Dans le cadre de sa tournée européenne visant à lui donner une dimensions internationale, Barack Obama, charismatique candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis était hier reçu par son ami Nicolas Sarkozy. Après leurs précédentes rencontres en 2006 au Congrès américain puis en 2007 après l'élection de Nicolas Sarkozy, les deux hommes se sont entretenus sur les grandes thématiques internationales.
Le Président français a souhaité ouvrir la conférence de presse commune en rappelant que «l'Amérique que la France aime, a-t-il dit, c'est une Amérique qui a de grands desseins, une grande ambition, des grands débats, des fortes personnalités». En effet, le sénateur Noir de l'Illinois avait fait savoir en janvier dernier qu'il se rendrait en France pour y rencontrer le Président français pour y prendre conseil auprès d'un homme qu'il apprécie. "C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf, [...] il n'est pas pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants", ajoute le candidat démocrate. Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont fait état d'une «grande convergence de vues». L'Iran notamment sur lequel le candidat démocrate s'est longuement étendu. Favorable dans un premier temps à l'ouverture sans condition d'un dialogue avec Téhéran, il pose désormais pour préalable à des négociations un renoncement de l'Iran à ses activités sensibles dans le nucléaire : «l'Iran doit accepter les propositions que le président Sarkozy et le «trois plus trois» européen est en train de proposer», a-t-il déclaré en avertissant le gouvernement iranien que, quel que soit le prochain président américain, «la pression va continuer à monter». «Changez votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement, a-t-il poursuivi. Continuez avec votre programme illicite et la communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur vous, en matière de sanctions notamment»Barack Obama a reconnu que, sur ce dossier comme sur d'autres, «la politique étrangère des États-Unis ne sera efficace que si elle est à l'écoute de ses alliés européens» et qu'il «est important de travailler main dans la main».
Barack Obama ne pouvait cependant pas rester trop longtemps à Paris de peur d'être lui aussi frappé du "syndrome Kerry", favori des français en 2004, et pris pour cible à l'époque par le camp républicain. Contrairement donc aux propos, teintés de mauvaise foi, du député PS du Doubs, Pierre Moscovici, Barack Obama est un fervent admirateur du Président français qui n'est en rien un "bushiste" et son refus de rencontrer une nouvelle fois un "ténor" socialiste (on se souvient qu'il avait refusé de rencontrer Ségolène Royal à l'automne) démontre une nouvelle fois que le candidat démocrate ne se sent en rien proche des idées des socialistes français. Pierre Moscovici ,qui est pourtant en charge des questions internationales au Parti Socialiste, aurait-il oublié que le Parti Démocrate américain est un parti allié à l'UMP?
Quoi qu'il en soit, je suis extrêmement satisfait de l'entente entre ces deux grands leaders qui permettra, j'en suis sûr de faire avancer de nombreux dossiers comme le Darfour, l'Afghanistan, le développement durable. Croisons donc les doigts pour que le 4 Novembre prochain, Barack Obama puisse redonner espoir à des millions d'américains.