Ici, à “Chroniques du Crétacé”, on se prête volontiers au jeu subtil de l’”Enfonçage de portes ouvertes”.
Tenez, on pourrait parler des problèmes…Non, le terme (Si j’ose dire…) Est mal choisi…Disons plutôt des différences communautaires…

Et bien , figurez vous qu’en ce qui concerne la musique , ces différences ont toujours été présentes…
Remontons à mai 68…Les jeunes Flamands avaient le choix entre Will Tura et Grateful Dead…En matière de sélection, c’était quand même plus sain que celle dont disposait les jeunes francophones de l’époque…A savoir Johnny et Cloclo pour les jeunes gens comme il faut, Jean Ferrat ou Léo Ferré pour les sales lanceurs de pavés gauchistes.
Il était dès lors certain que le Rock s’imposerait de manière plus naturelle dans le plat pays.
Idem pour les seventies…Alors que la majorité des Wallons ne jurait que par la chanson française et qu’une minorité se prenait pour l’élite en écoutant Pink Floyd , Queen, Genesis ou Deep Purple; les Flamands, plus éclectiques, picoraient du côté de Soft Machine, Kevin Coyne, Chris Spedding et autres Golden Earrings.
Quand arriva 1977, il ne fallait pas être devin pour comprendre que, là encore, les Flamands , nantis d’une moins grande imprégnation latine, disposeraient d’une réponse au stimulus beaucoup plus prompte.
La preuve?…Au moment où on essayait de nous faire croire que Plastic Bertrand était ce qui se faisait de mieux en matière de punkitude, The Kids sévissaient à Anvers…Mais eux, ils avaient absolument tout compris.
Avec l’immense charisme de Ludo Mariman (Chant , Guitare) , le “Total Look” de Danny de Haes (Basse , même pas quatorze ans à l’époque!), ils pouvaient se permettre de labourer , la tête haute, les plates bandes des Buzzcocks ou de Sham 69.
je vous laisse découvrir ce reportage de 1978, qui , nonobstant ses qualités purement anthropologiques…(L’arrivée du mouvement Punk, bien expliquée par Ludo Mariman, fut effectivement assez…Tellurique), Vous permettra dans la foulée de revoir à la fois votre anglais et votre néerlandais…
Comme quoi, malgré tout, on s’inquiète de votre seconde sess’ de septembre
En pleine “New Wave”…(Cette appellation ridicule m’énerve décidément de plus en plus!) Ils nous balançèrent le splendide “There Will Be No Next Time” qui avait tout pour prétendre à devenir un Hit.
Et vous savez quoi?…Ils tournent encore et sont loin , all around the world, de passer pour de sombres inconnus.
Ha la la…La fuite des cerveaux est une sinistre réalité
Où que vous soyez…Bonnes Vacances.

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