Je dois d’abord l’avouer : lorsque j’ai entendu parler de Bernard Lachance il y a quelques années, je ne m’étais pas vraiment attardé aux techniques marketing qu’il avait utilisées et franchement son histoire a vite été oubliée.
Quelle ne fût pas ma surprise quand je l’ai revu aux nouvelles il y a une dizaine de jours. Après avoir rempli le Capitole de Québec et le Centre Bell de Montréal, il s’attaque maintenant au Chicago Theatre dans la ville du même nom. À chaque fois sa technique est la même ; il vend la moitié de ses billets lui-même, un à un, avec un plan de la salle imprimé sur son t-shirt. Pour l’autre moitié, il passe une annonce dans les journaux locaux à la recherche de choristes pour l’accompagner sur scène durant la deuxième partie de son spectacle. Ces choristes vendront des billets à leurs familles et amis et ainsi, la salle sera complète. Voilà une idée brillante. En entrevue dans La Presse, il mentionnait que pour le concert de Chicago qui aura lieu le 6 juin, il a déjà reçu 900 courriels de choristes intéressés. C’est évident qu’avec une annonce qui stipule : « Voilà votre chance de vous produire au Chicago Theatre », c’est assez difficile de refuser…
En fouillant son site, j’ai découvert que pour remplir la salle lors de son premier spectacle à Montmagny dans la région de Québec, il a distribué des cassettes démo dans les boîtes aux lettres de tous les citoyens de la ville. Je ne sais pas si l’opération a été rentable au bout du compte, mais il n’en demeure pas moins que c’est cette expérience qui a pavé la voie aux autres spectacles qui l’ont amené là où il est aujourd’hui.
Par l’entremise de YouTube, il a même lancé une invitation à l’animatrice Oprah Winfrey. Bernard aimerait évidemment qu’elle l’invite à son émission. Et puisqu’on sait qu’Oprah adore les « Million Dollars Stories », on peut bien croire que c’est possible…Depuis quelque temps, il se rend à New York aux deux semaines pour vendre ses albums dans la rue. Il arrive à trouver quelques dizaines de preneurs, ce qui lui rapporte au bout du compte pas mal d’argent.
Voilà une histoire bien inspirante en temps de crise…
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