Nicolas Voisin

Nicolas Voisin

Bordeaux

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France

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“actu, enquêtes, podcasts et ronds dans l'eau”

Retour sur 2007. Exercice éditorial imposé

// Liens et illustration à suivre - cette note sera actualisée - sous 48h ; il est temps que je file ronfler, enfin //

(voir les exercices passés : 2005 / 2006)

Un homme : Barack Obama. Un noir. Inexpérimenté comme l'était Clinton avant de prendre la maison blanche. Un homme quand une femme aurait pu ou du être celle qui attire mon attention. J'aurais aussi pu vous citer Al Gore. Oui. Mais non. Le consensus m'agace et gâte ma joie. Forcément gâchée.

Une femme : Quitterie Delmas. Ou Ingrid. Comme le changement climatique, Ingrid est devenu un lieu commun médiatique, dévoyé par le sommet du pouvoir. Quitterie, quand à elle, a démontré combien le web est un tremplin. Ingrid est la peine de l'année. Quitterie le renouvellement générationnel à elle seule (que d'autres me pardonnent ces raccourcis voulus par l'exercice). ces deux là ne sont pas des passionnaria éphémères. Cela fait plus d'un an que je suis l'une et l'autre. Des registres distincts. Oui. Des libertés. Surtout.

Un lieu : L'assemblée Nationale. J'ai l'impression d'y être allé toutes les semaines. J'y serai toutes les semaines à venir. Vos JT non. Les débats de société non plus. Et c'est là que le bas blesse...

Un objet : Le Vélib. Une réussite ? Peut-être pas. Une audace d'abord lyonnaise qui transcende le bobo jacobain. Et pourquoi pas ? Ne comptez pas sur le mac'addict que je suis devenu pour vous parler de l'iphone. l'iphone est un raté qui marche, le vélib une ex-marche qui pédale.

Une date : 22mars. Les frères lumières, mai68, le PoliTIC'Show. Des brides de moi. Des mois de brodages pour en arriver à cette alchimie. Mais on n'est point là pour promouvoir une société. D'avantage pour "interroger la société". A ce jeux-là, je jouerai longtemps.

Un combat : celui d'Augustin Legrand, icône s'il en est d'un combat juste et d'une situation inadmissible. Mes pensées vont à ceux qui ont froid. Et faim. Comment ceux qui nous gouvernent supportent-ils encore de telles situations ? je vous laisse avec cette odieuse interrogation. Sur ces questions aussi, cela fait des années que je me mobilise. Comme beaucoup, en vain...

Un média : Facebook. LE réseau social. Le seul qui vaille (qui survivra ?). Un internet à part entière. L'internet de l'entre-sois (à plus de 60% féminin). Il y a autant de facebook que d'utilisateurs de facebook. De combien de médiums diriez-vous cela ? J'aurais pu parier sur Médiapart... Rendez-vous en mars (le 22 ?!) pour juger sur pièce de ce pari français. Si français. J'en suis et en serai. On en reparlera, ici.

Une émission TV : "13h15 le samedi", Michel Mompontet y fait un travail remarquable, la réalisation y est quasi irréprochable ; dommage sans doute de confier la veille du net à Emmanuel Lambert, qui s'est pris les pieds dans quelques tapis en 12 numéros. Je reste quoi qu'il en soit un fan depuis le premier numéro. L'horaire est absurde. Je le regarde donc on-line. Là. Reste que ce magazine est et demeure la seule bonne nouvelle émanant du sévisse publique télévisuel (sans faute ;)

Un blog : celui de Jean-Michel Apathie. Si. Ni Versac, ni Embrun, ni Jean, ni Thierry (quoi que CoZop me séduise). Je vous reparlerai prochainement de mon netvibes. Nous devrions tous, un jour, faire cet exercice de transparence : et toi, t'as qui dans ton agrégateur ?

Une promesse : "18h35, le JT du Web". Plus qu'un pari, une profession de foi... "We believe in Web"... Rendez-vous le 10 janvier. Vous en dire plus serait déjà nous mentir. J'ai promis la discrétion la plus grande possible jusque-là à mes partenaires. Inutile de vous dire que médias et blogs (et moi :) ne tairons - après cette date - pas bien longtemps l'enjeu de cette aventure éditoriale sans précédent. Sans précédant ? Ah, si. La synthèse et l'audace en plus ;-)

Un espoir : Des moines. Le rouge après le orange vicié. Une révolte juste. Des images. Le monde que vous guettez n'est plus qu'images. Animés. Bienvenu dans une globalisation qui tache. Au gros rouge.

Un coup de gueule : La principauté de l'Elysée. A moins que ce ne soit le "traité simplifié"... Dans tous les cas, mon coup de gueule a un prénom. Celui d'un homonyme qui s'est pris pour une rock star et fait de son entreprise (notre pays) son sextoy. Navré, mes mots seraient trop forts pour vous paraître justes. Il est ce que nous paierons le plus cher. Et c'est cela et sans doute rien d'autre qui justifie ce détour comme ce cri. Notez que je ne cite pas/plus son nom. Que Google m'ignore. La France n'est pas un jouet.

Un coup de coeur : Moriarty, ou Yael Naim. Un coup de coeur musicale, forcément. Ou Pompougnac ? Passons. Mon coup de coeur va à tous les artistes de talent découverts cette année. Ils sont si nombreux qu'une discothèque ne suffirait pas. Mais justement, qui compile encore des CD rayables dans des étagères bancales ? Reste à inventer le business-model qui permettra à ces artistes de vivre. Je m'attache pour ma part à inventer celui qui fera du "web-broadcast" une mine d'or citoyenne. L'ambition ne fait de tort qu'à ceux qu'elle effraie...

Un aveux : je suis amoureux, comme je ne l'ai jamais été. Oui, cela n'a rien à faire ici. Si. Elle est mon à venir. Et je n'ai jamais été aussi heureux de partager avec vous une indiscrétion. Ce sera la seule et ultime porte ouverte sur une vie privée qui le restera. Privée. Et heureuse. Tellement heureux... A toi, mon AL...

Une confidence absurde pour en finir avec cet exercice redondant : 40 000 FF (oui, des francs, c'est tellement plus explicite) laissés à la SNCF pour d'incessant aller et retour depuis plus d'un an. Je déménage (enfin). Me voilà parisien. Il était temps, faut-il croire.

(...)

MAJ > (et avant d'actualiser les liens de cette note) retrouvez ici l'interview réalisée par Philippe Couve pour RFI, lors du Web3 sur le bilan de 2007 et tentant un brin de prospective pour 2008.