagement dans le milieu nationaliste des années 1980. Une mémoire <span style="font-style: italic;">« raidie »</span> qui autorise le recours à une violence privée de sens où les plus nostalgiques acceptent de se perdre.
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  </div><br style="clear: both;" />
  <div>
    <a href="http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742771622">Balco Atlantico, de Jérôme Ferrari, est paru aux éditions Actes sud en février 2008.</a>
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      </description>
      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 00:18:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6282653</guid>
    </item>
    <item>
      <title>&#171;Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?&#187;</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/-Papa,-pourquoi-les-gens-se-cachent-dans-une-cabane-en-tissu-pour-voter-_a84163.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Les secrets de lisoloir, d'Alain Garrigou, qui retrace l'histoire d'un objet plein de sens politique, nest pas un livre pour enfants. Enfin si enfin non
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  <img title="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" src="http://www.marianne2.fr/photo/798749-958312.jpg" alt="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" />
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  <span style="font-style: italic;">Les secrets de l'isoloir</span> est un livre pour enfants parce que, publié dans la collection Troisième culture des éditions Thierry Magnier, deux exigences s'imposaient à son auteur, le professeur de sciences politiques Alain Garrigou. Celle d'abord de donner une idée de la politique à des adolescents en partant d'un événement en apparence anodin, ici l'adoption de l'isoloir dans les procédures électorales. Ensuite il s'agissait de décrire cet événement, ses conséquences et ses enjeux dans une langue simple, didactique (un lexique est situé en fin d'ouvrage), loin de la littérature d'histoire politique habituelle.<br />
  C'est un livre pour enfants, parce que les questions auxquelles il veut répondre sont dignes d'un enfant accompagnant ses parents un dimanche de scrutin : <span style="font-style: italic;">« et pourquoi les papiers avec les noms des candidats ils sont tous pareils ? Et pourquoi les gens ils se cachent dans une cabane en tissu ? Pourquoi ils mettent les petits papiers dans une enveloppe ? »</span> Des questions qui ont l'intérêt de relativiser l' évidence apparente de la marche démocratique des élections françaises.<br />
  <br />
  <strong>Un vote longtemps contrôlé par les puissants</strong><br />
  Car la procédure de vote, au sens le plus prosaïque du terme –se rendre au bureau de vote, choisir un bulletin, le glisser dans une enveloppe puis dans une urne scellée, signer les registres électoraux, le tout dans le secret de sa conscience de citoyen éduqué- n'a pas toujours été aussi respectueuse des convictions individuelles, de l'égalité des voix, et de la citoyenneté en général. Alain Garrigou le prouve, retraçant l'histoire du vote en France. Et c'est là que l'ouvrage sort de la stricte littérature de jeunesse.
</div><br style="clear: both;" />
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" src="http://www.marianne2.fr/photo/798749-958313.jpg" alt="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" />
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  En effet, raconter le cynisme des tenants du pouvoir (patrons, propriétaires terriens, députés…), les saouleries organisées par les candidats les jours d'élection (à cet égard, lire l'extrait ci-dessous, ahurissant), les votes à main levée, par bulletins de couleur différente pour chaque candidat, et surtout la longue, très longue procédure parlementaire (de 1889 à 1913) pour l'adoption de l'isoloir, agrémentée des moqueries des députés (surnommant entre autres l'isoloir le <span style="font-style: italic;">« confessionnal laïque et obligatoire »</span>), est-ce bien fait pour donner aux enfants une noble idée de la politique ? Certes non, mais comme l'ouvrage n'est pas destiné à enjoliver la chose publique, il constitue un outil de premier ordre pour faire comprendre aux adolescents qui l'auront entre les mains l'enjeu de l'élection. D'éducation civique, en somme.<br />
  <br />
  <strong>Comprendre le spectacle des pays du Sud</strong><br />
  Il fournira également aux adultes du grain de qualité à moudre pour comprendre la complexité des processus de démocratisation, notamment des pays du Sud, auxquelles se mêlent les questions de l'éducation, du contrôle social exercé non seulement par les tenants du pouvoir, mais aussi par des instances en déclin en occident : la famille, le voisinage immédiat, les pouvoirs informels de village…Il permettra enfin d'engager une réflexion à propos de ce qui nous guette ici et maintenant : les machines à voter, qui après avoir reçu leur agrément français en novembre 2003, sont expérimentées actuellement, avant d'envahir les mairies. Avec, en germe, l'inquiétante question technologique d'un recul de la confidentialité du vote, symbole de la liberté de conscience.
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<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" src="http://www.marianne2.fr/photo/798749-958314.jpg" alt="«Papa, pourquoi les gens se cachent dans une cabane en tissu pour voter ?»" />
</div>
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  <strong>EXTRAIT</strong><br />
  <strong>Il n'était probablement pas une seule élection en France qui ne fût entachée d'irrégularités.</strong><br />
  À chaque début de législature, un contrôle de régularité des pratiques électorales était effectué pour chaque député. Dans le cadre d'un régime parlementaire, il revenait à l'Assemblée, en vertu du principe de souveraineté, d'exercer ce contrôle. Mais il n'était pas si facile dans une enceinte parlementaire de décrire précisément les entorses à la liberté du vote. Ce contrôle de régularité révélait bien des faits contestables dont l'évocation en séance plénière donnait lieu à des indignations mais aussi à des plaisanteries. Il n'était probablement pas une seule élection en France qui ne fût entachée d'irrégularités au su ou à l'insu des candidats. La politique locale suscitait souvent des rivalités de clochers. Ces débats permirent toutefois d'établir une sorte de nomenclature simple comprenant trois types d'irrégularités: la fraude, la corruption et la pression.<br />
  Les fraudes électorales étaient nombreuses. En vertu du secret du vote, les bulletins étaient annulés s'ils portaient un «signe de reconnaissance». Il fallait alors joindre au procès-verbal ces bulletins qui ajoutaient ou substituaient au nom du candidat des propos souvent injurieux et parfois humoristiques. Or la procédure stipulait que les présidents de bureau reçoivent les bulletins des mains de l'électeur pour les mettre eux- mêmes dans l'urne. Des présidents de bureau indélicats profitaient de cette disposition pour faire annuler le vote d'électeurs connus comme des adversaires politiques. Il leur suffisait de maculer leur bulletin d'encre, ou d'une trace de crayon à papier ou encore de graisse cachée sous le bureau. Ce n'était pas une fraude de masse mais le soupçon entachait parfois la légitimité des élections qui étaient gagnées avec un faible écart de voix comme cela arrivait dans des élections locales. La fraude intervenait surtout à l'occasion du dépouillement des bulletins soit par la substitution de bulletins soit, selon l'expression consacrée, par le « bourrage des urnes ». Il fallait alors que le bureau, constitué du président et de ses assesseurs, en<br />
  l'occurrence les deux plus jeunes et les deux plus âgés des membres du bureau de vote à son ouverture, soient complices. Cette composition n'était donc jamais laissée au hasard.<br />
  La corruption s'opérait généralement par l'achat de votes. Il pouvait se réaliser par la distribution d'argent, mais cela supposait des dépenses à la portée des candidats les plus riches. Le plus souvent, les agents électoraux payaient à boire (les rastels), distribuaient des aumônes et de menus cadeaux comme des cigares. Certaines élections donnaient un exemple massif parce que des candidats riches étaient capables d'acheter suffisamment de voix pour gagner une circonscription. Les rastels étaient d'autant plus fréquents et tolérés qu'ils participaient à la fête électorale. Dans des sociétés pauvres, la réunion des hommes lors des scrutins était une aubaine pour les débits de boissons. Alors, l'alcool coulait à flots. Des esprits austères et des adversaires politiques condamnaient ces débordements où des hommes ivres se rendaient au bureau de vote et où, selon l'expression d'un observateur des Alpes, des électeurs «roulaient dans le ruisseau». Dans la circonscription de Montreuil (Pas-de-Calais) en 1902, l'élection fut si bien «arrosée» qu'on estima la consommation d'alcool à 18000 litres soit 500 verres d'eau-de-vie par électeur! Dans ces cas, la corruption ne prenait pas un tour individualisé et il était difficile de contrôler et de mesurer l'efficacité du procédé. On supposait bien que des électeurs récompensaient la générosité de leur candidat mais il était souvent difficile d'en être certain. Quand des témoins étaient convoqués par des commissions d'enquête, ils assuraient avoir bu en votant selon leur conscience, parfois avec une pointe de moquerie à l'égard du candidat qui aurait, selon eux, dépensé son argent en pure perte.<br />
  D'ailleurs, des candidats s'excusaient de recourir à ces procédés rendus nécessaires par la compétition électorale et finalement imposés par des électeurs qui ne voyaient aucun mal à profiter de l'occasion: «En Bretagne, selon le député Ollivier, même si vous n'avez pas de concurrent, il faut offrir à boire. Si vous ne le faites pas, cela s'appelle une “élection sèche” et les électeurs ne viennent pas au scrutin. L'élection est inséparable de la beuverie» (Archives nationales, C. 7305). Un sénateur de la même région témoignait à la commission d'enquête parlementaire:«Je vous assure qu'on a bu d'une façon impartiale et des deux côtés.» L'alcool aidait surtout à mobiliser des électeurs indifférents et, si l'on en croit des témoignages, il aida aussi parfois des hommes simples à oser exprimer des opinions politiques dans la chaleur du café ou à l'occasion d'un charivari improvisé contre un notable du village.<br />
  Les candidats n'étaient donc pas les seuls initiateurs de ces pratiques. Lorsqu'un député breton rencontrait par hasard son adversaire sur le quai de la gare de Guingamp, il le suppliait : «Monsieur, je ne vous demande qu'une chose: je sais que vous ne pourrez pas ne pas payer à boire, mais je vous en prie, ne donnez pas d'argent. – Soyez sans inquiétude, ai-je répondu, je ferai tous mes efforts pour ne pas me laisser entraîner sur cette pente sur laquelle ma fortune ne me permet pas de me laisser glisser. Quant à la boisson, je ne puis m'engager. – La boisson, a reparti M. Kérer, c'est une affaire entendue, j'en payerai malheureusement autant que vous, il est impossible de s'y soustraire…» (ibidem). De fait, plutôt que des arrangements individuels entre les candidats, certains élus jugèrent que des règles légales interdiraient bien plus efficacement les tentations de la fête. Il en allait aussi du coût des campagnes et donc de leurs propres finances à une époque où les candidats devaient prendre intégralement en charge, ou presque, les frais de campagne.<br />
  <br />
  <br />
  <span style="font-style: italic;">Les secrets de l'isoloir</span> d'Alain Garrigou est publié le 22 février dans <a href="http://www.editions-thierry-magnier.com/accueil.php">la collection Troisième culture des éditions Thierry Magnier</a>
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      </description>
      <pubDate>sam, 23 Fev 2008 00:16:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6282654</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Cinq figures du mal logement</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Cinq-figures-du-mal-logement_a84158.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Réunis pour une nuit sur la place de la République les associations de lutte contre le mal logement avaient mille raisons de manifester contre l'inaction gouvernementale en matière de logement. Nous en avons retenu cinq, avec les visages qui les portaient.
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958299.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  Sur la place de la République, dans cette nuit du 21 février, les manifestants ont tiré, en guise de marée humaine, une longue étendue de couvertures de survie. Sous cette houle dorée, la réunion insolite d'associations caritatives (Secours catholique, Fondation Abbé Pierre, Armée du Salut...) et d'activistes radicaux (association Droit au logement, les Enfants de Don Quichotte, Jeudi noir...). D'une seule voix, ils se plaignent de l'inaction du gouvernement Fillon, et notamment de sa ministre du Logement, face à une situation qui ne cesse d'empirer dans la précarisation de l'habitat, le coût de la location et les exigences de propriétaires.<br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958300.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  <strong>Abdelaziz, réfugié politique mauritanien.</strong><br />
  <span style="font-style: italic;">« Si je suis venu à cette manifestation, c'est parce qu'en arrivant en France, j'ai vécu quelques temps à la rue ou bien dans des logements précaires. Aujourd'hui, je travaille dans une association d'aide aux handicapés mais je ne doute pas que, du jour au lendemain, moi et ma famille nous pourrions très bien retrouver les difficultés que nous avons connu. »</span><br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958301.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  <strong>Diane, militante de l'association</strong> <a href="http://www.snl-union.org">Solidarité nouvelle pour le logement</a><br />
  <span style="font-style: italic;">« Nous formons des groupes de solidarité qui se cotisent pour acheter des logements et héberger des familles en difficultés, avec l'aide de subventions. Ces appartements sont un moyen de transition en attendant de trouver un logement stable. Nous sommes venus ici pour faire connaître notre action et recruter des volontaires. Car ce n'est pas l'argent qui manque : ce sont les bénévoles. »</span><br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958302.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  <strong>Georgette, Maud, Elina, Dafné et Paul, travailleurs sociaux</strong><br />
  <span style="font-style: italic;">« Dans les services sociaux, le logement est une des premières demandes d'aide : nous sommes aux premières loges pour constater l'inaction du gouvernement. Sur un de nos secteur, le mal logement concerne 90% des familles qui se tournent vers nous. La situation va en s'aggravant car beaucoup de gens sont touchés aujourd'hui qui ne seraient jamais venu nous voir il y a 20 ans. »</span><br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958303.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  <strong>Julien,</strong> <a href="http://www.jeudi-noir.org">militant du Jeudi noir</a><br />
  <span style="font-style: italic;">« En 8 mois de poste de Christine Boutin, rien n'a changé : c'est un scandale ! Avec Jeudi noir, nous sommes là pour faire entendre que le mal logement ne concerne pas que les SDF ou les chômeurs mais que les étudiants et les travailleurs précaires, notamment les jeunes, y sont très souvent confrontés. »</span><br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Cinq figures du mal logement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798744-958304.jpg" alt="Cinq figures du mal logement" />
</div>
<div>
  <strong>Elise,</strong> <a href="http://www.joc.asso.fr">employée des Jeunesses ouvrières chrétiennes</a><br />
  <span style="font-style: italic;">« Une amie de la Fondation Emmaüs m'a informé de cette manifestation. Aujourd'hui, la seule amélioration dans le domaine du logement vient de l'action associative et des initiatives individuelles. Je travaille dans toute la France et aucune politique locale ne change vraiment les choses : les municipales ne résoudront pas le problème. »</span><br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="">
  
</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 16:30:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6280618</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le Grand Journal de Canal+ pol&#233;mique avec JFK</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Le-Grand-Journal-de-Canal-polemique-avec-JFK_a84150.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Jean-François Kahn était hier l'invité du Grand Journal sur Canal+, pendant lequel Jean-Michel Aphatie et Michel Denisot ont polémiqué de manière énergique avec le fondateur de Marianne sur l'appel pour une vigilance républicaine. Devant l'avalanche de réactions de nos lecteurs, nous publions la vidéo de cette émission.
<div>
  <div align="center">
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    </object>
  </div>
</div><br style="clear: both;" />
<div>
  <strong>Pour une vigilance républicaine</strong><br />
  <br />
  Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.<br />
  <br />
  - Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.<br />
  <br />
  - Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.<br />
  <br />
  - Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.<br />
  <br />
  - Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.<br />
  <br />
  Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.<br />
  <br />
  Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle<br />
  Dominique de Villepin, ancien Premier ministre<br />
  Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes<br />
  François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques<br />
  Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre<br />
  Corinne Lepage, ancien ministre<br />
  Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne<br />
  Bertrand Delanoë, maire de Paris<br />
  Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher<br />
  Nöel Mamère, député de la Gironde<br />
  Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis<br />
  Marielle de Sarnez, conseillère de Paris<br />
  André Gérin, député du Rhône<br />
  Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire<br />
  Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher<br />
  Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis<br />
  Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes<br />
  <br />
  Pour signer ce texte, <a href="http://www.mesopinions.com/Pour-une-vigilance-republicaine-petition-petitions-c27aaf12a9782a846667a8ca95fd33ae.html">cliquer ici</a>.<br />
</div><br style="clear: both;" />
<div style="">
  
</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 10:21:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6278890</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Vingt personnalit&#233;s signent l'appel de Marianne</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Vingt-personnalites-signent-l-appel-de-Marianne_a84149.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Marianne publie cette semaine un dossier sur les suites de l'Appel. Suite aux réactions violentes de plusieurs personnalités sarkozystes, plusieurs intellectuels publient leur signature.
<div>
  L'appel de <span style="font-style: italic;">Marianne</span> a provoqué des réactions hystériques dans le camp sarkozyste. Un texte au ton mesuré et serein a été présenté comme haineux à l'endroit du président qui n'y était pourtant même pas nommé. Du coup, plusieurs personnalités du monde intellectuel et artistique ont publié leur signatures dans le numéro de <span style="font-style: italic;">Marianne</span> à paraître le 23 février.<br />
  Mieux, un sondage réalisé cette semaine par l'Institut CSA indique qu'une grande majorité de personnes interrogées se disent favorables à cet appel.<br />
  <br />
  Voici le nom des nouveaux pétitionnaires :<br />
  <strong><br />
  Jean-Pierre Azéma,</strong> historien<br />
  <strong>Jean-Luc Barré</strong>, écrivain,<br />
  <strong>François Berléand</strong>, comédien<br />
  <strong>Philippe Besson</strong>, écrivain,<br />
  <strong>Gérard Boulanger</strong>, avocat au barreau de Bordeaux et historien,<br />
  <strong>Régis Debray</strong>, écrivain<br />
  <strong>Vikash Dhorasoo</strong>, ancien footballeur<br />
  <strong>Marc Ferro</strong>, historien<br />
  <strong>Antoinette Fouques</strong>, présidente de l'Alliance des femmes pour la démocratie<br />
  <strong>Benoîte Groult</strong>, écrivain<br />
  <strong>Eric Halphen,</strong> magistrat et écrivain<br />
  <strong>Catherine Kintzler</strong>, philosophe<br />
  <strong>Julia Kristeva</strong>, écrivaine et psychanalyste<br />
  <strong>Jean-Pierre Le Goff</strong>, sociologue<br />
  <strong>Joaquin Masanet,</strong> secrétaire général de l'Unsa Police<br />
  <strong>Jean Mauriac,</strong> journaliste et écrivain<br />
  <strong>Yannick Noah</strong>, chanteur et personnalité préférée des Français<br />
  <strong>Jean-Pierre Rioux</strong>, historien<br />
  <strong>Henry Rousso</strong>, historien<br />
  <strong>Philippe Sollers,</strong> écrivain<br />
  <strong>Benjamin Stora</strong>, historien<br />
  <strong>Lilian Thuram,</strong> footballeur et membre du Haut Conseil à l'intégration<br />
  <strong>Jacques Weber,</strong> comédien<br />
  <br />
  Comme eux, vous êtes invités à <a href="http://www.mesopinions.com/Pour-une-vigilance-republicaine-petition-petitions-c27aaf12a9782a846667a8ca95fd33ae.html">signer et faire signer</a><br />
  <br />
  <br />
  <br />
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      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 00:53:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6276565</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Une g&#233;n&#233;ration plus pr&#232;s de la porte que de l'augmentation</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Une-generation-plus-pres-de-la-porte-que-de-l-augmentation_a84148.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Une étude de l'INSEE montre que le salaire moyen stagne en France depuis 25 ans. Explications.
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Une génération plus près de la porte que de l&amp;apos;augmentation" src="http://www.marianne2.fr/photo/798734-958286.jpg" alt="Une génération plus près de la porte que de l&amp;apos;augmentation" />
</div>
<div>
  Le salaire moyen des Français n'a pas progressé depuis 25 ans, malgré des différences selon les catégories... Depuis 25 ans, une génération ! C'est long, une génération. Voici donc une génération qui n'a pas connu d'augmentation de salaires. C'est une étude de l'INSEE qui met en évidence ce phénomène étonnant, étude reprise par le <span style="font-style: italic;">Figaro</span>. Que s'est-il passé ? Le salaire a progressé, certes, mais l'emploi à temps partiel aussi, de sorte que le salaire moyen du français, la masse salariale divisée par le nombre de Français au travail ne bouge pas. Certes, la productivité du travail augmente, et dès lors le salaire augmente, mais malheureusement le travail devient un peu plus précaire, de sorte que les Français travaillent moins.<br />
  On comprend mieux le slogan «travailler plus pour gagner plus» Oui, mais ce slogan veut dire exactement ce qu'il veut dire, à savoir que le seul moyen de gagner plus est de travailler plus. Autrement dit, les inégalités de salaires s'expliquent en gros par les différences de durée de travail. Cependant le salaire ne représente pas exactement le pouvoir d'achat, car il n'entre que pour 60% à peine dans le revenu disponible des ménages : le reste est composé d'aides, d'allocations, ou de fournitures gratuites comme la santé ou l'éducation. En revanche, dans un pays comme la France, le salaire représente 70% du coût de production d'un produit. Ce qui pose un problème de compétitivité.<br />
  Surtout vis-à-vis d'un pays comme l'Allemagne, qui a décidé de jouer perso et de faire pression sur les salaires. Ces six dernières années, le coût salarial unitaire a baissé de 15% en Allemagne, contre seulement 5% en France. Les Allemands ont gagné en exportation, mais on perdu en pouvoir d'achat.<br />
  <br />
  <strong>Un pays ouvert à tous les vents</strong><br />
  Que faire ? C'est malheureusement très difficile. Il faut faire en sorte que l'emploi exposé ne détruise pas l'emploi non exposé et inversement. L'idéal serait une coopération européenne pour protéger l'emploi européen, et favoriser sa productivité. La grande force des Etats-Unis est d'être un pays fermé, à 90%. La grande faiblesse d'un pays comme la France, est d'être ouvert à tous vents, notamment à cause de la concurrence un peu déloyale que lui fait un pays comme l'Allemagne. Nota bene : un exemple d'emploi totalement protégé, les taxis. Plus d'emplois dans les taxis, plus de productivité ailleurs. Mais, hélas, la France n'en veut pas.<br />
  <strong><br />
  La phrase du jour</strong> : Une phrase d'un auditeur, d'après Pierre Dac. <span style="font-style: italic;">«L'avenir est devant vous, mais si vous faites demi tour, vous l'avez dans le dos.»<br /></span><br />
  <br />
  Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49]url:http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/journaldeleconomie/.
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      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 00:35:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6276566</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Quand-les-psys-se-penchent-sur-le-cas-Sarkozy_a84147.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy" src="http://www.marianne2.fr/photo/798733-958285.jpg" alt="Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy" />
</div>
<div>
  Même le <span style="font-style: italic;">Washington Post</span> (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d'une question. Et cette question, ce n'est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit la presse de notre côté de l'Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, au boulot ou dans le métro, ce que les Français - les « vraies gens », quoi - se demandent, c'est : <span style="font-style: italic;">«Sarkozy a-t-il toute sa tête ?»</span>. Il n'est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l'UFR de Sciences humaines Cliniques de l'université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé <span style="font-style: italic;">«Sarkozy, le symptôme – Lecture de l'inconscient»</span>. Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de <span style="font-style: italic;">Témoignage</span>, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l'enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours- dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c'est qu'il nous dit la vérité et qu'il nous aime (enfin, c'est ce qu'il croit. Mais en psychanalyse, c'est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.<br />
  <strong><br />
  Martyr, prédateur, barbare</strong><br />
  L'enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D'où l'ombre de l'enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu'il faut chasser, racaille des cités qu'il faut éradiquer). On note également l'importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête… de sa part d'héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l'époque, ce n'est pas rien). C'est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n'est que quête d'amour…<br />
  <strong><br />
  L'action ne doit jamais cesser</strong><br />
  L'amour est, avec l'action, le moteur de super Nico. Chez lui, l'action vaut tout. Elle remplace l'acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L'action, c'est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l'action ne doit pas cesser, ou l'amour ne doit pas cesser, sinon, c'est la destruction. Alors, puisque les Français ne l'aiment plus, Nicolas agit. Et c'est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l'autre.<br />
  Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu'il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l'inspiration sans doute, je dégote ce truc d'enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l'enfant de la Shoah, c'est mon inconscient qui me l'a dicté. C'est le petit enfant souffrant en moi qui parle.<br />
  Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s'exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n'est guère plus menaçant qu'un club de bridge ? L'adolescent qui se masturbait en s'imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?<br />
  La suite le 13 mars…
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      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 00:15:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6276567</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Derri&#232;re le droit de gr&#232;ve sold&#233; 1000 &#8364;, Francis Mer, Safran et l'Etat</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Derriere-le-droit-de-greve-solde-1000-,-Francis-Mer,-Safran-et-l-Etat_a84146.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Une entreprise du sud-ouest propose à ses salariés de renoncer au droit de grève contre 1000 euros. Le scandale nest pas forcément où lon croit.
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Derrière le droit de grève soldé 1000 €, Francis Mer, Safran et l&amp;apos;Etat " src="http://www.marianne2.fr/photo/798732-958284.jpg" alt="Derrière le droit de grève soldé 1000 €, Francis Mer, Safran et l&amp;apos;Etat " />
</div>
<div>
  La grève est un droit depuis 1864. Et ce n'est pas un gauchiste qui l'a établi, mais l'empereur Napoléon III, dit «le petit»… Certains chefs d'entreprises n'ont pas encore compris, ou même admis, que leurs salariés ont des droits. La société GT Logistics, entreprise de transports routier, sise à Ranos (Landes), a ainsi voulu « racheter » le droit de grève de ses 94 chauffeurs qui menaçaient de cesser le travail. Elle propose une « avance permanente de 1000 euros », remboursable en cas de grève. Autrefois Esaü vendit son droit d'aînesse à son frère cadet Jacob pour un plat de lentilles. Aujourd'hui les salariés sont invités à céder leur droit de grève contre une prime, alors qu'il est inscrit dans la constitution depuis 1946. Une cinquantaine de chauffeurs de l'entreprise l'aurait fait. La moitié du personnel a donc renoncé à revendiquer des augmentations de salaires. Exit la grève. On peut, et on doit évidemment condamner le patron de GT Logistics, trouver peu solidaires ces salariés qui préfèrent le chèque à la lutte syndicale. Mais avant de les accuser de vouloir revenir aux âges obscurs du patronat tout-puissant, on se doit d'interroger le donneur d'ordre, celui qui passe commande à GT, et qui n'est autre que Turbomeca.<br />
  <br />
  <strong>Le « bon exemple» ne vient pas de n'importe où...</strong><br />
  Celui-ci, rappelle le patron transporteur, <span style="font-style: italic;">«nous fait obligation de maintenir une obligation de prestation».</span> Autrement dit : tu livres ma marchandise ou je te coupe les vivres, quelles que soient tes difficultés. C'est donc la pression du client, puissant et riche entreprise de l'aéronautique, qui est la cause première de cet invraisemblable (et probablement illégale) prime de non grève. Et Turbomeca est une filiale du groupe Safran, dans lequel l'Etat est le premier actionnaire, et dont le président du directoire s'appelle Francis Mer, ancien ministre de l'Economie. Safran, comme nombre de ces grands groupes qui se défaussent de leurs problèmes sur les sous-traitants, et en particulier ceux du transport, a aussi une charte d'éthique «maison», qui stipule au chapitre «responsabilité citoyenne» : <span style="font-style: italic;">«Safran favorise et donne à partager le progrès dans toutes ses dimensions : économiques, sociales et culturelles.»</span> Et si les citoyens demandaient des comptes à Mr Francis Mer ?
</div><br style="clear: both;" />
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      </description>
      <pubDate>ven, 22 Fev 2008 00:03:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6276568</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le num&#233;ro 566 de Marianne : Le crime de l&#232;se-majest&#233;</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Le-numero-566-de-Marianne-Le-crime-de-lese-majeste_a84142.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Au Sommaire : L'appel à la vigilance républicaine provoque l'hystérie en Sarkozye. Evoquer le pouvoir personnel... un putsch. Rappeler les valeurs de la République...un scandale ! Préserver l'indépendance générale... une provocation ! Sondage CSA-Marianne : 69% des Français approuvent cet appel.
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Le numéro 566 de Marianne : Le crime de lèse-majesté" src="http://www.marianne2.fr/photo/798728-958277.jpg" alt="Le numéro 566 de Marianne : Le crime de lèse-majesté" />
</div><br style="clear: both;" />
<div>
  Ce numéro sera en vente en kiosques à partir du samedi 23 au matin jusqu'au vendredi 29 février inclus, au prix de 2,50 euros. Vous pouvez également <a href="http://relay.presse-wl.com/Publications/FicheProduit.aspx?publication_id=355&amp;amp;Origin=35E461323A225440">acheter la version numérique ici</a> dès le samedi de sa sortie. Pour signer l'appel de <span style="font-style: italic;">Marianne</span>, <a href="http://www.mesopinions.com/Pour-une-vigilance-republicaine-petition-petitions-c27aaf12a9782a846667a8ca95fd33ae.html">cliquez ici</a>.
</div><br style="clear: both;" />
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</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 18:20:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6274234</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Aphatie en journaliste timide face &#224; la reine Christine</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Aphatie-en-journaliste-timide-face-a-la-reine-Christine_a84144.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Arbitre des élégances journalistiques, Jean-Michel Aphatie sait ne pas dépasser les frontières de limpertinence. Ainsi lintervieweur des matinales de RTL a fait preuve dune rare complaisance avec Christine Ockrent.
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Aphatie en journaliste timide face à la reine Christine " src="http://www.marianne2.fr/photo/798730-958282.jpg" alt="Aphatie en journaliste timide face à la reine Christine " />
</div>
<div>
  Jean-Michel Aphatie n'aime pas <span style="font-style: italic;">Marianne</span>. C'est son droit le plus strict. De même qu'il a le droit de contester <a href="http://marianne2.fr/Appel-republicain-a-vous-de-signer-!_a84106.html">l'appel Républicain lancé par le journal</a>. Pourtant « l'affaire Ockrent» est, à sa manière, une illustration de la monarchie élective tant moquée par l'intervieweur des matinales de RTL.<br />
  Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent nommés à la tête de la future holding France Monde (TV5, France 24 et Radio France international) : un publicitaire, ancien d'Havas (Groupe Bolloré), proche de Martin Bouygues, appartenant au réseau des « pubards » de Neuilly, et la femme du ministre des affaires étrangères, habituée des soirées du Roi, apparemment très en cour à l'Elysée. D'après <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-medias/l-histoire-secrete-de-la-nomination-de-christine-ockrent-a-france/1253/0/224823">Le Point</a>, lorsque le nom de Christine Ockrent lui a été suggéré pour le poste, le président se serait exclamé : <span style="font-style: italic;">« Christine ? C'est une excellente idée. Je l'adore ! ».</span><br />
  <br />
  <strong>Christine Ockrent, jamais prise en faute ?</strong><br />
  <a href="http://www.rtl.fr/fiche/50047/christine-ockrent-ne-veut-plus-etre-ramenee-au-statut-de-femme-de.html">Interviewée ce matin sur RTL par Jean-Michel Aphatie, Christine Ockrent a nié tout problème, ne cessant d'évacuer les questions de son interlocuteur.</a><br />
  Christine Ockrent a ainsi affirmé très sérieusement qu'elle <span style="font-style: italic;">« n'avait jamais été prise en faute »</span> dans sa carrière. Sa campagne grossière pour le « oui » au moment du référendum européen relevait sans doute du simple oubli qu'à toute question l'alternative du « non » était une possibilité à prendre en compte ; ses « ménages » (véritables opérations de relations publiques pour des entreprises privées) auxquels Jean-Michel Aphatie -qui donne à l'accoutumée des leçons de journalisme plus vite que son ombre- n'a fait aucune mention constituent, à l'évidence, une lourde faute professionnelle. Même la direction de la rédaction de France 3 –et pas seulement les méchants syndicats comme le dit Christine Ockrent- s'en est émue.<br />
  <br />
  <strong>Aphatie pas à son meilleur niveau</strong><br />
  La journaliste s'est également targuée d'avoir exercé son métier 10 ans aux Etats-Unis, intervenant sur les télés britanniques et japonaises. Petit détail : en ces pays, jamais un ou une journaliste marié(e) à un ou une responsable politique n'aurait pu accéder à ce type de poste par le simple fait des soupçons qu'il engendrait. Il est des exemples à prendre avec des pincettes…<br />
  Fin stratège, Jean-Michel Aphatie aime anticiper les reproches susceptibles de lui être adressés. <a href="http://blogs.rtl.fr/aphatie/">Ainsi il admet sur son blog n'avoir pas été à son meilleur niveau face à Christine Ockrent.</a> Dur métier. C'est que les questions dérangeantes que l'on omet de poser à ses chers confrères sont autant de questions que l'on devrait aussi parfois se poser à soi-même…<br />
  Il a bon dos l'inconscient journalistique qui épure l'information « à l'insu de son plein gré » !<br />
  <br />
  <strong>Kahn-Aphatie: Vigilance ou guerre civile ?</strong><br />
  Jean-Michel Aphatie explique qu'il ne voulait pas se poser en procureur. Grand bien lui fasse. <span style="font-style: italic;">« Cette posture aurait charrié trop d'agressivité, trop de violence, et je pense au bout du compte qu'elle aurait pollué l'antenne et nuit à son écoute »</span> écrit-il le plus sérieusement du monde. « Non à la violence et à la pollution des antennes. Assez de la guerre journalistique ! », l'adage a tout du pacifisme béat, période hippies !<br />
  Plutôt que de se lancer dans des explications aussi tordues que fantaisistes, Jean-Michel Aphatie aurait pu dire la vérité crue à ses lecteurs : en Terre audiovisuelle de France, un journaliste digne de ce nom ne touche pas à la Reine Christine. Car lors de ses attaques répétées envers <span style="font-style: italic;">Marianne</span> ces derniers temps, monsieur Aphatie n'a pas hésité à se montrer beaucoup plus agressif, confinant à l'insulte lorsqu'il s'étonne que l'on puisse dire <span style="font-style: italic;">« autant de bêtises en si peu de mots ».</span> La tension était encore palpable <a href="index.php?action=article&amp;amp;numero=84150&amp;amp;PHPSESSID=fda518fcd9b553dcc530d35d3b732c8b">lors de sa confrontation avec Jean-François Kahn dans le Grand Journal de Canal-Plus</a>. Certes, Jean-François Kahn n'est pas Christine Ockrent mais Jean-Michel Aphatie ne s'est, en l'occurence, que très peu soucié de la violence exprimée à l'antenne et de la nuisance à l'écoute. Michel Denisot faisant montre, à certains moments, d'une rare agressivité allant jusqu'à nier la tenue de certains propos rediffusés quelques minutes auparavant. Ses camarades de jeu volant à son secours, éberlués que l'on puisse critiquer l'inattaquable Aphatie.<br />
  <br />
  <strong>L'arbitre des élégances journalistiques</strong><br />
  A sa manière, le dictionnaire départagera les contradicteurs: la vigilance désigne un état d'éveil. En rien une parole de guerre civile comme s'est laissé aller à le dire, très imprudemment, monsieur Aphatie. De là à dire que l'éditorialiste du Grand Journal se satisferait d'une population vassale et soumise. Nous n'entrerons pas dans la surenchère des interprétations.<br />
  <a href="http://www.marianne2.fr/Que-Beytout-soit-sanctifie,-que-son-regne-arrive-aux-Echos-comme-au-Figaro_a81304.html">Celui qui se veut un arbitre ultime des élégances journalistiques, du matin au soir, en son terrain de jeu multimédiatique s'était montré bien plus complaisant avec Nicolas Beytout, le nouveau patron des Echos qu'il qualifiait de « très bon journaliste. Informé et travailleur, pertinent et subtil, élégant en plus, solide et cultivé aussi etc. ».</a> Michel Drucker n'aurait pas fait mieux. Peut-être même a-t-il trouvé son maître.<br />
  A croire que seuls les hommes politiques doivent garder le privilège d'encaisser les banderilles de ce toréador. Entre confrères n'est-ce pas. Sauf <span style="font-style: italic;">Marianne</span>, bien sûr…
</div><br style="clear: both;" />
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</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 17:49:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6276569</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les gr&#232;ves peuvent-elles provoquer un nouveau mai 68 ?</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Les-greves-peuvent-elles-provoquer-un-nouveau-mai-68-_a84141.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Grèves, conflits, mobilisations, les mouvements sociaux se multiplient. Sont-ils plus importants qu'avant ? Pourraient-ils se généraliser ? Ou s'agit-il d'un effet de loupe médiatique ? Erik Neveu, sociologue, décrypte cette situation « explosive ».
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Les grèves peuvent-elles provoquer un nouveau mai 68 ?" src="http://www.marianne2.fr/photo/798727-958276.jpg" alt="Les grèves peuvent-elles provoquer un nouveau mai 68 ?" />
</div>
<div>
  Grève des taxis, mobilisation des caissières, conflits chez Carrefour, Arcelor, Michelin, L'Oréal, à l'Imprimerie nationale et même chez les apiculteurs… Les mouvements sociaux se multiplient, débordant parfois les syndicats. Entre crise du pouvoir d'achat et crise de légitimité d'un pouvoir en chute libre dans les sondages, est-on à la veille d'un embrasement plus général ? Erik Neveu, sociologue, politologue et auteur de Sociologie des mouvements sociaux (La Découverte, 2004), analyse ce moment particulier. Et ses limites.<br />
  <br />
  <strong>L'actualité met en avant un grand nombre de conflits dans des entreprises privées. Est-ce qu'il y en a effectivement plus que d'habitude ?</strong><br />
  <strong>Erik Neveu :</strong> Il y a en ce moment quelque chose de l'ordre du frémissement, de l'ébullition. Mais il faut garder à l'esprit qu'un grand nombre de mouvements sociaux ne remontent pas jusqu'aux antennes des médias nationaux. Aujourd'hui, par exemple, à Rennes, on a vu les éleveurs de porc défiler et bloquer la ville : personne n'en a parlé. Si l'actualité se focalise sur certains mouvements ces jours-ci, c'est sans doute parce qu'en l'absence d'une opposition crédible dans le monde politique, ils apparaissent comme l'incarnation du dissensus vis à vis du chef de l'Etat. Le fait que la presse soit en crise joue peut-être aussi un rôle, même si ce n'est pas décisif. Dès lors que les salariés de grands quotidiens ou de grandes chaînes de télé se mettent à faire grève, ce mode d'expression n'est plus tabou.<br />
  <br />
  <strong>On a vu les salariés de Michelin séquestrer des cadres. Ceux de L'Oréal débordent les syndicats… Y a-t-il une radicalisation des formes d'action ?</strong><br />
  <strong>Erik Neveu :</strong> Les séquestrations, c'est une forme d'action qu'on a surtout vu dans les années 70. Mais, régulièrement, en situation désespérée, on voit des ouvriers menacer d'entreprendre des actions violentes. En 2000, par exemple, les ouvriers de l'usine Cellatex des Ardennes ont envisagé de déverser des produits toxiques dans les cours d'eau. D'autres, comme les salariés d'une usine Moulinex dans le Calvados, ont menacé de faire exploser des matières inflammables. Ce n'est pas banal, mais ça arrive de façon répétée lors de séquences exceptionnelles de grèves ou de conflits liés un sentiment de rage ou d'impuissance. Que peut-on faire face aux délocalisations dans une monde où la figure ouvrière est dévalorisée et où la force syndicale n'est pas colossale… ?<br />
  <br />
  <strong>Une des mobilisations marquantes en ce début d'année a été le mouvement des taxis…</strong><br />
  <strong>Erik Neveu :</strong> Oui, son efficacité m'a beaucoup surpris. Le pouvoir a capitulé après 48 heures de mobilisation (deux mercredi, étalés sur deux semaines, ndlr) et le Président est même allé à Canossa à la gare Montparnasse pour rassurer les chauffeurs. Le gouvernement a dû s'excuser publiquement pour avoir seulement eu l'idée de changer les règles du jeu… Cela tient, je pense, au pouvoir de nuisance incroyable de cette profession. Ce genre de mouvement est très dangereux car il peut être l'étincelle qui met le feu à d'autres matériaux explosifs. S'il se prolonge, il peut être facteur de blocage, voire de chômage pour d'autres professions.<br />
  <br />
  <strong>Vous parlez de « matériaux explosifs » : croyez-vous à un embrasement des mouvements sociaux ?</strong><br />
  <strong>Erik Neveu :</strong> Il y a une accumulation des motifs objectifs de mécontentement, et d'un point de vue subjectif du sentiment d'injustice. Il ne s'agit pas seulement de la dégringolade de Nicolas Sarkozy dans les sondages, mais bien plus de la déception des catégories populaires et des classes moyennes, attentives à un engagement précis sur les salaires. Le candidat Sarkozy a multiplié les signes envers les ouvriers durant sa campagne, c'est d'ailleurs le seul présidentiable à avoir employé ce terme. Mais de nombreux groupes sociaux ont le sentiment d'une paupérisation : des salaires qui stagnent, la hausse des prix du carburant ou de l'immobilier, une précarisation rampante, etc. Personne ne songe d'ailleurs plus à le nier. On voit même les discours patronaux changer. Lors des conflits dans la grande distribution, les patrons eux-mêmes se sentent obligés de reconnaître la condition très difficile des caissières. Et des signes concrets s'accumulent, comme les pertes effarantes de la Société générale, qui illustrent dans les esprits la supériorité des revenus du capital sur ceux du travail. Mao disait « quand la plaine est sèche, il suffit d'une étincelle pour qu'elle s'embrase… »<br />
  <br />
  <strong>Alors ? La « plaine » est-elle « sèche » ?</strong><br />
  <strong>Erik Neveu :</strong> C'est un peu plus compliqué que ça. J'ai récemment analysé les résultats d'une enquête (LCI/Manpower). A la question <span style="font-style: italic;">« si un mouvement social se déclenchait, y participeriez-vous ? »</span>, deux tiers des salariés interrogés répondent « oui ». Mais à la question suivante, <span style="font-style: italic;">« Pensez-vous qu'un tel mouvement est susceptible de se déclencher ? »</span>, ils sont 80%... à répondre « non ». En fait, la plaine est sèche, mais elle manque d'herbe. Les mouvements sociaux manquent d'élément fédérateur. Les organisations syndicales sont faibles et il n'y a personne pour incarner la contestation. D'autre part, et c'est peut-être même plus important, il n'existe plus de lexique actuel de la revendication. L'ancien vocabulaire issu des marxismes – « grève », « patrons », classes sociales », « travailleurs », « ouvriers », etc. – est tombé en désuétude, mais rien n'est venu le remplacer. Les mouvements sociaux connaissent une crise de leurs formes d'expression, de verbalisation. Je ne suis pas prophète et je ne me sens pas propre à faire des prédictions, mais, non, je ne crois pas à un embrasement.
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      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 12:43:00 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Les m&#8230;.. volent toujours en escadrille</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Les-m-volent-toujours-en-escadrille_a84140.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Avec i&gt;Télé, la chronique de Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.
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  <img title="Les m….. volent toujours en escadrille" src="http://www.marianne2.fr/photo/798726-958275.jpg" alt="Les m….. volent toujours en escadrille" />
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  Tous aux abris ! Jacques Chirac en avait fait une philosophie prudentissime de l'action politique : <span style="font-style: italic;">« Les merdes,</span> disait l'ancien président, <span style="font-style: italic;">volent en escadrille »</span>. Mais cette fois, c'est Nicolas Sarkozy qui est le chef d'escadrille. Et ça bombarde comme jamais. Au point que les députés UMP en sont tout sonnés et assommés. Ils crient « grâce, pitié, assez ! ». En vain…<br />
  <br />
  Prenez la journée d'hier, mercredi noir en Sarkozie. Ca n'a cessé de dégringoler. Tout à commencer par une énorme bourde-bombe d'Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet, vous savez, celle qui avait signé une note enjoignant aux collaborateurs de l'Elysée de ne pas bavarder à tort et à travers. Eh bien, c'est la même qui a donné une interview à VSD où cette énarque très chrétienne qualifie les sectes de <span style="font-style: italic;">« non problème en France »</span>, où elle moque le travail de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui ne feraient rien que publier des rapports, et enfin, elle ajoute qu'on peut s'interroger sur la menace que représente la Scientologie. La secte s'en félicitait, mais la classe politique s'indignait violemment.<br />
  <br />
  En dépit des Mignons et embarrassés démentis, et alors que VSD confirmait les propos tenus, ça s'enflammait à gauche comme à droite. Les parlementaires de tout bord et même les sarkozystes de choc comme Alain Gest s'indignaient d'un tel mépris, d'une semblable méconnaissance de leur travail présent et passé. A moins qu'il ne s'agisse d'une volonté de favoriser le développement des sectes et des religions en France, ce que dénonçaient la gauche, le centre mais aussi la droite avec virulence. Les rumeurs les plus folles de noyautage du saint des saints élyséen, devenu une aumônerie, repartait de plus belle. On reparlait de l'acteur scientologue Tom Cruise qui avait rendu visite à Nicolas Sarkozy au temps où il occupait Bercy. Mais on s'enflammait parce que c'était inflammable.<br />
  <br />
  Mignon avait craqué l'allumette mais c'est Nicolas Sarkozy qui, depuis des semaines, avait allumé le gaz à fond en mettant en cause la laïcité, en vantant les mérites supérieurs des curés et des pasteurs sur les instituteurs, le président de la République française en charge de la neutralité laïque à Rome puis à Riyad avait déjà suscité la polémique en prétendant remettre l'espérance religieuse au centre de la vie publique. Comme si Dieu n'était pas du seul ressort de la vie privée. Ainsi Nicolas Sarkozy avait-il rouvert la boîte de Pandore. A sa suite, Emmanuelle Mignon venait chatouiller sous les bras les fantômes, les spectres des guerres de religion qui semblaient ainsi réveiller par le Château alors que tous les pompiers élyséens porteurs d'eau et de mots courraient au créneau télévisuel pour tenter de verrouiller l'inverrouillable, de circonscrire l'incendie. Sans résultat.<br />
  <br />
  Car d'autres brasiers repartaient. D'autres scandales élyséens éclataient. C'était d'abord la nomination de Christine Ockrent par Nicolas Sarkozy à la direction de l'audiovisuel extérieur, France Monde. Ce n'est pas sa compétence qui était en cause mais son compagnonnage avec le patron du Quai d'Orsay, Bernard Kouchner. D'où un tollé général dans les rédactions qui craignent les conflits d'intérêt et le soupçon de connivence avec le Château. Quand on songe qu'Ockrent était la championne du journalisme indépendant à l'américaine… Et n'était-ce pas Sarkozy qui s'était engagé à revoir le processus de désignation aux postes importants pour la République ?<br />
  <br />
  Mais on n'en avait pas fini avec la monarchie républicaine et ses frasques. Le même jour toujours, on apprenait que Jean Sarkozy, le fils cadet du monarque républicain, se présentait avec la bénédiction de papa aux élections cantonales à Neuilly Sud, dans le fief familial des Hauts-de-Seine. Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, inquiet des répercussions nationales d'une telle promotion népotiste avait pourtant conseillé au fiston de se <span style="font-style: italic;">« mettre au vert »</span>. Eh bien, le voilà qui bat la campagne en affirmant avec un toupet tout sarkozyste qu'il s'agit bien <span style="font-style: italic;">« d'une candidature mais pas d'une nomination »</span>. Ce n'était pas fini : le soir même, c'était maman Sarkozy, Dadou, qui, à 81 ans, bon pied bon œil malicieux, apportait son soutien au candidat dissident à la municipale de Neuilly, Arnaud Teullé, qu'elle connaît bien, assurait-elle. On se souvient qu'elle avait également souhaité que son fils Nicolas <span style="font-style: italic;">« ne se remariât point »</span>, parce qu'elle <span style="font-style: italic;">« en avait marre des mariées »</span>. Voilà, c'est la petite vengeance, la niche de la reine-mère qui ridiculise un peu plus l'Elysée. Eh oui, la monarchie, fut-elle élective n'est pas sans souci.
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      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 11:11:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6272153</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Christine Ockrent, femme de, mais surtout incomp&#233;tente !</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Christine-Ockrent,-femme-de,-mais-surtout-incompetente-!_a84139.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Ils ont osé la nommer à la tête d'un groupe placé sous l'autorité de son mari de Ministre. Mais il y a plus étonnant encore...
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Christine Ockrent, femme de, mais surtout incompétente !" src="http://www.marianne2.fr/photo/798725-958274.jpg" alt="Christine Ockrent, femme de, mais surtout incompétente !" />
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  <span style="font-style: italic;">«Christine Ockrent est compétente»</span>, peu importe de qui elle est l'épouse. Tel est, ce matin, le message délivré par les émissaires sarkoziens, comme le ministre de l'Agriculture Michel Barnier. Bien sûr, les syndicalistes de RFI ou de France 24 dénoncent le conflit d'intérêt : imagine-t-on le mari de Condoleezza Rice promu à la tête de Voice of America ? La nomination d'Ockrent décrédibilise d'emblée la création du groupe France-Monde… Mais laissons cet aspect des choses, évident.<br />
  <span style="font-style: italic;">«Nul ne doute des qualités professionnelles de Christine Ockrent»</span>, écrit Laurent Joffrin dans <span style="font-style: italic;">Libération</span>. Justement, examinons de plus près ses qualités. Quel est le bilan professionnel de Christine Ockent ? L'échec de <span style="font-style: italic;">L'Européen</span>, un hebdomadaire pourtant lancé avec de gros moyens – en partenariat avec Le Monde - en 1998. L'échec de <span style="font-style: italic;">L'Express</span>, entre 1994 et 1996, jusqu'à ce que l'actionnaire décide d'appeler Denis Jeambar à la rescousse pour sauver le titre. Diriger un journal ne lui a pas réussi. Elle est davantage performante, semble-t-il, dans l'exécution de «ménages».<br />
  Certes, objectera-t-on, la reine Christine, comme son surnom l'indique, est avant tout une femme de télévision. Mais, depuis son départ du JT d'Antenne 2, en 1985, ses efforts pour maintenir une audience décente à son émission politique se sont soldés par autant d'échecs patents, ce qui a conduit les stratèges de France 3 à reculer toujours davantage au cœur de la nuit la diffusion du magazine qu'elle présente avec son même sourire inoxydable. Évidemment, Ockrent a toujours considéré que la faible audience de son magazine traduisait le désintérêt des Français pour la politique (et pour l'Europe) – quand bien même ces derniers battent tous les records de civisme avec des taux d'abstention les plus faibles de l'histoire de la République. Le secret de son insuccès est éventé depuis longtemps : Ockrent est la plus conformiste et la plus convenue de tous les journalistes français, strictement incapable d'une idée ou d'un angle journalistique original. Le plus étonnant dans cette affaire est l'étrange impunité dont elle a toujours bénéficié. La reine Christine est devenue une intouchable dans un système qui n'hésite pas, par ailleurs à zapper n'importe quel journaliste ou animateur dès qu'une légère érosion se fait jour.<br />
  On peut dire d'elle tout ce que l'on veut, sauf qu'elle est compétente. Cela n'empêche les confrères de lui souhaiter bonne chance à la tête du groupe France-Monde.
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      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 09:09:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6269217</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Municipales (3) : Sophie Favier d&#233;boule &#224; Neuilly !</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Municipales-3-Sophie-Favier-deboule-a-Neuilly-!_a84137.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">L'animatrice de télévision est en troisième position sur une liste écologiste de droite. Elle défend Martinon et se plaint de l'absence de places pour se garer devant l'école. Un vrai problème social...
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  <img title="Municipales (3) : Sophie Favier déboule à Neuilly !" src="http://www.marianne2.fr/photo/798723-958269.jpg" alt="Municipales (3) : Sophie Favier déboule à Neuilly !" />
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<div>
  On croyait qu'après l'affaire Martinon, il ne pourrait plus rien se produire d'intéressant à Neuilly. Erreur : lundi, on apprenait que l'animatrice de télé Sophie Favier se présentait elle aussi aux municipales, en 3e position sur la liste CNI-Génération écologie dirigée par Bernard Lepidi. C'est somme toute assez courageux de la part de cette ex-coco girl, présentatrice du tirage d'Euromillions sur TF1, que les téléspectateurs surnomment Fofie Favier à cause de son cheveu sur la langue. Car, depuis l'annonce de sa candidature de « mère de famille attentive à l'éducation de son enfant et à sa sécurité, inquiète de l'ambiance qui règne dans l'environnement des collèges et des lycées de Neuilly », « Fofie » n'est pas épargnée par les moqueries. Elle nous a livré son point de vue.<br />
  <br />
  <strong>Pourquoi avez-vous décidé de figurer sur la liste de Bernard Lepidi ?</strong><br />
  Parce qu'il me l'a demandé. Je connais bien son fils, qui est avocat. Et je trouve que Bernard est un homme droit et honnête. En plus, son programme est écologique donc ça me parle. Et puis je me suis insurgée quand Martinon s'est fait évincer.<br />
  <br />
  <strong>Sans l'affaire Martinon, vous ne vous seriez pas engagée ?</strong><br />
  Non. Nicolas Sarkozy manque à Neuilly. Il y a bien son fils, mais il est trop jeune. Les gens ont été beaucoup trop durs avec Martinon. Il n'a pas eu le temps de s'exprimer.<br />
  <strong><br />
  Vous avez évoqué des problèmes de sécurité autour des collèges de Neuilly. Vous parliez bien de Neuilly sur Seine ?</strong><br />
  Je ne voulais pas parler d'insécurité, mais des difficultés qu'on a à se garer, par exemple, autour des établissements scolaires. Ma fille de 12 ans est au collège, et chaque mercredi et vendredi, c'est la bagarre entre parents : il n'y a pas de place. Et il n'y a pas non plus de policiers municipaux pour réguler tout ce trafic, dangereux pour les enfants. En plus, on se fait toujours verbaliser et je ne trouve pas normal d'avoir une amende quand je vais chercher ma fille à l'école. Si déjà ça se passe comme ça chez nous, qu'en est-il de la grande banlieue, et même de la province ?<br />
  <br />
  <strong>Il n'y a donc pas de problème d'insécurité à Neuilly ?</strong><br />
  Personnellement, je m'y sens parfaitement en sécurité. Certes, il y a des problèmes comme partout. Dans les lycées, il y a des jeunes qui viennent de grande banlieue pour vendre de la drogue. Mais ce n'est pas dramatique.<br />
  <br />
  <strong>Vous rendez-vous compte que beaucoup de gens rient de votre candidature ?</strong><br />
  Quand je suis à la télé, on se moque de moi. Là, c'est pareil. C'est de bon ton. Mais je m'en fiche complètement. J'irai jusqu'au bout. Et je ferai de mon mieux.<br />
  <br />
  <strong>Comme dit Carla Bruni…</strong><br />
  Exactement ! Sans malice, avec gentillesse et générosité, je ferai tout ce que je peux.<br />
  Quel est l'accueil qu'on vous réserve sur les marchés ?<br />
  L'accueil est super sympa. En fin de compte, ce n'est pas très différent de ce qu'on fait, nous gens de télé, quand on effectue ce qu'on appelle un ménage.<br />
</div><br style="clear: both;" />
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      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 00:37:06 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6267958</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Logement : Boutin pr&#233;pare son d&#233;m&#233;nagement</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Logement-Boutin-prepare-son-demenagement_a84138.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Saisine de la Halde sur la prostitution passive, résurrection du plan Anciaux de 2004 La ministre du Logement engrange plus de critiques contre elle qu'elle ne propose d'appartements pour les autres.
<div style="text-align: center; padding-bottom: 1em;">
  <img title="Logement : Boutin prépare son déménagement" src="http://www.marianne2.fr/photo/798724-958270.jpg" alt="Logement : Boutin prépare son déménagement" />
</div>
<div>
  Faute de trouver des solutions, on trouve toujours à élargir son vocabulaire. Interrogée <a href="http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/308288.FR.php">sur une enquête de Libération où l'on découvrait que des propriétaires profitaient d'un marché immobilier inaccessible aux jeunes pour échanger la location de leurs appartements contre des faveurs sexuelles</a>, la ministre du Logement ne savait trop que répondre. Jusqu'au jour où, dans un éclair de créativité, Christine Boutin a trouvé le mot qui lui manquait : discrimination ! Plutôt que de se tourner vers les services de police qui auraient pu enquêter sur ce qui s'apparente à de la prostitution déguisée ou de réfléchir à des mécanismes permettant un encadrement plus efficace du marché de l'immobilier, <a href="http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=6464">elle s'est tournée vers la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde)</a> (<a href="http://www.halde.fr">Halde</a>).<br />
  <br />
  Précision utile : quand une personne profite de sa position de propriétaire pour exiger des faveurs sexuelles de jeunes femmes aux ressources financières limitées, la terminologie adéquate <a href="http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=6464">selon le communiqué de presse du ministère</a> est celui de <span style="font-style: italic;">« propriétaire indélicat. »</span> Car oui, la crise du logement en est arrivée à ce comble de gravité : les jeunes en sont réduits à <span style="font-style: italic;">« l'indélicatesse »</span> !
</div><br style="clear: both;" />
<div>
  <strong>36 manières de ne pas répondre à la question</strong><br />
  Seul problème : à trop vouloir faire semblant de chercher des échappatoires, l'inaction risque de se voir très vite. Il est ainsi un peu ambitieux de parler de la saisine de la Halde comme d'une <span style="font-style: italic;">« solution »</span> à la prostitution passive dans le logement. Au cabinet de la ministre, on évoque des <span style="font-style: italic;">« testings »</span> que pourrait organiser la haute autorité afin d'identifier les <span style="font-style: italic;">« propriétaires indélicats »</span>. Or, juridiquement, cet organisme ne peut être saisi que <a href="http://www.halde.fr/discriminations-10/deliberations-halde-99/index.html">si l'affaire constitue une discrimination sur la base de l'un des 18 critères retenus</a>. Dans ce cas, qui est discriminé ? Les filles au physique ingrat ou les étudiantes trop prudes ? <span style="font-style: italic;">« Ce sont les jeunes femmes en difficultés financières qui sont victimes de ces pratiques »</span>, répète-t-on auprès de madame Boutin. La Halde a, pour sa part, reçu le courrier et réserve pour l'instant son avis avant d'engager quelque action que ce soit. Le ministère de l'Intérieur et la Direction générale de la Police nationale sont pour leur part restés totalement silencieux face à nos questions.<br />
  <br />
  Passé le baume de la victimisation, qui a au moins le mérite de donner bonne conscience aux autorités, les causes restent : pour les étudiants, les jeunes en général et plus largement encore les précaires de tous âges, le marché locatif atteint des sommets inaccessibles dans les grandes villes. Mais pas question de parler d'inaction au ministère où l'on brandit comme un réflexe <a href="http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=6427">le vote du volet logement</a> du <span style="font-style: italic;">« paquet Pouvoir d'achat »</span> le 1er février et les propositions de financement de la construction de logements étudiants.<br />
  <br />
  <a href="http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=6427">Les mesures sur le logement votée le 1er février</a> sont sans conteste une avancée : l'indexation des loyers sur le seul indice des prix à la consommation tassera sans aucun doute la progression de loyers… déjà trop chers pour les précaires ! Un bon début mais un début seulement.<br />
  <br />
  Quant aux propositions faites sur le logement étudiant par Christine Boutin et Valérie Pécresse, <a href="http://www.unef.fr/delia-CMS/index/article_id-2301/topic_id-135/l&amp;apos;unef-se-felicite-du-deblocage-de-620-millions-d&amp;apos;euros-en-faveur-du-logement-et.html">l'accueil enthousiaste qui leur a été réservé par le syndicat Unef</a> est presque suspect quand on se penche sur les détails. Ce n'est pas <a href="http://www.unef.fr/delia-CMS/index/article_id-2300/topic_id-135/logement-etudiant-l&amp;apos;unef-lance-une-campagne-pour-exiger-un-milliard-d&amp;apos;euros-po.html">le milliard demandé</a> qui a été accordé mais 600 millions étalés sur 4 ans. Ils serviront, selon les déclarations des ministres, à construire 5000 logements étudiants et à en réhabiliter 7000 par an. <a href="http://www.unef.fr">« Victoire », crie l'Unef</a> : leur exigence de 40 000 logements supplémentaires sera atteinte en 2014, soit 2 ans après la fin du plan annoncé… Si l'on se réfère <a href="http://www.unef.fr/delia-CMS/index/article_id-2300/topic_id-135/logement-etudiant-l&amp;apos;unef-lance-une-campagne-pour-exiger-un-milliard-d&amp;apos;euros-po.html">aux chiffres fournis par l'Unef lui-même dans un précédant communiqué</a>, un tel progrès appliqué au nombre de places disponibles (150 000 sur tout le territoire), portera la capacité d'hébergement des étudiants à 8% des effectifs actuels. Mais pas de mauvais esprit : n'est-ce pas une <span style="font-style: italic;">« première victoire des étudiants »</span> ?
</div><br style="clear: both;" />
<div>
  Pourquoi donc rappeler qu'en 2004, sous Jean-Pierre Raffarin, la même promesse avait été faite sans jamais être suivie d'effet ? La construction de 5000 logements et la réhabilitation de 7000 autres avait hérité du nom de « plan Anciaux », faisant référence au député UMP <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000042/index.shtml">auteur d'une étude sur la question</a>. <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/265.asp">Celui-là même qui a remis vendredi 15 février 2008</a> un deuxième rapport, toujours sur ce sujet, parvenant à des conclusions similaires et préconisant les mêmes solutions. Le même député Anciaux, enfin, qui a refusé de répondre à nos questions sur la politique de Christine Boutin en matière de logement.<br />
  <br />
  <strong>Boutin réconcilie associations caritatives et activistes</strong><br />
  Face à la contestation, <a href="http://www.dailymotion.com/search/jeudi%2Bnoir/video/x4duuo_jeudi-noir-fait-le-trottoir-chez-bo_politics">à la très médiatique manifestation du collectif Jeudi noir rue de Varenne</a> et aux rumeurs qui la situent en bonne place dans la future charrette gouvernementale, Christine Boutin se doit tout de même de justifier sa place. Elle ne pouvait ainsi laisser les associations de lutte contre le mal logement organiser le 21 février une occupation de la place de la République, à Paris, sans réagir. La ministre a donc <a href="http://www.logement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=1465">programmé à 15h30 le même jour la signature</a> d'une <span style="font-style: italic;">« convention en faveur de l'accession populaire à la propriété »</span>, suivi à 16h30 d'un point presse.<br />
  <br />
  Voilà qui est bien tenté mais, à moins de fermer à clé la porte derrière les journalistes et de les enfermer jusqu'au matin, il y a fort à parier qu'ils se déplaceront en masse pour couvrir <a href="http://www.globenet.org/dal/index.php3?page=ACTUDAL2">la nuit Solidarité logement</a>. Seule réelle prouesse de la ministre, réconcilier les deux familles associatives de lutte contre le mal logement : les caritatives (comme le Secours catholique ou la Fondation Abbé Pierre) et les activistes radicaux (comme le Dal, Jeudi noir et les Enfants de Don Quichotte). Les unes comme les autres ne s'adressent d'ailleurs plus à elle mais directement au Premier ministre, le considérant comme un interlocuteur plus efficace <span style="font-style: italic;">« à terme »</span>. La pauvre Christine Boutin risque ainsi de voir toute sa crédibilité engloutie par une occupation populaire de la place de la République, <a href="http://www.marianne2.fr/Greve-des-taxis,-c-est-la-fete-a-Attali_a83232.html">comme un vulgaire Jacques Attali enterré sous les taxis</a>. Voilà, de la part de Nicolas Sarkozy qui l'a privé de moyen d'action, ce qu'il est correct de nommer une <span style="font-style: italic;">« indélicatesse »</span>.
</div><br style="clear: both;" />
<div>
  <div align="center">
    <object height="329" width="420">
      
      
      
      <embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4duuo&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=0" height="329" width="420" />
    </object><br />
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4duuo_jeudi-noir-fait-le-trottoir-chez-bo_politics">Jeudi noir fait le trottoir chez Boutin / reportage Marianne2.fr</a></strong>
  </div><br style="clear: both;" />
  <div style="">
    
  </div>
</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 00:34:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6267959</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Google pris en flagrant d&#233;lire r&#233;publicain</title>
      <link>http://www.marianne2.fr/Google-pris-en-flagrant-delire-republicain_a84136.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text">Le moteur de recherche Google a passé un accord avec le parti Républicain pour l'aider dans sa campagne. Un soutien non négligeable qui ne plaît pas à tout le monde, y compris au sein du géant du référencement sur Internet.
<div style="float: right; padding-left: 1ex;">
  <img title="Google pris en flagrant délire républicain" src="http://www.marianne2.fr/photo/798722-958268.jpg" alt="Google pris en flagrant délire républicain" />
</div>
<div>
  Depuis Saint Paul, Minnesota, la Convention nationale républicaine américaine a annoncé, <a href="http://www.gopconvention2008.com/news/Read.aspx?ID=511">dans un communiqué publié le 15 février</a>, que Google avait passé avec le parti Républicain, « un accord technique ». De quoi s'agit-il ? Le célèbre serveur est désormais chargé d'améliorer la présence en ligne du parti grâce à de nouvelles applications telles que Google Maps, Google Earth et Sketch Up. <a href="http://www.youtube.com/gopconvention2008">Ainsi la vidéo de présentation de la Convention sur YouTube</a>`, démarre avec un zoom rapide qui nous plonge en quelques secondes au cœur du Minnesota où aura lieu la réunion de la Convention. Google met également au service des Républicains ses techniques de marketing en ligne afin de rassembler le maximum d'internautes du 1er au 4 septembre 2008, lors de la retransmission en direct de la réunion de la Convention. Une publicité des plus efficaces lorsqu'on sait que Google est l'un des moteurs de recherche les plus consultés sur la planète.<br />
  <br />
  <strong>Colère</strong><br />
  La relation entre Google et le parti de George Bush et de John McCain est purement technique, évidemment. Mais en pleine campagne pour les primaires, ce n'est pas passé inaperçu. La colère gronde ainsi parmi les employés de Google qui, pour la plupart, sont démocrates et soutiennent Barack Obama. En Californie où se trouve le siège de Google, de nombreux blogueurs démocrates crient au scandale et appellent au boycott du moteur de recherche. <a href="http://blog.broadbandmechanics.com/2008/02/boycott-google-if-theyre-helping-repubicans-why-should-we-help-them">Marc, un pro-démocrate de San Francisco, à l'origine du boycott écrit</a> : <span style="font-style: italic;">« S'ils aident les Républicains, pourquoi devrions-nous les aider ? »</span>
</div><br style="clear: both;" />
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</div>
</div>]]>
      </description>
      <pubDate>jeu, 21 Fev 2008 00:19:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="false">tag:ziki.com,2008:/article/6267960</guid>
    </item>
    <item>
      <title>France-Alg&#233;rie : l'impossible travail historique</title>
      <link>http://www.communautarisme.net/France-Algerie-l-impossible-travail-historique_a996.html</link>
      <description>
        <![CDATA[<div class="post_content wiki_text"><div>
  <span style="font-style: italic;">« Dépasser le contentieux historique »</span> qui oppose la France et l'Algérie, tel et le vœu d'un appel lancé par des universitaires et diverses personnalités françaises et algériennes <span style="font-style: italic;">(voir l'encadré en gris clair ci-dessous)</span>.<br />
  <br />
  Au-delà de la démarche généreuse dont il témoigne, et à laquelle nous sommes sensibles, ce texte suscite bien des réserves qui justifient que nous ne pouvons nous y associer.<br />
  <br />
  Ses auteurs appuient leur démarche sur l'idée que le passé colonial ferait <span style="font-style: italic;">« obstacle à des relations apaisées entre la France et les pays qu'elle a autrefois colonisés »</span>, en particulier avec l'Algérie. Dès lors, ils pressent <span style="font-style: italic;">« les plus hautes autorités de la République française de reconnaître publiquement l'implication première et essentielle de la France dans les traumatismes engendrés par la colonisation »</span>. Comment ne pas s'étonner du recours à une conception aussi simpliste de la causalité en histoire qui ressemble plus à la théorie du « premier moteur » d'Aristote qu'aux structures de longue durée de Fernand Braudel ou aux temporalités plurielles et fragmentées de l'historiographie des mémoires. S'il fallait penser les relations entre la France et le Maghreb en terme de traumatismes, pourquoi alors ne pas revisiter une histoire longue, également « traumatique », intégrant les conquêtes arabes, la piraterie « barbaresque » et la mise en esclavage des chrétiens faits captifs ?<br />
  <br />
  En réalité, les auteurs du texte semblent avoir été piégés par la rhétorique des dirigeants algériens qui, pendant la guerre d'Algérie et depuis l'indépendance du pays, utilisent une histoire mythifiée et diabolisée de la colonisation pour justifier leur dictature sur le peuple algérien, l'incurie de leur gestion, la prévarication des richesses nationales, en particulier des hydrocarbures, leur incapacité à assurer sécurité et progrès social à leurs concitoyens. Ce n'est pas le passé colonial, en lui-même, qui fait obstacle à des relations franco-algériennes apaisées, mais bien plutôt l'usage politique et diplomatique qu'en font, selon les circonstances, les dirigeants algériens. La démagogie historique qu'ils déploient vise surtout à manipuler les ressentiments et les frustrations de la population ainsi qu'à mettre en difficulté le partenaire français. Quel autre sens accorder à cette mise en accusation des faits du passé ? Et quel sens aujourd'hui à vouloir les juger ? Le colonialisme serait-il d'actualité ? La re-colonisation de l'Algérie serait-elle planifiée ? Quand l'Algérie était sous domination française, les contemporains ont eu à réagir, et nombre d'entre eux l'ont fait. Mais, comme Marc Bloch le soulignait, <span style="font-style: italic;">« Le passé est, par définition, un donné que rien ne modifiera plus »</span> et l'historien ne peut que l'étudier et s'attacher à le comprendre. Tout le reste n'est que littérature ou posture d'un anticolonialisme anachronique.<br />
  <br />
  L'appel parle de <span style="font-style: italic;">« la guerre d'indépendance algérienne »</span>. Cette formulation qui se substitue à celle, communément admise de <span style="font-style: italic;">« guerre d'Algérie »</span>, conduit, en premier lieu, à caractériser un événement par sa fin : l'indépendance de l'Algérie. Rien ne permettait, ni en 1954 ni dans les années qui suivirent, de prévoir cette issue qui ne se dessine véritablement qu'à partir de septembre 1959. Selon cette conception, la Révolution française de 1789 devrait désormais être appelée « L'avènement de Napoléon Ier », tandis que la Première Guerre mondiale serait rebaptisée « L'effondrement des Empires centraux ». Il y a déjà plus de deux siècles que Voltaire, critiquant Bossuet, avait raillé cette conception finaliste de l'histoire.<br />
  En outre cette formule masque les réalités d'un conflit qui ne s'est jamais résumé à un affrontement binaire entre <span style="font-style: italic;">« indépendantistes »</span> algériens et forces coloniales, mais qui a aussi été une guerre civile déchirant le peuple algérien. Elle dissimule la terreur à laquelle le FLN a systématiquement eu recours pour s'imposer au peuple algérien jamais spontanément ni massivement rangé derrière lui. Elle ignore que, jusqu'aux derniers mois de la guerre, un nombre considérable d'Algériens espérait le maintien, sous une forme ou une autre, de la présence française. Elle tait l'affrontement meurtrier entre le FLN et le MNA (cette <span style="font-style: italic;">« guerre dans la guerre »</span>, selon l'expression de Mohammed Harbi) dont le bilan se chiffre à plusieurs dizaines de milliers de victimes : militants assassinés en Algérie mais aussi en France, travailleurs immigrés et populations de douars, refusant de payer l'impôt révolutionnaires ou coupables de sentiments messalistes, communistes ou pro-français, massacrés tels les 301 habitants de la mechta Kasba, le 29 mai 1957.<br />
  <br />
  À l'instar des dirigeants algériens, le texte fait ensuite une présentation partiale et réductrice des réalités coloniales, restrictivement évoquées dans leur dimension tragique et qu'ils qualifient de <span style="font-style: italic;">« système »</span>, ce qui supposerait une homogénéité de la colonisation dans l'espace et le temps alors que toutes les études historiques en ont établi, au contraire, la grande diversité et les évolutions.<br />
  <br />
  Sont alors dénoncés les <span style="font-style: italic;">« massacres de centaines de milliers d'Algériens »</span>, leur dépossession, leur <span style="font-style: italic;">« clochardisation »</span>, leur soumission au Code de l'indigénat, etc. Autant d'affirmations qui méritent un examen plus attentif.<br />
  <br />
  Massacre de centaines de milliers d'Algériens ? Les pétitionnaires auraient pu être plus rigoureux. Pourquoi se contenter d'une telle approximation sur le bilan humain de la colonisation et de la guerre d'Algérie qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations possibles ? Pourquoi ne pas préciser que la conquête a tué environ 250 000 Algériens et la guerre d'Algérie moins de 250 000, selon Ch.-R. Ageron, dont une cinquantaine de milliers tombés sous les coups du FLN ? Est-ce pour ne pas contredire ouvertement les mythes propagés par le pouvoir algérien, en particulier celui du million, voire du million et demi, de victimes de la guerre d'Algérie ? Mais alors, comment concilier cette concession au mensonge avec l'exigence de <span style="font-style: italic;">« voir en face le passé »</span> proclamée quelques lignes plus haut, sauf à estimer que cette exigence ne s'impose qu'à la France - le pouvoir et de nombreux intellectuels algériens en étant, pour leur part, exonérés ?<br />
  <br />
  Tous les morts ont-ils été massacrés, c'est-à-dire tués dans des conditions odieuses ? Évidemment non : beaucoup sont morts au combat, les armes à la main. Certes il y eut des massacres, comme les quatre (voire cinq) terribles <span style="font-style: italic;">« enfumades »</span> de la conquête (1844-1845). Mais au total, ceux-ci ont été peu nombreux et ne constituent en rien l'ordinaire des combats. Les populations civiles algériennes ont également payé un lourd tribu à la conquête et à la guerre d'Algérie, mais jamais – exceptées lors des enfumades et des représailles aveugles qui suivirent les soulèvements du Constantinois de mai 1945 et celles engagées après la tuerie des civils européens de la mine d'El-Halia du 20 août 1955 – elles ne subirent de massacres en nombre.<br />
  <br />
  <span style="font-style: italic;">« Dépossession »</span> des Algériens. De tous ? Certes, la colonisation a bien été une entreprise de spoliation massive des terres. Au total, la propriété européenne qui a couvert un peu plus de deux millions d'hectares, en est en bonne part le produit. Mais, dès 1830, elle s'est également développée par le fait d'acquisitions commerciales. Quant à la propriété <span style="font-style: italic;">« indigène »</span>, représentant plus de sept millions d'ha (il est vrai souvent de qualité moindre), elle est loin d'avoir totalement disparu. Et, comme l'a montré l'historien économiste Ahmed Henni, une <span style="font-style: italic;">« classe moyenne »</span> de paysans algériens s'est développée, dès les lendemains de la Première Guerre, en s'intégrant à l'agriculture coloniale, notamment à la viticulture. Ainsi, loin d'avoir été tous victimes de la colonisation, de nombreux Algériens, et pas seulement dans la paysannerie, en ont-ils aussi tiré profit.<br />
  <br />
  <span style="font-style: italic;">« Clochardisation à grande échelle »</span>. Les auteurs s'appuient, pour justifier cette affirmation sur Germaine Tillion qui utilise effectivement ce terme, page 27 de son livre L<span style="font-style: italic;">'Algérie en 1957</span> (Édition de Minuit, Paris, 1957). Mais la célèbre ethnologue ne donne pas à ce phénomène la même explication que les auteurs de la pétition. C'est même tout le contraire. Il aurait été honnête de le signaler. G. Tillion relève qu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, au moment où elle les quitte, les Algériens des Aurès, parmi lesquels elle vécut de longues années, i[« étaient tous très pauvres […] Mais normalement ils avaient – tout juste – le nécessaire pour manger. »]i Elle les retrouve, en décembre 1954, clochardisés. Ainsi, première rectification, la « clochardisation », dénoncée par la pétition, apparaît-elle tardivement dans l'histoire de l'Algérie coloniale, plus de cent ans après la prise d'Alger. Comment l'expliquer ? Est-ce le fait du colonialisme ? Laissons la parole à G. Tillion : <span style="font-style: italic;">« seconde série d'explications, également classique : le Colonialisme, vieux Croquemitaine »</span>. Or, relève l'ethnologue, <span style="font-style: italic;">« il n'y a jamais eu de colon, ni hier ni aujourd'hui, à moins de cent kilomètres à la ronde et seuls le vent de sable et les chèvres peuvent à la rigueur être accusés d'une diminution des terres cultivables (mais ce n'est pas le « colonialisme » qui a inventé les chèvres et le vent). »</span> [op. cit., p. 28]. En réalité, rectifie G. Tillion, <span style="font-style: italic;">« la présence française »</span>, pour être invisible, était <span style="font-style: italic;">« omniprésente »</span> et distribuait <span style="font-style: italic;">« à pleines mains le Bien et le Mal »</span> : grâce à l'action menée contre le paludisme, le typhus exanthématique et la typhoïde, ces maladies i[« qui dévastaient encore la région il y a quinze ans ont à peu près disparu […] Dans la période antérieure, c'était [sic !] la peste et le choléra qui, par les soins invisibles de nos médecins, avaient opéré la même sortie discrète. À peu près dans le même temps, les famines mortelles et les guerres de tribu, surveillées, de loin, par les Services Préfectoraux, allaient rejoindre les vieilles légendes du passé. »]i [idem, p. 29]<br />
  <br />
  Autrement dit, s'il faut chercher une explication à la clochardisation, c'est, selon G. Tillion, dans le fait que la colonisation a créé les conditions d'une explosion démographique qui épuise les sols, réduit les rendements et les productions, sans avoir, parallèlement, développé d'autres sources d'emplois et de richesses, en particulier l'industrialisation de la colonie. Dans sa conclusion, d'ailleurs, G. Tillion ne condamne pas la colonisation, mais au contraire réclame de la France un surcroît d'investissements économiques, sociaux, éducatifs en Algérie, afin de ne pas laisser les Algériens <span style="font-style: italic;">« au milieu du gué. »</span><br />
  <br />
  Dans une volonté d'équilibre, le texte rappelle, mais cette fois-ci uniquement sur un mode allusif, les <span style="font-style: italic;">« multiples souffrances de Français »</span>, parmi lesquels <span style="font-style: italic;">« les déportés en Algérie pour raisons politiques »</span>. Faut-il le préciser, la plupart de ces « déportés » politiques ont été expédiés dans la colonie pour avoir participé aux journées révolutionnaires de juin 1848 ou s'être opposés au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Ils ne sont donc en rien des victimes de la colonisation. La plupart, d'ailleurs regagnent la France sitôt amnistiés. Restent ceux qualifiés de <span style="font-style: italic;">« victimes expiatoires »</span> du système colonial lors de son effondrement. Pourquoi ne pas les nommer ? Pourquoi ne pas parler explicitement du sort des Français d'Algérie ? Pourquoi ne pas rappeler la spoliation massive de leurs biens par l'État algérien et au profit, pour l'essentiel, des nouveaux dignitaires du régime ? Pourquoi ne pas évoquer leurs morts et leurs disparus, notamment ceux qui, plus de 3 000, ont été enlevés par le FLN et, pour la plupart d'entre eux, massacrés même après les accords d'Évian (18 mars 1962). Seraient-elles des victimes historiquement incorrectes pour l'instauration de relations apaisées avec l'Algérie ? Pourquoi, enfin, alors les auteurs, qui récusent l'idée de repentance pour son caractère <span style="font-style: italic;">« religieux »</span>, recourent-ils à la parabole biblique de la victime <span style="font-style: italic;">« expiatoire »</span> pour expliquer les malheurs de ceux qu'on appelle désormais les <span style="font-style: italic;">« pieds-noirs »</span> ? Comment des historiens, des politistes, des sociologues peuvent-ils se contenter d'une telle explication, qui fait de la colonisation un péché, sinon parce qu'autrement il faudrait envisager sérieusement l'hypothèse que pour le FLN, ou du moins pour les fractions triomphantes du FLN, la guerre d'Algérie a été, aussi, une guerre d'épuration ethnique et que l'expulsion des Français était partie intégrante de leur projet politique ?<br />
  <br />
  <span style="font-style: italic;">« Enrôlés dans un guêpier qu'ils ne maîtrisaient pas »</span> les harkis ? Cessons, d'abord, de tous les considérer comme les objets passifs d'une histoire qui les aurait dépassés. Beaucoup se sont engagés par conviction, par fidélité à la France pour laquelle ils avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, d'autres pour se venger d'exactions commises par le FLN à l'encontre d'un proche, d'autres encore, et en toute connaissance de cause, pour percevoir le salaire nécessaire à leur famille, etc. Victimes <span style="font-style: italic;">« expiatoires »</span> eux-aussi ? Ou plutôt victimes d'une double raison d'État ? Celle de l'État-FLN qui fonde dans le sang le mythe du peuple algérien uni contre le colonialisme. Et celle de l'État français qui instaure, alors, un déni rétrospectif de ce qu'a été la rencontre <span style="font-style: italic;">« franco-musulmane »</span> durant la période coloniale, tout en semblant craindre une immigration algérienne massive vers la métropole.<br />
  <br />
  Enfin, quel pays, aujourd'hui, <span style="font-style: italic;">« utilise les mémoires meurtries à des fins politiques »</span>, sinon l'Algérie ? Qui instrumentalise un passé réécrit pour la circonstance ? Qui évoque les soi-disant <span style="font-style: italic;">« génocides »</span> perpétrés par la France en Algérie ? Qui, sinon les responsables algériens ?<br />
  <br />
  Il est bien inutile de s'indigner contre les <span style="font-style: italic;">« entreprises mémorielles unilatérales »</span> parce que, par définition, la mémoire est toujours spécifique à un individu ou à un groupe. Comme telle, elle est nécessairement unilatérale et ne saurait être partagée avec d'autres individus ou d'autres groupes n'ayant pas vécu les mêmes événements. Seul, et nous rejoignons sur ce point les auteurs de l'appel, <span style="font-style: italic;">« un travail historique rigoureux »</span> est possible. Mais comment pourrait-il se faire, aujourd'hui, dans ce <span style="font-style: italic;">« partenariat franco-algérien »</span> que le texte réclame, dès lors qu'en Algérie, une histoire officielle corsète la recherche et sa diffusion ? que la plupart des archives, notamment celle du FLN, restent pour l'essentiel fermées aux chercheurs ? Dès lors, au fond, que l'histoire, qui reste un élément central de justification du pouvoir pour des caciques qui n'ont plus guère d'autre source de légitimité, ne dispose d'aucune véritable liberté ? À moins, et le contenu du texte est hélas ! sur ce point particulièrement ambigu, d'entrer dans le jeu des autorités algériennes.<br />
  <br />
  <br />
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  <strong>France-Algérie : dépasser le contentieux historique</strong><br />
  <br />
  Le passé colonial ne cesse de resurgir, faisant obstacle à des relations apaisées entre la France et les pays qu'elle a autrefois colonisés. Dans ce passé, l'Algérie a une place particulière, en raison des drames qui s'y sont déroulés. Aujourd'hui encore, trop souvent, l'évocation de la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) est soumise à la concurrence des victimes, avec leurs souffrances et leurs mémoires, alors que l'ensemble des citoyennes et citoyens des deux rives de la Méditerranée aspirent à passer à autre chose. Mais pour construire un avenir de partage, il faut, au présent, voir en face le passé.<br />
  <br />
  L'histoire apprend, au premier chef, que le système colonial, en contradiction avec les principes affichés par la République française, a entraîné des massacres de centaines de milliers d'Algériens ; et qu'il les a dépossédés, « clochardisés » – pour reprendre le terme de Germaine Tillion – à une grande échelle, exclus de la citoyenneté, soumis au Code de l'indigénat, et sous-éduqués, au déni des lois en vigueur. Mais, aussi, qu'il y eut de multiples souffrances de Français, parfois déportés en Algérie pour raisons politiques, ou embrigadés dans les guerres coloniales, ou encore pris dans un système dont ils sont devenus, à son effondrement, les victimes expiatoires – comme l'ont été les harkis, enrôlés dans un guêpier qu'ils ne maîtrisaient pas –, sans compter ceux qui ont soutenu l'indépendance algérienne et qui en ont payé le prix.<br />
  <br />
  Quelles qu'aient été les responsabilités de la société, c'est bien la puissance publique française qui, de la Restauration en 1830 à la Ve République en 1962, a conduit les politiques coloniales à l'origine de ces drames. Sans omettre la complexité des phénomènes historiques considérés, c'est bien la France qui a envahi l'Algérie en 1830, puis l'a occupée et dominée, et non l'inverse : c'est bien le principe des conquêtes et des dominations coloniales qui est en cause.<br />
  <br />
  En même temps, nous sommes attentifs aux pièges des nationalismes et autres communautarismes qui instrumentalisent ce passé. Ainsi qu'aux pièges d'une histoire officielle qui utilise les mémoires meurtries à des fins de pouvoir, figeant pour l'éternité la France en puissance coloniale et l'Algérie en pays colonisé. Et c'est précisément pour les déjouer – comme pour déjouer les multiples formes de retour du refoulé – que nous voulons que la souffrance de toutes les victimes soit reconnue, et qu'on se tourne enfin vers l'avenir. Cela ne peut être accompli par des entreprises mémorielles unilatérales priv